"Grâce à notre diplomatie discrète, les talibans acceptent et soutiennent la délivrance par le CIO d'une aide humanitaire aux membres de la communauté olympique qui vivent encore en Afghanistan", a déclaré à la presse Thomas Bach, le président de l'instance olympique. La commission exécutive du CIO a décidé d'octroyer une enveloppe de 560.000 dollars (493.000 euros) pour environ 2.000 sportifs olympiques et paralympiques de toutes disciplines, distribués sur place par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Ce plan est une nouvelle étape dans les interventions afghanes du CIO depuis le retour au pouvoir des talibans mi-août, suivi de l'évacuation d'environ 300 sportifs, entraîneurs et officiels afghans grâce à des visas humanitaires obtenus par plusieurs comités olympiques nationaux auprès de leurs gouvernements. Mais alors que ces visas deviennent "plus difficiles à obtenir", a reconnu mardi Thomas Bach, le CIO a engagé le 18 novembre au Qatar des discussions avec les talibans à propos des personnes restées sur place, en particulier les femmes et jeunes filles. "Nous leur avons clairement expliqué que le libre accès au sport, sans aucune discrimination de genre, ethnique, religieuse ou autre, est fondamental pour le respect de la Charte olympique", a assuré le dirigeant. Le cas afghan est aussi l'occasion pour le CIO de défendre sa "diplomatie discrète", terme forgé récemment pour justifier son intervention controversée dans l'affaire de la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, disparue pendant plusieurs semaines après avoir accusé d'agression sexuelle l'ancien vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli. La première entrevue de Peng Shuai avec un interlocuteur étranger a été pour Thomas Bach, lors d'un appel vidéo le 21 novembre suivi d'un deuxième début décembre, qui a levé les craintes sur son intégrité physique mais pas sur son degré de liberté. Accusé de servir la propagande de Pékin, le CIO plaide depuis pour son approche "humaine", jugeant "plus efficace" d'agir en coulisses pour s'assurer du "bien-être et de la sécurité" de la joueuse, sans mentionner les accusations qu'elle a formulées. (Belga)

"Grâce à notre diplomatie discrète, les talibans acceptent et soutiennent la délivrance par le CIO d'une aide humanitaire aux membres de la communauté olympique qui vivent encore en Afghanistan", a déclaré à la presse Thomas Bach, le président de l'instance olympique. La commission exécutive du CIO a décidé d'octroyer une enveloppe de 560.000 dollars (493.000 euros) pour environ 2.000 sportifs olympiques et paralympiques de toutes disciplines, distribués sur place par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Ce plan est une nouvelle étape dans les interventions afghanes du CIO depuis le retour au pouvoir des talibans mi-août, suivi de l'évacuation d'environ 300 sportifs, entraîneurs et officiels afghans grâce à des visas humanitaires obtenus par plusieurs comités olympiques nationaux auprès de leurs gouvernements. Mais alors que ces visas deviennent "plus difficiles à obtenir", a reconnu mardi Thomas Bach, le CIO a engagé le 18 novembre au Qatar des discussions avec les talibans à propos des personnes restées sur place, en particulier les femmes et jeunes filles. "Nous leur avons clairement expliqué que le libre accès au sport, sans aucune discrimination de genre, ethnique, religieuse ou autre, est fondamental pour le respect de la Charte olympique", a assuré le dirigeant. Le cas afghan est aussi l'occasion pour le CIO de défendre sa "diplomatie discrète", terme forgé récemment pour justifier son intervention controversée dans l'affaire de la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, disparue pendant plusieurs semaines après avoir accusé d'agression sexuelle l'ancien vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli. La première entrevue de Peng Shuai avec un interlocuteur étranger a été pour Thomas Bach, lors d'un appel vidéo le 21 novembre suivi d'un deuxième début décembre, qui a levé les craintes sur son intégrité physique mais pas sur son degré de liberté. Accusé de servir la propagande de Pékin, le CIO plaide depuis pour son approche "humaine", jugeant "plus efficace" d'agir en coulisses pour s'assurer du "bien-être et de la sécurité" de la joueuse, sans mentionner les accusations qu'elle a formulées. (Belga)