Mercredi, outre le match opposant Chelsea au PSG, le Zénith Saint-Pétersbourg a accueilli Benfica. La rencontre est quasiment passée sous silence. "Normal", elle voyait s'opposer deux clubs du "subtop" européen. Mais tandis que beaucoup d'observateurs auraient misé sur une qualification du Zénith, ce sont finalement les Lisboètes qui ont pris les devants en s'imposant 3-1 sur l'ensemble des deux rencontres. Ce résultat témoigne de la "faiblesse" d'une équipe russe qui prétendait vouloir devenir un club des plus importants en Europe.

La grenouille se fait plus grosse que le boeuf

Fin 2005, la société Gazprom s'empare du club. Sergei Fursenko est alors nommé président du Zénith. Il a pour objectif de remporter 3 Coupes d'Europe en 10 ans. En 2008, les Russes écartent Villareal, Marseille, le Bayer Leverkusen, le Bayern Munich et les Glasgow Rangers de leur route pour filer vers un titre en Coupe d'Europe. Les choses se passent donc comme prévu pour les dirigeants. Néanmoins, l'année d'après, le club connaît une période de vache maigre... Plusieurs stars s'en vont (Arshavin, Timotchouk, Pogrebnyak). Il faut réagir. Spalletti est engagé comme coach. Michael Lumb est recruté, tout comme Kerzhakov. Danny revient de blessure. Cela ne suffit pas, les dirigeants veulent que le Zénith devienne un cador européen. Les investissements financiers se font de plus en plus courants. Lukovic et Bruno Alves intègrent l'effectif pour près de 30 millions d'euros. Le club revient tout doucement aux affaires, dans son championnat du moins.

En 2012, Gazprom débourse 100 millions d'euros pour s'attacher les services d'Axel Witsel et de Hulk à la plus grande surprise de tous.

"L'argent a été un facteur important"

"Le président de Benfica a tout fait pour me garder au club, en m'offrant une prolongation de contrat et plus d'argent, mais j'ai pris ma décision. Tout le monde va dire que j'ai rejoint le Zénith pour l'argent. Je le sais. Bien sûr que cela a été un facteur important. Même avec le nouveau contrat que me proposait Benfica, la différence avec la proposition du Zénith était importante. Mais ce n'est pas la seule raison. Le Zénith a aussi un projet sportif attractif", avait expliqué Axel Witsel au Diario de Noticias lorsque son transfert a été officialisé.

En 2014-2015, le club redevient Champion de Russie sous André Villas-Boas. Mais force est de constater que les résultats sportifs du Zénith Saint-Pétersbourg sont bien en deçà des ambitions au niveau européen. Certainement, Axel, ne doit-il pas regretter ce transfert financièrement parlant. Néanmoins, il n'y a nul doute qu'avec cette élimination en 8e de finale de la Ligue des Champions, le Belge ait un goût de trop peu sur le plan sportif. D'autant qu'il est la cible d'un intérêt immense tout aussi bien de certains clubs italiens, qu'anglais ou espagnols.

Un départ cet été ?

Axel Witsel a encore un an de contrat en Russie. Dès lors, plusieurs options sont envisageables. Si le Belge souhaite rester là-bas, rien ne l'empêchera de signer un nouveau contrat, d'ici cet été. S'il a soumis une demande de transfert à la direction, le club russe sera dans l'obligation de le céder dès le prochain mercato pour ne pas se voir lésé financièrement. Car si le Zénith préfère le garder contre son gré, il partira gratuitement l'année prochaine. Ce n'est pas envisageable lorsque l'on sait que le Liégeois a une clause libératoire de 40 millions d'euros dans son contrat.

Quentin Droussin

Mercredi, outre le match opposant Chelsea au PSG, le Zénith Saint-Pétersbourg a accueilli Benfica. La rencontre est quasiment passée sous silence. "Normal", elle voyait s'opposer deux clubs du "subtop" européen. Mais tandis que beaucoup d'observateurs auraient misé sur une qualification du Zénith, ce sont finalement les Lisboètes qui ont pris les devants en s'imposant 3-1 sur l'ensemble des deux rencontres. Ce résultat témoigne de la "faiblesse" d'une équipe russe qui prétendait vouloir devenir un club des plus importants en Europe.La grenouille se fait plus grosse que le boeufFin 2005, la société Gazprom s'empare du club. Sergei Fursenko est alors nommé président du Zénith. Il a pour objectif de remporter 3 Coupes d'Europe en 10 ans. En 2008, les Russes écartent Villareal, Marseille, le Bayer Leverkusen, le Bayern Munich et les Glasgow Rangers de leur route pour filer vers un titre en Coupe d'Europe. Les choses se passent donc comme prévu pour les dirigeants. Néanmoins, l'année d'après, le club connaît une période de vache maigre... Plusieurs stars s'en vont (Arshavin, Timotchouk, Pogrebnyak). Il faut réagir. Spalletti est engagé comme coach. Michael Lumb est recruté, tout comme Kerzhakov. Danny revient de blessure. Cela ne suffit pas, les dirigeants veulent que le Zénith devienne un cador européen. Les investissements financiers se font de plus en plus courants. Lukovic et Bruno Alves intègrent l'effectif pour près de 30 millions d'euros. Le club revient tout doucement aux affaires, dans son championnat du moins. En 2012, Gazprom débourse 100 millions d'euros pour s'attacher les services d'Axel Witsel et de Hulk à la plus grande surprise de tous. "L'argent a été un facteur important""Le président de Benfica a tout fait pour me garder au club, en m'offrant une prolongation de contrat et plus d'argent, mais j'ai pris ma décision. Tout le monde va dire que j'ai rejoint le Zénith pour l'argent. Je le sais. Bien sûr que cela a été un facteur important. Même avec le nouveau contrat que me proposait Benfica, la différence avec la proposition du Zénith était importante. Mais ce n'est pas la seule raison. Le Zénith a aussi un projet sportif attractif", avait expliqué Axel Witsel au Diario de Noticias lorsque son transfert a été officialisé. En 2014-2015, le club redevient Champion de Russie sous André Villas-Boas. Mais force est de constater que les résultats sportifs du Zénith Saint-Pétersbourg sont bien en deçà des ambitions au niveau européen. Certainement, Axel, ne doit-il pas regretter ce transfert financièrement parlant. Néanmoins, il n'y a nul doute qu'avec cette élimination en 8e de finale de la Ligue des Champions, le Belge ait un goût de trop peu sur le plan sportif. D'autant qu'il est la cible d'un intérêt immense tout aussi bien de certains clubs italiens, qu'anglais ou espagnols. Un départ cet été ? Axel Witsel a encore un an de contrat en Russie. Dès lors, plusieurs options sont envisageables. Si le Belge souhaite rester là-bas, rien ne l'empêchera de signer un nouveau contrat, d'ici cet été. S'il a soumis une demande de transfert à la direction, le club russe sera dans l'obligation de le céder dès le prochain mercato pour ne pas se voir lésé financièrement. Car si le Zénith préfère le garder contre son gré, il partira gratuitement l'année prochaine. Ce n'est pas envisageable lorsque l'on sait que le Liégeois a une clause libératoire de 40 millions d'euros dans son contrat.Quentin Droussin