Marc Wilmots à propos de...

... sa philosophie de jeu : "J'ai une ligne directrice, c'est la circulation de balle. La possession. Quand tu as la possession, quand tu prives l'adversaire du ballon, aucune chance pour lui d'être efficace. Maintenant, il faut posséder les qualités techniques pour y arriver. Et tu dois toujours garder l'équilibre. Penser à attaquer, c'est bien. Mais tu dois aussi penser à défendre. Quand j'étais adjoint, j'ai eu trois ans pour bien observer tous les joueurs. J'ai vu que mes prédécesseurs faisaient certaines erreurs bien précises. Je n'ai pas envie de les faire".

"Quand tu regardes Barcelone, c'est tic tac, tic tac. Puis ils ont Lionel Messi, Luis Suarez et Neymar pour finir le boulot parce que les adversaires sont fatigués. C'est encore un autre niveau. Mais mon équipe le fait déjà très bien à certains moments. Ce qui compte, c'est d'avoir de la régularité, d'arriver à reproduire ça dans chaque match. Et il faut oublier sa petite personne. La seule fois où j'ai dû me fâcher, c'était à la mi-temps à Chypre parce qu'ils voulaient forcer. Quand tout le monde se dit qu'il va faire lui-même la décision, tu vois ce que ça donne"..

... la responsabilité personnelle : "On joue homme contre homme. C'est ce qu'on faisait à Schalke avec Huub Stevens et c'était la meilleure parade pour avoir un gros bloc équipe. Comme ça, rien ne passe dans l'axe. Mais pour le faire, il faut du coeur, de la condition physique, de la discipline. Si tu n'as pas une grande discipline tactique, oublie. Soit on fait ça, soit on joue la zone comme les Français. Je trouve qu'en choisissant le système homme contre homme dans le milieu en perte de balle, tout est beaucoup plus clair. Et tu mets moins de poids sur la défense. Tu empêches les infiltrations depuis la deuxième ligne de l'adversaire et tu responsabilises tes joueurs. Celui-là est pour toi, celui-là est pour toi, moi je prends celui-là. Au moins, aucun de mes gars n'a un alibi. Après, ils peuvent faire des erreurs, ça peut arriver".

"Je ne veux pas non plus de zone sur phases arrêtées. Parce que, de nouveau, c'est l'alibi. C'est pas moi qui ai laissé faire le buteur, c'est lui. Je ne discute même pas de ça, c'est clair et net. Tu vas aux cours d'entraîneurs, on t'explique la zone ceci, la zone cela. Chacun fait comme il veut. Mais sur 25 matches, même s'il y a peut-être eu un tout petit peu de réussite, on n'a pas pris un but sur phase arrêtée. Je crois que c'est un record".

... ses attentes pour l'EURO : "Subitement, on doit être champions d'Europe. Si on l'est, tant mieux hein ! Mais, un moment, il faut rester lucide. Michel Preud'homme résume bien la situation quand il s'étonne que tout le monde s'attend maintenant à ce qu'on gagne tous nos matches 3-0. Il y en a qui ne sont plus sur terre. Moi, j'y suis encore. Mon père est un homme de la terre, ça aide, sans doute. Je sais très bien ce qu'on a fait, je sais très bien ce qu'on a comme qualités. Je sais qu'on peut battre n'importe quel adversaire quand on est là. Et je ne chercherai pas d'excuse. Qu'on gagne ou qu'on perde, j'assumerai. De toute façon, c'est moi qui vais prendre".

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Wilmots dans votre Sport/Foot Magazine

Marc Wilmots à propos de...... sa philosophie de jeu : "J'ai une ligne directrice, c'est la circulation de balle. La possession. Quand tu as la possession, quand tu prives l'adversaire du ballon, aucune chance pour lui d'être efficace. Maintenant, il faut posséder les qualités techniques pour y arriver. Et tu dois toujours garder l'équilibre. Penser à attaquer, c'est bien. Mais tu dois aussi penser à défendre. Quand j'étais adjoint, j'ai eu trois ans pour bien observer tous les joueurs. J'ai vu que mes prédécesseurs faisaient certaines erreurs bien précises. Je n'ai pas envie de les faire"."Quand tu regardes Barcelone, c'est tic tac, tic tac. Puis ils ont Lionel Messi, Luis Suarez et Neymar pour finir le boulot parce que les adversaires sont fatigués. C'est encore un autre niveau. Mais mon équipe le fait déjà très bien à certains moments. Ce qui compte, c'est d'avoir de la régularité, d'arriver à reproduire ça dans chaque match. Et il faut oublier sa petite personne. La seule fois où j'ai dû me fâcher, c'était à la mi-temps à Chypre parce qu'ils voulaient forcer. Quand tout le monde se dit qu'il va faire lui-même la décision, tu vois ce que ça donne"..... la responsabilité personnelle : "On joue homme contre homme. C'est ce qu'on faisait à Schalke avec Huub Stevens et c'était la meilleure parade pour avoir un gros bloc équipe. Comme ça, rien ne passe dans l'axe. Mais pour le faire, il faut du coeur, de la condition physique, de la discipline. Si tu n'as pas une grande discipline tactique, oublie. Soit on fait ça, soit on joue la zone comme les Français. Je trouve qu'en choisissant le système homme contre homme dans le milieu en perte de balle, tout est beaucoup plus clair. Et tu mets moins de poids sur la défense. Tu empêches les infiltrations depuis la deuxième ligne de l'adversaire et tu responsabilises tes joueurs. Celui-là est pour toi, celui-là est pour toi, moi je prends celui-là. Au moins, aucun de mes gars n'a un alibi. Après, ils peuvent faire des erreurs, ça peut arriver"."Je ne veux pas non plus de zone sur phases arrêtées. Parce que, de nouveau, c'est l'alibi. C'est pas moi qui ai laissé faire le buteur, c'est lui. Je ne discute même pas de ça, c'est clair et net. Tu vas aux cours d'entraîneurs, on t'explique la zone ceci, la zone cela. Chacun fait comme il veut. Mais sur 25 matches, même s'il y a peut-être eu un tout petit peu de réussite, on n'a pas pris un but sur phase arrêtée. Je crois que c'est un record".... ses attentes pour l'EURO : "Subitement, on doit être champions d'Europe. Si on l'est, tant mieux hein ! Mais, un moment, il faut rester lucide. Michel Preud'homme résume bien la situation quand il s'étonne que tout le monde s'attend maintenant à ce qu'on gagne tous nos matches 3-0. Il y en a qui ne sont plus sur terre. Moi, j'y suis encore. Mon père est un homme de la terre, ça aide, sans doute. Je sais très bien ce qu'on a fait, je sais très bien ce qu'on a comme qualités. Je sais qu'on peut battre n'importe quel adversaire quand on est là. Et je ne chercherai pas d'excuse. Qu'on gagne ou qu'on perde, j'assumerai. De toute façon, c'est moi qui vais prendre".Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Wilmots dans votre Sport/Foot Magazine