En 2019, Janice Cayman a échangé son maillot du Montpellier HSC pour celui de l'Olympique Lyonnais. Au sein du club le plus puissant d'Europe, la native d'Anvers a surtout été remplaçante cette saison. Avec dix-sept matches joués en championnat de France, onze en Ligue des champions féminine et un en Coupe de France, elle a cependant joué davantage cette saison que les années précédentes. Vingt-neuf duels pour 18 la saison dernière, malgré une blessure à la cheville, cela fait 1379 minutes de temps de jeu, contre 777 douze mois auparavant. "C'est ma meilleure saison jusqu'à présent", affirmait-elle à Sporza. "Je...

En 2019, Janice Cayman a échangé son maillot du Montpellier HSC pour celui de l'Olympique Lyonnais. Au sein du club le plus puissant d'Europe, la native d'Anvers a surtout été remplaçante cette saison. Avec dix-sept matches joués en championnat de France, onze en Ligue des champions féminine et un en Coupe de France, elle a cependant joué davantage cette saison que les années précédentes. Vingt-neuf duels pour 18 la saison dernière, malgré une blessure à la cheville, cela fait 1379 minutes de temps de jeu, contre 777 douze mois auparavant. "C'est ma meilleure saison jusqu'à présent", affirmait-elle à Sporza. "Je reçois plus d'occasions que lors des deux saisons précédentes et je ressens aussi la confiance de l'entraîneur. Vous remportez également des matchs avec un bon banc. Nous avons un noyau très fort ici", explique-t-elle.Cayman n'a été titulaire que dix matchs, le reste du temps, elle est montée au jeu. La milieu de terrain s'accommode cependant de sa situation comme elle le racontait à Sporza : "Je préfère être titulaire, mais on ne peut pas toujours choisir. Je continue juste à travailler dur."Le fait que Cayman reçoive plus de minutes cette saison s'explique aussi par la présence de sa coach, Sonia Bompastor. "C'est une coach qui prend vraiment en compte l'ensemble du groupe et qui donne aussi une chance aux autres joueuses par le biais des remplacements", détaille-t-elle au Nieuwsblad.Son expérience en France lui a également permis de recevoir le Soulier d'or à deux reprises: en 2017 et cette année. Lors de la dernière édition, elle a devancé Tessa Wullaert d'une seule petite unité. Lors de la remise du trophée, Cayman a déclaré que le succès de son équipe française avait peut-être joué un rôle dans sa victoire.A 33 ans, la joueuse ne se voit pas encore mettre un terme à sa carrière prochainement. Dans une interview accordée à la RTBF, elle a déclaré se sentir plus forte maintenant qu'à 20 ans. Elle est aussi persuadé qu'elle peut encore progresser.Avec les Red Flames, Janice Cayman joue au milieu de terrain, mais à Lyon, elle évolue au poste d'arrière droit. Sa polyvalence lui a même valu un surnom : le couteau suisse belge. Maisla joueuse pense aussi que la polyvalence est aussi un inconvénient. "C'est certainement un avantage pour l'équipe, mais parfois un inconvénient pour moi-même. Les gens pensent souvent que je peux remplir de nombreuses fonctions dans l'équipe. Du coup, je suis peut-être plus souvent sur le banc. Pour moi, c'est une situation difficile, car je dois me mesurer à la moitié de l'équipe et non à une ou deux joueuses seulement comme c'est le cas quand vous n'êtes en concurrence que pour une place."C'es donc bien sur le banc qu'elle a commencé cette finale contre le FC Barcelone Fémini. A dix minutes du terme, elle a remplacé Griedge Mbock, blessée. Si elle espérait sans doute jouer un rôle plus important, la Belge s'est certainement satisfait de pouvoir brandir le plus prestigieux des trophées européens pour la première fois de sa carrière.