Une idole blaugrana va-t-elle en remplacer une autre ? Après l'échec retentissant de Ronald Koeman à Barcelone, les Catalans pourraient nommer Xavi à la tête de l'équipe. L'ancien numéro 6 des du Barça qui faisait jadis la loi au milieu avec Andres Iniesta est actuellement entraîneur au Qatar.

Plusieurs médias annoncent avec certitude que les autres techniciens cités comme possibles successeurs de Koeman comme Marcelo Gallardo (River Plate), Erik ten Hag (Ajax), Andrea Pirlo (libre) ou Roberto Martinez, notre sélectionneur national, ne seraient déjà plus des possibilités.

Pour Mundo Deportivo, toujours très au fait quand il s'agit de suivre le FCB, c'est même "quasiment fait". Quasiment car Xavi est toujours sous contrat avec Al Sadd au Qatar et qu'il faudra négocier son départ, même si les bonnes relations entre ces clubs devraient faciliter les choses. En attendant l'officialisation, c'est Sergi Barjuan, coach du Barça B et ancien latéral du club dans les années 90, qui pourrait assurer l'interim.

XAVI, LA BONNE IDEE ?

Souvent cité ces dernières années pour endosser le costume d'entraîneur principal, Xavi n'avait finalement jamais été engagé en raison du contexte difficile du club de son coeur. Lorsqu'Ernesto Valverde a été licencié début 2020, les Catalans avaient opté pour Quique Setien, un technicien avec une philosophie proche de celle du club, et disposant d'une certaine expérience en Liga avec notamment de beaux résultats à la tête du Bétis Séville.

Face à l'échec qu'aura finalement été son mandat, le Barça avait opté pour une ancienne icône du club avec un CV déjà bien rempli : Ronald Koeman. Il avait déjà entraîné Vitesse, l'Ajax, le PSV, Valence , l'AZ Alkmaar, Feyenoord, Benfica, Valence, Southampton, Everton et même l'équipe néerlandaise. Même s'il a pas toujours obtenu des résultats probants au sein de ces différentes équipes, cette longue expérience, couplée à ses 264 matches sous la liquette blaugrana, semblait en faire la bonne personne pour redresser ce Barça en pleine crise. On en a été loin.

Après 767 rencontres sous les couleurs du géant de Catalogne, Xavi a terminé sa carrière à Al Sadd (2015-19) avant d'en devenir l'entraîneur principal en 2019. Depuis, il a permis à son club de gagner la Coupe du Qatar en 2020 et le championnat la saison passée. Il présente aussi un bilan de pratiquement 60% de victoires depuis qu'il est devenu T1.

Quand il n'était pas sur le terrain au Barça, Xavi tentait déjà de mimer Pep Guardiola., iStock
Quand il n'était pas sur le terrain au Barça, Xavi tentait déjà de mimer Pep Guardiola. © iStock

UNE IDENTITE DE JEU CLAIRE MAIS UNE EXPERIENCE (TROP) LEGERE

Mais cela sera-t-il suffisant pour reprendre et replacer au sommet un Barça à l'agonie. Le niveau du championnat qatari n'est évidemment pas le même que celui de la Liga et les larges moyens financiers de son club lui ont permis de faire venir des joueurs de la trempe de Gabi ou Santi Cazorla pour pouvoir mettre en place un jeu de possession et offensif proche de celui du Barça où il était joueur. Une prouesse cependant vu la qualité globale plutôt moyenne de son noyau.

Mais à Al-Sadd, il avait le temps d'installer son projet de jeu. Le temps sera une denrée qu'il lui sera plus difficile d'obtenir au Camp Nou, si les résultats ne suivent pas rapidement. Les expériences récentes d'anciens grands joueurs lancés rapidement comme entraîneurs du club de leurs exploits n'ont pas toujours été une réussite. Andrea Pirlo vient par exemple d'échouer à la Juventus, Frank Lampard n'a pas tenu plus d'une saison à Chelsea, l'expérience d'Ole-Gunnar Solskjaer à Manchester United est loin d'être une réussite.

Si Vincent Kompany commence à trouver ses marques à Anderlecht, le club n'a pas encore retrouvé ses standards d'antan et le jeune coach a aussi dû adapter son ambitieux projet de jeu à la réalité du terrain. Xavi risque d'être confronté aux mêmes problèmes que Vince the Prince, surtout que la situation financière du club catalan n'est pas meilleure que celle du Sporting au même moment. Il y a des jeunes prometteurs comme Ansu Fati, Pedri, Gavi ou Riqui Puig, mais le Barça pourra-t-il grandir en les gardant tous ?

Xavi, dans les idées et l'approche, semble être la bonne personne. Mais il faudra surtout qu'il bénéficie du soutien inconditionnel de sa direction si le redressement n'est pas direct. A l'ombre de Saint-Guidon, Kompany a pu compter sur celui de Wouter Vandenhaute et Marc Coucke. La direction blaugrana suivra-t-elle la même logique ? Rien n'est moins sûr, même si elle a tenté de faire preuve de patience avec Ronald Koeman. Mais la patience a toujours des limites rapides dans les clubs du top niveau...

