30 juin 2016, Zlatan Ibrahimovic annonce sur les réseaux sociaux qu'il rejoint la Premier League, et plus particulièrement les Red Devils de Manchester United. À 34 ans, le Suédois quitte Paris couronné de succès et veut prouver au monde entier que son temps est loin d'être fini.

Faire taire ses détracteurs

Sacré champion aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en France, bon nombre d'observateurs assurent à l'époque qu'Ibra n'est pas assez bon pour relever le défi du redoutable championnat anglais. L'attaquant déteste qu'on chatouille son orgueil et fait donc immédiatement ses bagages pour l'Angleterre. "Après trois mois, tous ravalaient leurs propres paroles. J'avais besoin de nouveaux ennemis parce que tous les anciens "haters" étaient devenus mes nouveaux fans." déclarait-il dans une interview accordée à Sky Sports après son passage en Grande Bretagne. Son arrivée suscite le scepticisme, notamment parmi les gloires mancuniennes où le Roi Cantona lui assure un simple rôle de prince. "Je serai un Dieu à Manchester United", rétorque alors l'ancien attaquant du PSG.

Une première saison réussie avant d'être gâchée par.... Anderlecht

Dès son premier match, Zlatan fait du Zlatan. Alors que les hommes de José Mourinho affrontent le Galatasaray en match amical, le génie suédois marque directement son territoire en inscrivant un retourné acrobatique dont lui seul a le secret. Quelques jours après, premier match à enjeu, premier but officiel et premier titre. Ibrahimovic soulève le Community Shield suite à une victoire 2-1 face à Leicester. Il trouve également le chemin des filets dès son tout premier match de championnat et lors de son baptême de feu dans le mythique Old Trafford.

Romelu Lukaku et Zlatan Ibrahimovic, équipiers et concurrents à ManU., AFP (Oli Scarff)
Romelu Lukaku et Zlatan Ibrahimovic, équipiers et concurrents à ManU. © AFP (Oli Scarff)

Quelques mois après, il remporte un deuxième titre en inscrivant un doublé face à Southampton, permettant aux Red Devils de glaner la League Cup. En championnat, les choses tournent moins bien et les rivaux de City terminent à une décevante sixième place.

Sur la scène européenne, les troupes du Special One affrontent les Bruxellois de René Weiler en quart de finale de l'Europa League. Soirée cauchemardesque pour le natif de Malmö, qui est alors victime d'une rupture des ligaments croisés. Saison terminée mais nouveau titre puisque ses coéquipiers iront au bout de la C3.

Deux saisons et puis s'en va

Pour sa deuxième année outre-Manche, le Suédois troque son numéro 9 contre le mythique 10 laissé vacant par Wayne Rooney, parti sous d'autres cieux. Il refoule les terrains en novembre 2017, mais ne parvient pas à retrouver son niveau et est à nouveau victime de pépins physiques. Mourinho lui préfère un certain.... Romelu Lukaku. C'est d'ailleurs cette cohabitation qui est à l'origine des altercations vécues en Lombardie il y a quelques semaines. Club et joueur décident d'un commun accord de ne pas poursuivre l'aventure pour une troisième saison.

Le Suédois s'envole alors pour Los Angeles où il fait rêver les États-Unis tant sur les terrains qu'en dehors avant de revenir dans son club de coeur, l'AC Milan. À 39 ans, l'excentrique attaquant veut désormais aider les Rossoneri à soulever une 19ème coupe européenne et (re)devenir, comme il l'a déjà affirmé, le "Dieu de Milan". Mais pour devenir un Dieu, il faudra d'abord battre le Diable mancunien....

Mariano Spitzer (st.)

30 juin 2016, Zlatan Ibrahimovic annonce sur les réseaux sociaux qu'il rejoint la Premier League, et plus particulièrement les Red Devils de Manchester United. À 34 ans, le Suédois quitte Paris couronné de succès et veut prouver au monde entier que son temps est loin d'être fini.Sacré champion aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en France, bon nombre d'observateurs assurent à l'époque qu'Ibra n'est pas assez bon pour relever le défi du redoutable championnat anglais. L'attaquant déteste qu'on chatouille son orgueil et fait donc immédiatement ses bagages pour l'Angleterre. "Après trois mois, tous ravalaient leurs propres paroles. J'avais besoin de nouveaux ennemis parce que tous les anciens "haters" étaient devenus mes nouveaux fans." déclarait-il dans une interview accordée à Sky Sports après son passage en Grande Bretagne. Son arrivée suscite le scepticisme, notamment parmi les gloires mancuniennes où le Roi Cantona lui assure un simple rôle de prince. "Je serai un Dieu à Manchester United", rétorque alors l'ancien attaquant du PSG.Dès son premier match, Zlatan fait du Zlatan. Alors que les hommes de José Mourinho affrontent le Galatasaray en match amical, le génie suédois marque directement son territoire en inscrivant un retourné acrobatique dont lui seul a le secret. Quelques jours après, premier match à enjeu, premier but officiel et premier titre. Ibrahimovic soulève le Community Shield suite à une victoire 2-1 face à Leicester. Il trouve également le chemin des filets dès son tout premier match de championnat et lors de son baptême de feu dans le mythique Old Trafford. Quelques mois après, il remporte un deuxième titre en inscrivant un doublé face à Southampton, permettant aux Red Devils de glaner la League Cup. En championnat, les choses tournent moins bien et les rivaux de City terminent à une décevante sixième place.Sur la scène européenne, les troupes du Special One affrontent les Bruxellois de René Weiler en quart de finale de l'Europa League. Soirée cauchemardesque pour le natif de Malmö, qui est alors victime d'une rupture des ligaments croisés. Saison terminée mais nouveau titre puisque ses coéquipiers iront au bout de la C3.Pour sa deuxième année outre-Manche, le Suédois troque son numéro 9 contre le mythique 10 laissé vacant par Wayne Rooney, parti sous d'autres cieux. Il refoule les terrains en novembre 2017, mais ne parvient pas à retrouver son niveau et est à nouveau victime de pépins physiques. Mourinho lui préfère un certain.... Romelu Lukaku. C'est d'ailleurs cette cohabitation qui est à l'origine des altercations vécues en Lombardie il y a quelques semaines. Club et joueur décident d'un commun accord de ne pas poursuivre l'aventure pour une troisième saison. Le Suédois s'envole alors pour Los Angeles où il fait rêver les États-Unis tant sur les terrains qu'en dehors avant de revenir dans son club de coeur, l'AC Milan. À 39 ans, l'excentrique attaquant veut désormais aider les Rossoneri à soulever une 19ème coupe européenne et (re)devenir, comme il l'a déjà affirmé, le "Dieu de Milan". Mais pour devenir un Dieu, il faudra d'abord battre le Diable mancunien....Mariano Spitzer (st.)