D'une passe décisive bien inspirée à destination de Majeed Ashimeru, le Français s'est soudain mis à refaire une quasi-unanimité. Hyperactif et vertical, comme à ses plus belles heures, Adrien Trebel semble avoir endossé le costume du patron au coeur du jeu mauve. Si son énergie et son football naturellement porté vers l'avant semblent se marier à merveille aux idées prônées par Felice Mazzù, le milieu de terrain a également mis en lumière certaines faiblesses d'un Anderlecht encore en construction.

Souvent chahuté à la relance, parce qu'il oublie souvent de prendre l'information autour de lui à l'heure de venir demander le ballon à ses défenseurs, Trebel joue parfois une partition chaotique qui ouvre des brèches dans le bloc bruxellois. Un amour démesuré du duel qui l'amène à sortir de position bien plus que le discipliné Josh Cullen, et qui a offert à Ostende de nombreux espaces entre les lignes parfois trop éparpillées du Lotto Park.

Une zone agrandie par un trio défensif au sein duquel Hannes Delcroix semblait être le seul à ne pas jouer avec des rétroviseurs. Moins dynamiques que le gaucher, Wesley Hoedt et Zeno Debast sont encore hésitants quand le pressing collectif réclame d'aller chercher le contact avec les offensifs adverses, et élargissent un intervalle où les Côtiers pouvaient s'en donner à coeur joie. C'est peut-être une question de réglages, mais c'est aussi une question de profils.

Une feuille de statistiques intéressante pour Trebel

La dernière apparition officielle du natif de Dreux en mauve remontait au 23 mai 2021. C'était à l'occasion du dernier match de Play-offs 1 perdu contre l'Antwerp et lors duquel Trébel avait remplacé à 12 minutes du terme celui auquel il doit succéder cette saison, Josh Cullen.

Autant dire que celui qui a rejoint le Parc Astrid voici plus de 5 ans (le 15 janvier 2017 pour être précis) et qui fut l'un des plus gros salaires du Royaume pendant tout un temps par la seule volonté de Marc Coucke, était attendu au tournant, alors qu'il entre dans sa dernière année de contrat à l'ombre de Saint-Guidon.

En plus de son assist tout en finesse, on retiendra de la rencontre de l'ancien Nantais, un taux de passes réussies de 82%, ce qui n'est pas mauvais en soi vu sa plus grande propension à jouer dans la verticalité. Il s'est aussi distingué dans les duels en réussissant les 8 tacles qu'il a tentés. Homme du match selon l'indice de WhoScored (8,28/10), le gaucher français devra confirmer ce regain de forme dans les prochaines semaines, en espérant aussi que son physique ne lui joue pas non plus de mauvais tours.

Le mot de la fin reviendra à l'entraîneur anderlechtois. "J'aligne les joueurs qui, à mes yeux le méritent et Adrien en fait actuellement partie", commentait après la rencontre de ce dimanche Felice Mazzu. "Une chose est sûre concernant Trebel dont on me parle à chaque interview : en aucun cas, je ne veux créer une situation par rapport au passé." De toute façon, regarder dans le rétroviseur et ne pas se projeter vers l'avant n'a jamais fait partie du vocabulaire du milieu de terrain français.

D'une passe décisive bien inspirée à destination de Majeed Ashimeru, le Français s'est soudain mis à refaire une quasi-unanimité. Hyperactif et vertical, comme à ses plus belles heures, Adrien Trebel semble avoir endossé le costume du patron au coeur du jeu mauve. Si son énergie et son football naturellement porté vers l'avant semblent se marier à merveille aux idées prônées par Felice Mazzù, le milieu de terrain a également mis en lumière certaines faiblesses d'un Anderlecht encore en construction.Souvent chahuté à la relance, parce qu'il oublie souvent de prendre l'information autour de lui à l'heure de venir demander le ballon à ses défenseurs, Trebel joue parfois une partition chaotique qui ouvre des brèches dans le bloc bruxellois. Un amour démesuré du duel qui l'amène à sortir de position bien plus que le discipliné Josh Cullen, et qui a offert à Ostende de nombreux espaces entre les lignes parfois trop éparpillées du Lotto Park. Une zone agrandie par un trio défensif au sein duquel Hannes Delcroix semblait être le seul à ne pas jouer avec des rétroviseurs. Moins dynamiques que le gaucher, Wesley Hoedt et Zeno Debast sont encore hésitants quand le pressing collectif réclame d'aller chercher le contact avec les offensifs adverses, et élargissent un intervalle où les Côtiers pouvaient s'en donner à coeur joie. C'est peut-être une question de réglages, mais c'est aussi une question de profils.La dernière apparition officielle du natif de Dreux en mauve remontait au 23 mai 2021. C'était à l'occasion du dernier match de Play-offs 1 perdu contre l'Antwerp et lors duquel Trébel avait remplacé à 12 minutes du terme celui auquel il doit succéder cette saison, Josh Cullen.Autant dire que celui qui a rejoint le Parc Astrid voici plus de 5 ans (le 15 janvier 2017 pour être précis) et qui fut l'un des plus gros salaires du Royaume pendant tout un temps par la seule volonté de Marc Coucke, était attendu au tournant, alors qu'il entre dans sa dernière année de contrat à l'ombre de Saint-Guidon.En plus de son assist tout en finesse, on retiendra de la rencontre de l'ancien Nantais, un taux de passes réussies de 82%, ce qui n'est pas mauvais en soi vu sa plus grande propension à jouer dans la verticalité. Il s'est aussi distingué dans les duels en réussissant les 8 tacles qu'il a tentés. Homme du match selon l'indice de WhoScored (8,28/10), le gaucher français devra confirmer ce regain de forme dans les prochaines semaines, en espérant aussi que son physique ne lui joue pas non plus de mauvais tours.Le mot de la fin reviendra à l'entraîneur anderlechtois. "J'aligne les joueurs qui, à mes yeux le méritent et Adrien en fait actuellement partie", commentait après la rencontre de ce dimanche Felice Mazzu. "Une chose est sûre concernant Trebel dont on me parle à chaque interview : en aucun cas, je ne veux créer une situation par rapport au passé." De toute façon, regarder dans le rétroviseur et ne pas se projeter vers l'avant n'a jamais fait partie du vocabulaire du milieu de terrain français.