Après des débuts difficiles, le timide Ghanéen sort progressivement de sa coquille. Depuis cette saison, il a trouvé en Imoh Ezekiel un compagnon avec lequel il peut être vraiment lui-même. "Dans le vestiaire, on les appelle Twix", confie un coéquipier. "C'est simple : ils sont inséparables et ont tous les deux la peau foncée. Parfois, il est difficile de suivre leurs conversations. Nous nous demandons même quelle langue ils parlent. Apparemment, c'est de l'anglais teinté d'un fort accent d'Afrique occidentale."

Acheampong semble avoir éclos, depuis trois mois. Il est le MVP contre Tottenham, Monaco et l'Olympiacos. Sa percée survient alors qu'Anderlecht évolue dans un système qui lui convient à merveille. Sous la direction de John Van den Brom, il restait collé à la ligne, à délivrer des centres.

"Il jouait alors à 50 % de ses possibilités", précise Oliver König, l'Allemand qui l'a découvert. "Son principal atout, c'est sa vitesse. 95 % des footballeurs d'Europe sont plus lents que lui. En revanche, il est moins doué dans le passing. Dans vingt ans, il ne parviendra toujours pas à délivrer un centre parfait."

On conserve la même image d'Acheampong depuis des années : celle d'un footballeur juste bon à courir. Même après son but spectaculaire contre l'Olympiacos, on a continué à douter de ses qualités intrinsèques. "Nous nous moquons souvent de lui quand il a réussi une action brillante", trahit un coéquipier.

"Nous lui disons : - C'était beau mais tu ne l'as sûrement pas fait exprès. Frank a en effet un profil atypique, difficile à cerner. Pour le fun, nous avons réparti tous les joueurs dans deux catégories : les bâtisseurs et les démolisseurs. Un groupe qui construit et l'autre qui casse. Malgré de longues recherches, nous ne savons toujours pas de quel groupe il fait partie. Chancel nous a appris qu'il conviendrait très bien à la Premier League. La plupart des défenseurs y sont très lents. Le temps qu'ils se retournent, Frank aurait marqué ou délivré un assist."

L'équipe nationale constitue le dernier obstacle que doit franchir le Ghanéen. Après sa première cap en août 2012, il n'a été convoqué que sept fois. On attend avec impatience la sélection que divulguera Avram Grant pour le double match contre le Mozambique, en qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations.

Par Alain Eliasy

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Frank Acheampong dans votre Sport/Foot Magazine

Après des débuts difficiles, le timide Ghanéen sort progressivement de sa coquille. Depuis cette saison, il a trouvé en Imoh Ezekiel un compagnon avec lequel il peut être vraiment lui-même. "Dans le vestiaire, on les appelle Twix", confie un coéquipier. "C'est simple : ils sont inséparables et ont tous les deux la peau foncée. Parfois, il est difficile de suivre leurs conversations. Nous nous demandons même quelle langue ils parlent. Apparemment, c'est de l'anglais teinté d'un fort accent d'Afrique occidentale."Acheampong semble avoir éclos, depuis trois mois. Il est le MVP contre Tottenham, Monaco et l'Olympiacos. Sa percée survient alors qu'Anderlecht évolue dans un système qui lui convient à merveille. Sous la direction de John Van den Brom, il restait collé à la ligne, à délivrer des centres."Il jouait alors à 50 % de ses possibilités", précise Oliver König, l'Allemand qui l'a découvert. "Son principal atout, c'est sa vitesse. 95 % des footballeurs d'Europe sont plus lents que lui. En revanche, il est moins doué dans le passing. Dans vingt ans, il ne parviendra toujours pas à délivrer un centre parfait."On conserve la même image d'Acheampong depuis des années : celle d'un footballeur juste bon à courir. Même après son but spectaculaire contre l'Olympiacos, on a continué à douter de ses qualités intrinsèques. "Nous nous moquons souvent de lui quand il a réussi une action brillante", trahit un coéquipier."Nous lui disons : - C'était beau mais tu ne l'as sûrement pas fait exprès. Frank a en effet un profil atypique, difficile à cerner. Pour le fun, nous avons réparti tous les joueurs dans deux catégories : les bâtisseurs et les démolisseurs. Un groupe qui construit et l'autre qui casse. Malgré de longues recherches, nous ne savons toujours pas de quel groupe il fait partie. Chancel nous a appris qu'il conviendrait très bien à la Premier League. La plupart des défenseurs y sont très lents. Le temps qu'ils se retournent, Frank aurait marqué ou délivré un assist."L'équipe nationale constitue le dernier obstacle que doit franchir le Ghanéen. Après sa première cap en août 2012, il n'a été convoqué que sept fois. On attend avec impatience la sélection que divulguera Avram Grant pour le double match contre le Mozambique, en qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations.Par Alain EliasyRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Frank Acheampong dans votre Sport/Foot Magazine