Un site internet français de paris sportifs a récolté 145 millions d'euros de mises durant la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud, trois fois plus qu'en Allemagne en 2006. Un de ses concurrents a présenté une cinquantaine de paris différents par match tout au long de la World Cup.

La FIFA, l'UEFA et les fédérations de football mènent logiquement le combat contre les mafias des paris clandestins, comme ceux débusqués en première mondiale par Sport-Foot Magazine (Affaire Ye).

Par contre, on constate que la famille du football (clubs, fédérations, médias, instances internationales, etc.) veut désormais empocher sa part du magot qui, à l'échelle mondiale, atteint des sommes pharamineuses. Elle se dote d'outils de contrôle: c'est bien, mais les millions de nouveaux joueurs à travers le monde gardent-ils ce... contrôle? Pas sûr. Les tentations sont banalisées, infiniment plus nombreuses et dangereuses qu'il y vingt ou trente ans.

Des médias étrangers qui prônent l'éthique et les valeurs du football ont désormais leurs propres sites de paris en ligne, obligent leurs consultants techniques à appâter les amateurs de mirage: étranges manoeuvres, étranges doubles jeux... Le piège est tendu, dans lequel tombe une clientèle jeune qui jongle avec internet. Sponsorisés par de grands sites de paris, des titres de la presse papier étrangère attirent le chaland. Quand on mesure les dégâts que l'addiction à ces paris peut générer (ruines, suicides, problèmes de santé, famille en danger...), certains médias devraient s'interroger au lieu d'empocher ce genre de profits.

Pierre Bilic

Un site internet français de paris sportifs a récolté 145 millions d'euros de mises durant la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud, trois fois plus qu'en Allemagne en 2006. Un de ses concurrents a présenté une cinquantaine de paris différents par match tout au long de la World Cup. La FIFA, l'UEFA et les fédérations de football mènent logiquement le combat contre les mafias des paris clandestins, comme ceux débusqués en première mondiale par Sport-Foot Magazine (Affaire Ye). Par contre, on constate que la famille du football (clubs, fédérations, médias, instances internationales, etc.) veut désormais empocher sa part du magot qui, à l'échelle mondiale, atteint des sommes pharamineuses. Elle se dote d'outils de contrôle: c'est bien, mais les millions de nouveaux joueurs à travers le monde gardent-ils ce... contrôle? Pas sûr. Les tentations sont banalisées, infiniment plus nombreuses et dangereuses qu'il y vingt ou trente ans. Des médias étrangers qui prônent l'éthique et les valeurs du football ont désormais leurs propres sites de paris en ligne, obligent leurs consultants techniques à appâter les amateurs de mirage: étranges manoeuvres, étranges doubles jeux... Le piège est tendu, dans lequel tombe une clientèle jeune qui jongle avec internet. Sponsorisés par de grands sites de paris, des titres de la presse papier étrangère attirent le chaland. Quand on mesure les dégâts que l'addiction à ces paris peut générer (ruines, suicides, problèmes de santé, famille en danger...), certains médias devraient s'interroger au lieu d'empocher ce genre de profits. Pierre Bilic