"Cette consultation constituait la première étape d'un processus visant à rendre le cyclisme sur route encore plus attrayant, incluant également une série d'entretiens avec des personnes issues des différentes familles du cyclisme au sens large et des discussions au sein d'un groupe de travail ad hoc composé d'une vingtaine de représentants des équipes, des coureurs et des organisateurs du cyclisme sur route, mais aussi des médias, des diffuseurs et des sponsors", rappelle l'UCI. Les participants étaient invités à répondre à une série de questions portant sur différents thèmes. Ainsi, 84% des sondés estiment que les courses sont "passionnantes à suivre", mais 50% regrettent le caractère "prédictible" de leur issue. Les trois éléments qui réduisent l'attrait de la discipline les plus souvent cités sont les oreillettes (48%), l'usage des capteurs de puissance par les athlètes (40%) et les disparités de budget entre les équipes (39%). De nombreux fans (71%) pensent que la concentration des meilleurs coureurs dans un nombre limité d'équipes a un impact négatif sur la qualité du spectacle. De même, 76% estiment que les disparités budgétaires entre formations contribueraient à rendre les courses moins intéressantes. La couverture des épreuves a également été abordée. La diffusion en direct des courses dans leur intégralité séduit 40% des participants. Ils sont 26 % à préférer une diffusion des dernières heures précédées d'un résumé du début de la course ou même des dernières heures sans résumé (21%). "La consultation nous montre que le cyclisme sur route bénéficie d'une image positive auprès des fans, quel que soit leur continent de résidence, et que ceux-ci sont des passionnés globalement satisfaits de l'offre sportive et de la couverture offerte", a réagi David Lappartient, président de l'UCI. "Mais elle nous montre aussi qu'il existe des pistes d'amélioration comme la mise à disposition de plus d'informations et de données durant les diffusions, et qu'il convient de se pencher sérieusement sur les éléments perçus comme pouvant porter atteinte à l'attractivité du cyclisme sur route (domination d'un nombre réduit d'équipes ou utilisation des communications radio par exemple)." A noter que la Belgique a été l'un des pays où la consultation a suscité le plus d'intérêt, puisque 11,1% des réponses obtenues proviennent d'amateurs belges. Seuls les Etats-Unis (14,1%), la France (14,1%) et l'Espagne (11,3%) ont fait mieux. (Belga)