Pour sa première expérience en tant que coach, Zinédine Zidane a terminé sixième de D3 avec la Castilla. Pas une catastrophe, pensez-vous. Malheureusement, on le compare ici et là à Pep Guardiola, qui, lui, a bel et bien promu l'équipe B de Barcelone en 2008. Cette saison-là, Guardiola a fait une telle impression que le président Joan Laporta l'a catapulté à la tête de l'équipe première. Avec succès: trois titres, deux Coupes d'Espagne et deux Ligues des Champions en l'espace de quatre ans. Florentino Perez espère que Zidane offrira une ère similaire au Real.

Le président salue en lui le vainqueur-né: " Quand il a entamé sa carrière de joueur, il connaissait la voie menant au sommet. Il est tout aussi convaincu d'atteindre le même niveau au poste d'entraîneur. Certes, il faut parfois lui arracher les mots de la bouche mais il est déterminé et constant. Il possède en plus une immense connaissance du football. Ce sont les qualités d'un grand entraîneur. "

Zidane est reconnaissant à Perez de lui offrir cette occasion au Real. " C'est pour lui que je suis ici. Sans lui, je n'aurais pas ramené à Madrid la neuvième Coupe aux Grandes Oreilles. Il m'a tout donné et je veux le lui rendre. " Il a tenu ces propos l'année dernière, quand il entraînait Castilla. Est-il désormais prêt pour l'élite ? Il y a deux mois, il estimait lui-même que non. Il avait déclaré, lors d'une conférence de presse : " L'année dernière, il me manquait encore quelque chose et je sais que c'est toujours le cas. Un entraîneur n'est jamais tout à fait prêt. J'avance pas à pas, sans hâte. "

Maintenant, il doit tout de même se dépêcher car la pression est énorme : en fin de saison, le Real doit réélire un président et Perez aimerait se représenter avec un titre ou une Ligue des Champions, les deux de préférence. L'année dernière, Guy Lacombe, qui l'a entraîné à ses débuts à l'AS Cannes, a affirmé à FourFourTwo que son poulain recelait des qualités d'entraîneur : " Tous les coaches que je connais croient en lui. Il est très sérieux. Il arrive tous les matins à 8h30 et reste tard le soir. Il passe son temps à téléphoner ou à discuter avec des adjoints de la manière d'améliorer l'équipe. C'est vraiment impressionnant. C'est une bénédiction qu'un tel champion veuille rendre quelque chose au football. "

Par Steve Van Herpe

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Zinédine Zidane dans votre Sport/Foot Magazine

Pour sa première expérience en tant que coach, Zinédine Zidane a terminé sixième de D3 avec la Castilla. Pas une catastrophe, pensez-vous. Malheureusement, on le compare ici et là à Pep Guardiola, qui, lui, a bel et bien promu l'équipe B de Barcelone en 2008. Cette saison-là, Guardiola a fait une telle impression que le président Joan Laporta l'a catapulté à la tête de l'équipe première. Avec succès: trois titres, deux Coupes d'Espagne et deux Ligues des Champions en l'espace de quatre ans. Florentino Perez espère que Zidane offrira une ère similaire au Real. Le président salue en lui le vainqueur-né: " Quand il a entamé sa carrière de joueur, il connaissait la voie menant au sommet. Il est tout aussi convaincu d'atteindre le même niveau au poste d'entraîneur. Certes, il faut parfois lui arracher les mots de la bouche mais il est déterminé et constant. Il possède en plus une immense connaissance du football. Ce sont les qualités d'un grand entraîneur. "Zidane est reconnaissant à Perez de lui offrir cette occasion au Real. " C'est pour lui que je suis ici. Sans lui, je n'aurais pas ramené à Madrid la neuvième Coupe aux Grandes Oreilles. Il m'a tout donné et je veux le lui rendre. " Il a tenu ces propos l'année dernière, quand il entraînait Castilla. Est-il désormais prêt pour l'élite ? Il y a deux mois, il estimait lui-même que non. Il avait déclaré, lors d'une conférence de presse : " L'année dernière, il me manquait encore quelque chose et je sais que c'est toujours le cas. Un entraîneur n'est jamais tout à fait prêt. J'avance pas à pas, sans hâte. "Maintenant, il doit tout de même se dépêcher car la pression est énorme : en fin de saison, le Real doit réélire un président et Perez aimerait se représenter avec un titre ou une Ligue des Champions, les deux de préférence. L'année dernière, Guy Lacombe, qui l'a entraîné à ses débuts à l'AS Cannes, a affirmé à FourFourTwo que son poulain recelait des qualités d'entraîneur : " Tous les coaches que je connais croient en lui. Il est très sérieux. Il arrive tous les matins à 8h30 et reste tard le soir. Il passe son temps à téléphoner ou à discuter avec des adjoints de la manière d'améliorer l'équipe. C'est vraiment impressionnant. C'est une bénédiction qu'un tel champion veuille rendre quelque chose au football. "Par Steve Van HerpeRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Zinédine Zidane dans votre Sport/Foot Magazine