C'est au Gelmen VV, près de Saint-Trond, qu' Alessio Castro Montes effectue ses premiers dribbles, en juin 2002. Son père y est entraîneur et son frère Enriqo y joue déjà. À l'âge de sept ans, il part au Standard. Il y reste sept saisons, puis il rejoint Anderlecht, où il évolue notamment avec YouriTielemans et Dodi Lukebakio. À 18 ans, il débarque à Saint-Trond, où il joue un an en Espoirs et une saison en réserves.
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C'est au Gelmen VV, près de Saint-Trond, qu' Alessio Castro Montes effectue ses premiers dribbles, en juin 2002. Son père y est entraîneur et son frère Enriqo y joue déjà. À l'âge de sept ans, il part au Standard. Il y reste sept saisons, puis il rejoint Anderlecht, où il évolue notamment avec YouriTielemans et Dodi Lukebakio. À 18 ans, il débarque à Saint-Trond, où il joue un an en Espoirs et une saison en réserves. Le 7 mai 2016, le joueur d'origine espagnole y effectue ses débuts au plus haut niveau. ChrisO'Loughlin le lance à un quart d'heure de la fin du match de play-offs 2 contre Charleroi (0-3). Il remplace l'Ivoirien VictorienAngban. Il devra toutefois se contenter de cela et, un an plus tard, il s'en va à Eupen parce qu' IvanLeko et son successeur BartoloméTintín MárquezLópez lui préfèrent d'autres joueurs sur le flanc droit. "J'ai été formé comme médian offensif et comme ailier", explique Castro Montes fin décembre 2018 dans Het Belang van Limburg. À Eupen, JordiCondomAulí et son successeur, ClaudeMakelele, n'accordent que 113 minutes à ce bon dribbleur, pourtant auteur de bonnes prestations en préparation. Il n'est titularisé que le 12 août 2017 face à Courtrai (défaite 1-2). Après 72 minutes au poste... d'extérieur gauche, il est remplacé par MoussaDiallo. Les choses changent le 9 décembre 2018 lorsque l'ex-champion du monde français veut épargner l'arrière droit XaviMolina à l'occasion du déplacement à la Ghelamco Arena. L'Espagnol compte quatre cartes jaunes et Eupen doit disputer un match important contre Mouscron la semaine suivante. Makelele ne veut pas prendre de risque. Eupen s'incline 2-0 à Gand, mais un jeune joueur saisit sa chance. En effet, la semaine suivante, Castro Montes est titulaire face aux Hurlus. "En début de préparation déjà, le coach m'avait dit qu'il me voyait bien jouer arrière droit", racontait-il il y a un peu plus de deux ans. "Makelele m'a demandé si je voulais me reconvertir en défenseur. Bien entendu, j'ai accepté." Castro Montes entame alors tous les matches, sauf celui contre Zulte Waregem (2-3), où il entre au jeu à un quart d'heure de la fin, comme extérieur droit. Le 17 mars, à l'occasion du dernier match de la phase classique contre Charleroi, il inscrit son premier but en D1A. En juin 2019, alors qu'il n'a encore joué que 39 matches en Jupiler Pro League (deux buts), La Gantoise met 1,2 million sur la table pour acquérir ses services et le fait signer pour trois ans. Il était encore sous contrat à Eupen jusqu'en 2020, mais avait refusé de prolonger. "Alessio est un jeune joueur belge formé comme attaquant et reconverti voici peu en défenseur. Il couvre beaucoup de terrain, a une bonne technique, joue offensivement et fait preuve d'une très bonne mentalité, c'est un arrière latéral moderne", dit le directeur sportif buffalo de l'époque, PeterVerbeke.Au départ, il arrive comme doublure de l'international suédois MikaelLustig, un joueur expérimenté arrivé du Celtic. À Gand, on espère surtout qu'il deviendra le nouveau ThomasFoket, que le Français ArnaudSouquet n'a pu faire oublier. Lors du premier match de championnat, contre Charleroi, JessThorup l'aligne à droite dans une défense à quatre, car Lustig a des problèmes d'ordre physique. Charleroi égalise en fin de match (1-1). "Je n'étais pas stressé", dit Castro Montes dans Het Nieuwsblad. "Mais j'ai peut-être voulu en faire trop." Castro Montes, dont le père Ricardo est scout au Standard - c'est lui qui a découvert ZinhoVanheusden-, traverse alors une période difficile. De mi-septembre à fin octobre, il n'est même plus sur le banc. "À Eupen, c'était la fête chaque semaine, surtout quand on prenait les trois points. À Gand, on place la barre plus haut, il y a plus de pression, mais c'est propre aux grands clubs. Le rythme est très élevé, il faut apprendre à lever le pied. Comme l'équipe tournait bien, j'ai perdu ma place. Ce fut très dur, mais j'en ai parlé avec le coach qui a joué cartes sur table. Il m'a dit qu'il n'avait pas de raison de changer et j'ai compris son point de vue. C'était à moi de prendre du muscle et de me montrer pour regagner sa confiance." En 2019-2020, il inscrit deux buts et délivre quatre assists en 21 matches (1.384 minutes). "Je dois élever mon niveau à l'entraînement et être plus concentré. Je pense cependant avoir apporté quelque chose à chaque fois que je suis entré au jeu, ce qui m'a valu une place de titulaire. Je me sens bien au poste d'arrière droit. Si j'oblige mon adversaire direct à défendre, il manquera de fraîcheur lorsqu'il attaquera. J'ai pris du galon, je peux même parfois tirer les coups francs, ce qui n'est jamais évident pour un nouveau. ThomasMatton me donne des entraînements individuels pour travailler ma technique de frappe." Cette saison, le coronavirus bousille son début de saison, mais il finit par gagner sa lutte avec JordanBotaka, qui part à Charleroi en janvier. Au cours des dernières semaines du championnat, alors que La Gantoise livre une course-poursuite pour terminer septième de la phase classique, il devient un des piliers de l'équipe. Il joue plus haut et ses infiltrations font mal. "Je suis très content", dit le marathonien après ses deux buts à Zulte Waregem (2-7). "Mon évolution me surprend un peu, mais je me sens très bien à Gand. Je sais désormais exactement ce qu'on attend de moi et, plus important encore, ce qu'on ne veut pas que je fasse. Avant, je plaçais parfois la barre trop haut, je voulais en faire trop." Cela n'a pas échappé à HeinVanhaezebrouck. "Alessio ne doit pas trop défendre, il faut qu'il puisse attaquer. Il rentre très bien dans le jeu et il est plus efficace quand il joue plus haut." Avec quatre défenseurs dans son dos, il ne doit plus défendre autant. "Cela me permet de placer toute mon énergie dans les actions offensives. Nous arrivons en forme pour les play-offs et tout est désormais possible, car dans un bon jour, nous pouvons battre tout le monde."