1. Tu es le fils de l'ancien recordman de sélections islandaises, Rúnar Kristinsson. Est-ce un nom difficile à porter?
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1. Tu es le fils de l'ancien recordman de sélections islandaises, Rúnar Kristinsson. Est-ce un nom difficile à porter? Je ne m'exprimerais pas ainsi, car je me mets moi-même la pression. Mon père est considéré comme un grand footballeur en Islande, mais il n'est pas si connu à l'étranger, si ce n'est en Belgique parce qu'il a joué à Lokeren et l'a ensuite entraîné. Je pense donc que les fils d'Eidur Gudjohnsen sont soumis à une pression nettement plus forte. Il leur est plus difficile de sortir de son ombre puisqu'il s'est produit pour plusieurs grands clubs européens. Je suis très fier de mon père. Malheureusement, Birkir Bjarnason vient de disputer son 105e match international et il compte désormais une cape de plus que mon père. Ce qu'il a atteint, sans participer au moindre tournoi, démontre qu'il a été très longtemps un très bon joueur. Il m'a donné une grande leçon: ne jamais perdre confiance. Ça m'aide. J'essaie de ne jamais me laisser entraîner par mes émotions. 2. Pourquoi as-tu quitté Arsenal, auquel tu es lié jusqu'en 2024, pour être prêté à un club belge de D1A? Pour ma carrière. Et pour pouvoir profiter de mon métier et m'épanouir, en ayant plus de temps de jeu ou plus de chance d'en avoir. OHL ne m'a jamais garanti que je serais le premier gardien, mais je préférais une équipe qui m'offrait des possibilités à une formation où je n'étais qu'un gardien d'entraînement et où je me contentais de toucher mon salaire. Aaron Ramsdale a été engagé pour concurrencer Bernd Leno. Arsenal a été honnête: ma position allait devenir pénible, d'autant qu'il ne disputait pas de campagne européenne. Cette location constituait donc la meilleure solution. 3. Quels aspects sont importants dans le jeu tout en mouvements de Marc Brys? Il faut beaucoup d'intelligence du jeu. Je dois comprendre comment mes coéquipiers vont se déplacer, mais aussi jauger les intentions et les déplacements de mes adversaires. Je dois rester suffisamment calme pour bien intervenir. J'ai l'avantage d'avoir joué dans le champ jusqu'à l'âge de dix ans. Je reconnais donc de nombreuses situations et je m'appuie beaucoup sur ma technique et mes qualités à la relance. Je ne suis ici que depuis trois mois mais Bram Verbist, l'entraîneur des gardiens, apprécie ces qualités. Le courant passe donc très bien. Il aime travailler les détails et il a généralement une solution à toutes nos questions. 4. Que peut briguer OHL cette saison? J'aimerais participer aux PO1, le club veut en tout cas faire mieux que la saison passée, car je trouve que nous possédons suffisamment de qualités pour y faire quelque chose. L'écart entre le quatrième et le quatorzième n'est pas très grand. Les équipes se tiennent de près. Une bonne série peut donc nous faire remonter en flèche au classement. Mais tout le monde veut gagner et finir dans le peloton de tête, évidemment. 5. Tu comptes douze sélections en équipe nationale et le sélectionneur Arnar Vidarsson a vanté ton talent. Il estime que tu es un des meilleurs gardiens offensifs car tu assures une bonne couverture à tes défenseurs. Est-ce une raison de plus pour vouloir être le numéro 1? Absolument. Elías Ólafsson m'a été préféré lors des quatre derniers matches parce qu'il joue au FC Midtjylland, mais nos situations respectives ont changé depuis: il joue moins alors que je suis titulaire. Je suis heureux d'entendre pareils éloges d'un homme aussi important pour ma carrière. Ce n'est pas la première fois que le sélectionneur parle de mes qualités. Je dois répondre à ses attentes, maintenant. J'ai déjà acquis un peu d'expérience à Nordsjaelland, Dijon et Arsenal. Je veux devenir titulaire. Et peut-être égaler un jour le nombre de caps de mon père.