En un peu plus de trois ans, le refrain du sélectionneur est devenu si habituel qu'il ne fait plus frémir beaucoup d'oreilles. À vrai dire, rares sont mêmes ceux qui se rappellent quand il l'a entonné pour la première fois.

Au printemps 2017, alors que la Belgique se prépare à accueillir la Grèce avant de se rendre en Russie pour une visite amicale, c'est surtout le retour de Radja Nainggolan dans le groupe sélectionné par Roberto Martinez qui anime les conversations. Le retour de Koen Casteels dans le groupe diabolique n'est qu'une anecdote, tout juste rendue surprenante par le fait que Matz Sels reste bel et bien dans le noyau et que ni Thibaut Courtois, ni Simon Mignolet ne manquent à l'appel. "On ne nous a pas dit pourquoi il y avait quatre gardiens. Je ne sais donc pas ce que le coach a en tête", raconte alors le dernier rempart de Wolfsburg face aux micros.

S'il n'a jamais réellement été appelé à s'expliquer sur le sujet, le sélectionneur catalan tient à ses quatre gardiens. Presque paradoxal pour un coach qui, quand il était à la tête de Swansea dans les divisions inférieures anglaises, s'est un jour retrouvé avec un joueur de champ entre les perches, car il refusait de consacrer l'une des cinq places sur le banc à un deuxième gardien. Rencontre qui, pour l'anecdote, s'était conclue par un score vierge malgré la blessure précoce du portier des Swans, remplacé par son arrière gauche.

"Franchement, je préfère jouer mon match avec les Diablotins qu'aller faire le quatrième chez les Diables."

Arnaud Bodart, au micro de la RTBF

Martinez était malgré tout contrarié quand il a appris qu'il lui serait impossible d'emmener, hors de sa sélection des 23, un quatrième gardien sur le camp de base belge en Russie. Il faut dire que l'un des exercices les plus récurrents des entraînements des Diables est un démarquage à quatre buts, qui leur permet de travailler leur animation offensive et leur organisation défensive sur la largeur du terrain.

Le rôle du quatrième gardien semble donc très accessoire. En 49 matches, il n'a d'ailleurs dû monter sur la pelouse qu'à une reprise, quand Hendrik Van Crombrugge a remplacé Mignolet, blessé, lors de la visite récente de la Côte d'Ivoire, alors que Courtois et Casteels avaient déclaré forfait en cours de rassemblement. Au-delà de la hiérarchie connue, qui semble s'étendre de Courtois à Thomas Kaminski, l'identité de "l'heureux élu" n'a donc plus réellement d'importance. Les séjours tubiziens offerts à Jens Teunckens, Davy Roef ou Gaëtan Coucke ne doivent ainsi pas être considérés comme des preuves qu'ils devancent Arnaud Bodart, titulaire chez les U21, dans la hiérarchie nationale. Interrogé par la RTBF, le dernier rempart des Rouches l'a d'ailleurs expliqué à sa manière: "Franchement, je préfère jouer mon match avec les Diablotins qu'aller faire le quatrième chez les Diables."

En un peu plus de trois ans, le refrain du sélectionneur est devenu si habituel qu'il ne fait plus frémir beaucoup d'oreilles. À vrai dire, rares sont mêmes ceux qui se rappellent quand il l'a entonné pour la première fois.Au printemps 2017, alors que la Belgique se prépare à accueillir la Grèce avant de se rendre en Russie pour une visite amicale, c'est surtout le retour de Radja Nainggolan dans le groupe sélectionné par Roberto Martinez qui anime les conversations. Le retour de Koen Casteels dans le groupe diabolique n'est qu'une anecdote, tout juste rendue surprenante par le fait que Matz Sels reste bel et bien dans le noyau et que ni Thibaut Courtois, ni Simon Mignolet ne manquent à l'appel. "On ne nous a pas dit pourquoi il y avait quatre gardiens. Je ne sais donc pas ce que le coach a en tête", raconte alors le dernier rempart de Wolfsburg face aux micros.S'il n'a jamais réellement été appelé à s'expliquer sur le sujet, le sélectionneur catalan tient à ses quatre gardiens. Presque paradoxal pour un coach qui, quand il était à la tête de Swansea dans les divisions inférieures anglaises, s'est un jour retrouvé avec un joueur de champ entre les perches, car il refusait de consacrer l'une des cinq places sur le banc à un deuxième gardien. Rencontre qui, pour l'anecdote, s'était conclue par un score vierge malgré la blessure précoce du portier des Swans, remplacé par son arrière gauche.Martinez était malgré tout contrarié quand il a appris qu'il lui serait impossible d'emmener, hors de sa sélection des 23, un quatrième gardien sur le camp de base belge en Russie. Il faut dire que l'un des exercices les plus récurrents des entraînements des Diables est un démarquage à quatre buts, qui leur permet de travailler leur animation offensive et leur organisation défensive sur la largeur du terrain.Le rôle du quatrième gardien semble donc très accessoire. En 49 matches, il n'a d'ailleurs dû monter sur la pelouse qu'à une reprise, quand Hendrik Van Crombrugge a remplacé Mignolet, blessé, lors de la visite récente de la Côte d'Ivoire, alors que Courtois et Casteels avaient déclaré forfait en cours de rassemblement. Au-delà de la hiérarchie connue, qui semble s'étendre de Courtois à Thomas Kaminski, l'identité de "l'heureux élu" n'a donc plus réellement d'importance. Les séjours tubiziens offerts à Jens Teunckens, Davy Roef ou Gaëtan Coucke ne doivent ainsi pas être considérés comme des preuves qu'ils devancent Arnaud Bodart, titulaire chez les U21, dans la hiérarchie nationale. Interrogé par la RTBF, le dernier rempart des Rouches l'a d'ailleurs expliqué à sa manière: "Franchement, je préfère jouer mon match avec les Diablotins qu'aller faire le quatrième chez les Diables."