En parlant de "supporter" comme d'une entité générale, on tombe déjà dans l'amalgame. Le supporter d'un club de foot est multiple. Il est jeune ou vieux, branché ou kitsch, riche ou pauvre, violent ou pas, il harangue ou il siffle. Difficile dans tous les cas d'en faire une généralité. Si on adapte cette grille de lecture aux supporters du Standard et à leur action dominicale, on ne peut pas les englober sous le terme "de veaux", tant cette action ne représente pas l'ensemble des supporters du Standard.

Cette multiplicité, souvent oubliée par les détracteurs du football, pose également énormément de difficultés aux dirigeants d'un club de foot. Comment cibler ses actions pour qu'elle réponde aux attentes d'un public si varié ? Cette question se pose en amont mais également en aval. Dimanche soir, on apprenait que les dirigeants allaient prendre des mesures après le tifo anti-Defour mais comment agiront-ils sans pénaliser ceux qui n'approuvent pas le tifo, voire le condamnent ?

Certains voient les supporters en acteurs économiques ; d'autres en metteurs d'ambiance alors qu'eux se rêveraient en protagonistes essentiels d'un club

Le tifo et les débordements suite au match de Zulte Waregem ont suscité des réactions exacerbées qui démontrent également qu'il y a, sur la place du supporter dans le foot actuel, une divergence de vues entre les médias, les dirigeants et les supporters eux-mêmes. A quoi servent-ils ? Certains les voient en acteurs économiques - entre le cochon payeur et le mini-actionnaire. D'autres en metteurs d'ambiance - entre le DJ et le déstabilisateur. Alors que les principaux concernés se rêveraient en protagoniste essentiel d'un club, participant d'une manière ou d'une autre à la vie de celui-ci, voire à ses décisions.

Plus le public est réputé chaud, plus il veut influer sur la vie de son club. Et quoi de plus normal en somme. On se plait à vanter l'ambiance de "l'enfer de Sclessin" et de parler des supporters liégeois comme de "l'ADN du club" mais on crie au scandale à chaque fois que cette ferveur, généralement sympathique, dégénère. On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

D'un autre côté, si les supporters veulent du poids et de la reconnaissance dans un club, ils doivent aussi le mériter. Ce n'est pas parce qu'il influe sur la vie de son club que le supporter liégeois -pour en revenir à l'actualité- peut tout se permettre. Il en va de sa crédibilité. Sortir trop souvent de ses gonds (et de ses plates-bandes) ne ferait que fragiliser son statut. Et donnerait du grain à moudre à ceux qui veulent remplacer ces supporters bruyants par une meute plus docile mais plus endormante également.

En parlant de "supporter" comme d'une entité générale, on tombe déjà dans l'amalgame. Le supporter d'un club de foot est multiple. Il est jeune ou vieux, branché ou kitsch, riche ou pauvre, violent ou pas, il harangue ou il siffle. Difficile dans tous les cas d'en faire une généralité. Si on adapte cette grille de lecture aux supporters du Standard et à leur action dominicale, on ne peut pas les englober sous le terme "de veaux", tant cette action ne représente pas l'ensemble des supporters du Standard.Cette multiplicité, souvent oubliée par les détracteurs du football, pose également énormément de difficultés aux dirigeants d'un club de foot. Comment cibler ses actions pour qu'elle réponde aux attentes d'un public si varié ? Cette question se pose en amont mais également en aval. Dimanche soir, on apprenait que les dirigeants allaient prendre des mesures après le tifo anti-Defour mais comment agiront-ils sans pénaliser ceux qui n'approuvent pas le tifo, voire le condamnent ?Le tifo et les débordements suite au match de Zulte Waregem ont suscité des réactions exacerbées qui démontrent également qu'il y a, sur la place du supporter dans le foot actuel, une divergence de vues entre les médias, les dirigeants et les supporters eux-mêmes. A quoi servent-ils ? Certains les voient en acteurs économiques - entre le cochon payeur et le mini-actionnaire. D'autres en metteurs d'ambiance - entre le DJ et le déstabilisateur. Alors que les principaux concernés se rêveraient en protagoniste essentiel d'un club, participant d'une manière ou d'une autre à la vie de celui-ci, voire à ses décisions.Plus le public est réputé chaud, plus il veut influer sur la vie de son club. Et quoi de plus normal en somme. On se plait à vanter l'ambiance de "l'enfer de Sclessin" et de parler des supporters liégeois comme de "l'ADN du club" mais on crie au scandale à chaque fois que cette ferveur, généralement sympathique, dégénère. On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.D'un autre côté, si les supporters veulent du poids et de la reconnaissance dans un club, ils doivent aussi le mériter. Ce n'est pas parce qu'il influe sur la vie de son club que le supporter liégeois -pour en revenir à l'actualité- peut tout se permettre. Il en va de sa crédibilité. Sortir trop souvent de ses gonds (et de ses plates-bandes) ne ferait que fragiliser son statut. Et donnerait du grain à moudre à ceux qui veulent remplacer ces supporters bruyants par une meute plus docile mais plus endormante également.