1. Après l'affaire La Louvière - Charleroi, la Pro League a décidé qu'on n'inverserait plus de matches de Coupe. Mais une seule inversion, c'est une de trop et une nouvelle preuve que les grands sont favorisés. Ou que les petits sont défavorisés.
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1. Après l'affaire La Louvière - Charleroi, la Pro League a décidé qu'on n'inverserait plus de matches de Coupe. Mais une seule inversion, c'est une de trop et une nouvelle preuve que les grands sont favorisés. Ou que les petits sont défavorisés. La Pro League avait décidé qu'à partir de la saison dernière, en seizièmes et huitièmes, ce serait systématiquement le club amateur qui recevrait, dans le cas où il doit affronter un professionnel. La seule condition est que le club amateur dispose d'au moins 1.500 places et d'un éclairage d'au moins 300 lux. Dans le cas d'une retransmission TV, on exige un éclairage d'au moins 800 lux. Comme les stades de La Louvière et Heist ne l'ont pas, il y a donc eu inversion pour les affiches contre Charleroi et le Standard. Mais on vient à nouveau de revoir le règlement : à partir de la saison prochaine, plus aucun match ne sera inversé. Ce sera toujours le petit club qui accueillera s'il a 1.500 places et 300 lux, point à la ligne. 2. Il ne faudrait pas une règle uniforme concernant les joueurs prêtés et qui sont susceptibles de jouer contre le club auquel ils appartiennent ? Certains peuvent jouer ces matches, d'autres pas, d'autres peuvent à condition que le club qui les emploie temporairement paie une amende au club d'appartenance. Ça fait un peu fouillis. C'est aussi une question qu'on voudrait régler avant la prochaine période de transferts. C'est toujours délicat. Si un joueur prêté prive son club d'appartenance, qui en plus le paie, d'un titre, d'une qualification européenne ou d'un maintien, ce n'est pas bon. S'il joue mal contre son club d'appartenance, c'est mauvais pour tout le monde. Je ne trouve pas illogique qu'un club qui continue à payer son joueur actif ailleurs, se protège. Une des questions est : faut-il encore autoriser les prêts ? Il faudrait peut-être les limiter aux jeunes joueurs, pour leur donner du temps de jeu. 3. Fermer le mercato d'été plus tôt, vous pensez vraiment que les clubs y sont favorables ? Si vous le faites, vous n'avez pas peur que des agents viennent mettre des bombes dans les couloirs de la fédération ? Je n'ai pas peur parce que ce ne sont pas les agents qui décident ! Ce sont les clubs pros qui prendront une décision. J'ai mon opinion, je la communiquerai aux clubs. Il y a aura, le 16 octobre, une réunion spécialement dédiée à cette question. En tout cas, il est hors de question d'ouvrir le débat aux agents de joueurs. 4. Où sont aujourd'hui ceux qui réclamaient bruyamment l'aide vidéo pour les arbitres ? C'est tellement scabreux depuis le début de la saison que ça ne fait déjà plus l'unanimité. On est en période de test, on cherche la meilleure formule. Malheureusement, il y a encore des couacs. Quand un arbitre se trompe, s'il n'a pas la vidéo, on dit que c'est une erreur. Quand un arbitre prend une mauvaise décision alors qu'il a la vidéo, c'est plus embêtant parce que les gens se demandent pourquoi il n'a pas fait appel aux images. Ce sera un plus quand ça marchera. 5. Trois joueurs belges au coup d'envoi de Charleroi - Waasland Beveren, c'est une preuve que le règlement sur le quota de joueurs belges ou formés en Belgique sur la feuille de match est une mesure insuffisante, non ? Il ne faudrait pas obliger les clubs à en mettre un nombre minimum sur la pelouse, au lieu de les installer sur les bancs ? La Pro League travaille sur plusieurs pistes pour améliorer la situation. Pour le moment, un club doit avoir dans son noyau 8 joueurs formés localement, et il doit en inscrire 6 sur la feuille de match. Un joueur formé localement est celui qui a 3 années d'affiliation chez nous avant l'âge de 23 ans. A l'avenir, sur les 8, il en faudra dans le noyau 3 qui aient 3 années de formation avant 21 ans, et sur la feuille 2 qui aient 3 années de formation avant 21 ans. On travaille aussi pour pouvoir faire signer un contrat à 15 ans au lieu de 16. Ce sont des pistes pour que la Belgique ne soit plus le pays européen où l'exode des jeunes est le plus important.