Une idole blaugrana va-t-elle en remplacer une autre ? Après l'échec retentissant de Ronald Koeman à Barcelone, les Catalans pourraient nommer Xavi à la tête de l'équipe. L'ancien numéro 6 des du Barça qui faisait jadis la loi au milieu avec Andres Iniesta est actuellement entraîneur au Qatar. Plusieurs médias annoncent avec certitude que les autres techniciens cités comme possibles successeurs de Koeman comme Marcelo Gallardo (River Plate), Erik ten Hag (Ajax), Andrea Pirlo (libre) ou Roberto Martinez, notre sélectionneur national, ne seraient déjà plus des possibilités.Pour Mundo Deportivo, toujours très au fait quand il s'agit de suivre le FCB, c'est même "quasiment fait". Quasiment car Xavi est toujours sous contrat avec Al Sadd au Qatar et qu'il faudra négocier son départ, même si les bonnes relations entre ces clubs devraient faciliter les choses. En attendant l'officialisation, c'est Sergi Barjuan, coach du Barça B et ancien latéral du club dans les années 90, qui pourrait assurer l'interim.Souvent cité ces dernières années pour endosser le costume d'entraîneur principal, Xavi n'avait finalement jamais été engagé en raison du contexte difficile du club de son coeur. Lorsqu'Ernesto Valverde a été licencié début 2020, les Catalans avaient opté pour Quique Setien, un technicien avec une philosophie proche de celle du club, et disposant d'une certaine expérience en Liga avec notamment de beaux résultats à la tête du Bétis Séville. Face à l'échec qu'aura finalement été son mandat, le Barça avait opté pour une ancienne icône du club avec un CV déjà bien rempli : Ronald Koeman. Il avait déjà entraîné Vitesse, l'Ajax, le PSV, Valence , l'AZ Alkmaar, Feyenoord, Benfica, Valence, Southampton, Everton et même l'équipe néerlandaise. Même s'il a pas toujours obtenu des résultats probants au sein de ces différentes équipes, cette longue expérience, couplée à ses 264 matches sous la liquette blaugrana, semblait en faire la bonne personne pour redresser ce Barça en pleine crise. On en a été loin.Après 767 rencontres sous les couleurs du géant de Catalogne, Xavi a terminé sa carrière à Al Sadd (2015-19) avant d'en devenir l'entraîneur principal en 2019. Depuis, il a permis à son club de gagner la Coupe du Qatar en 2020 et le championnat la saison passée. Il présente aussi un bilan de pratiquement 60% de victoires depuis qu'il est devenu T1. Mais cela sera-t-il suffisant pour reprendre et replacer au sommet un Barça à l'agonie. Le niveau du championnat qatari n'est évidemment pas le même que celui de la Liga et les larges moyens financiers de son club lui ont permis de faire venir des joueurs de la trempe de Gabi ou Santi Cazorla pour pouvoir mettre en place un jeu de possession et offensif proche de celui du Barça où il était joueur. Une prouesse cependant vu la qualité globale plutôt moyenne de son noyau.Mais à Al-Sadd, il avait le temps d'installer son projet de jeu. Le temps sera une denrée qu'il lui sera plus difficile d'obtenir au Camp Nou, si les résultats ne suivent pas rapidement. Les expériences récentes d'anciens grands joueurs lancés rapidement comme entraîneurs du club de leurs exploits n'ont pas toujours été une réussite. Andrea Pirlo vient par exemple d'échouer à la Juventus, Frank Lampard n'a pas tenu plus d'une saison à Chelsea, l'expérience d'Ole-Gunnar Solskjaer à Manchester United est loin d'être une réussite. Si Vincent Kompany commence à trouver ses marques à Anderlecht, le club n'a pas encore retrouvé ses standards d'antan et le jeune coach a aussi dû adapter son ambitieux projet de jeu à la réalité du terrain. Xavi risque d'être confronté aux mêmes problèmes que Vince the Prince, surtout que la situation financière du club catalan n'est pas meilleure que celle du Sporting au même moment. Il y a des jeunes prometteurs comme Ansu Fati, Pedri, Gavi ou Riqui Puig, mais le Barça pourra-t-il grandir en les gardant tous ? Xavi, dans les idées et l'approche, semble être la bonne personne. Mais il faudra surtout qu'il bénéficie du soutien inconditionnel de sa direction si le redressement n'est pas direct. A l'ombre de Saint-Guidon, Kompany a pu compter sur celui de Wouter Vandenhaute et Marc Coucke. La direction blaugrana suivra-t-elle la même logique ? Rien n'est moins sûr, même si elle a tenté de faire preuve de patience avec Ronald Koeman. Mais la patience a toujours des limites rapides dans les clubs du top niveau...