Finalement, cette saison de Premier League ressemble un peu à toutes les autres. Comme l'année dernière avec Liverpool, aucune équipe ne semble en mesure d'arrêter un Manchester City en bien meilleure forme qu'en début de saison. Par contre, derrière, c'est plus surprenant. Il suffit d'un coup d'oeil au classement pour s'en rendre compte. Le haut de tableau est serré comme jamais ! En début de saison, des équipes comme Everton ou encore Southampton se trouvaient dans le haut. Aujourd'hui, c'est Leicester, et plus surprenant encore, West Ham qui remplacent les habitués. Pas de Chelsea, ni d'Arsenal ou de Tottenham dans le Big Five !
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Finalement, cette saison de Premier League ressemble un peu à toutes les autres. Comme l'année dernière avec Liverpool, aucune équipe ne semble en mesure d'arrêter un Manchester City en bien meilleure forme qu'en début de saison. Par contre, derrière, c'est plus surprenant. Il suffit d'un coup d'oeil au classement pour s'en rendre compte. Le haut de tableau est serré comme jamais ! En début de saison, des équipes comme Everton ou encore Southampton se trouvaient dans le haut. Aujourd'hui, c'est Leicester, et plus surprenant encore, West Ham qui remplacent les habitués. Pas de Chelsea, ni d'Arsenal ou de Tottenham dans le Big Five ! Pour une fois, et il fallait être très fort pour le deviner, ce sont les Hammers qui sont les patrons de Londres. Pourtant, la saison dernière, ils ont longtemps flirté avec la relégation avant d'assurer leur maintien dans la dernière ligne droite du championnat. Sur les dernières années, il faut remonter à la première saison de Slaven Bilic, lors de l'exercice 2015-2016, pour les retrouver à la 7e place. Une exception, West Ham étant souvent plus proche de la Championship, que de la Ligue des Champions. Après leur victoire le week-end dernier face au Tottenham de José Mourinho (que l'on annonce d'ailleurs sur la sellette !), les hommes de David Moyes ne sont qu'à quatre points du podium. Pour le moment, ils sont donc en bonne place pour une qualification pour la Ligue des Champions. Les Londoniens viennent d'enchaîner deux succès consécutifs en championnat et n'ont concédé qu'une seule défaite en 2021, à domicile contre les Reds de Liverpool. En quelques mois, le coach écossais a littéralement métamorphosé l'équipe londonienne. En mettant en place ses principes de jeu, c'est-à-dire en préférant des joueurs plus travailleurs et moins "artistes", il a permis à West Ham de retrouver des fondamentaux qui n'étaient plus forcément présents ces dernières années. Par rapport à la saison dernière, l'équipe est plus stable, il n'y a que très peu de changements dans son onze de base. Mais attention, West Ham a aussi le brin de chance qu'il faut. Sur ses matches depuis le début de l'année civile, le club l'a très souvent emporté avec un petit but d'écart. C'est l'une des caractéristiques de la saison des Hammers, qui ont mieux rivalisé que d'habitude avec les cadors anglais. La saison de West Ham est remarquable, personne ne peut dire le contraire. David Moyes ne dispose, en plus, pas de l'effectif avec le plus d'atouts pour être candidat à l'Europe. La star actuelle n'a que 22 ans : Declan Rice est déjà l'un des joueurs les plus convoités du noyau. Formé à l'académie du club, il est le patron de l'équipe depuis que l'emblématique Mark Noble (33 ans) est moins présent sur le terrain. Il y a aussi Jesse Lingard qui est arrivé cet hiver et qui, tout doucement, retrouve quelques sensations après une période plus difficile à Manchester United. Sa touche technique est très précieuse pour le secteur offensif. À côté de ça, on retrouve plutôt une équipe de joueurs expérimentés. Que ce soit Michail Antonio (trente ans), Pablo Fornals (25 ans), Tomas Soucek (25 ans), Jarrod Bowen (24 ans), Craig Dawson (30 ans) ou encore Aaron Cresswell (31 ans), tous ont de la bouteille en Premier League ou dans des championnats européens. Cette expérience du plus haut niveau est aussi une des clés de leur très belle saison. Cette saison, marquée par le Covid et l'absence quasi systématique de spectateurs en Premier League, a aussi joué dans le classement. Des équipes avec un fort soutien, comme Liverpool, par exemple, ressentent certainement plus cette absence que West Ham, qui joue dans un stade olympique, certes très beau, mais avec des tribunes assez éloignées de la pelouse. À West Ham, les supporters sont très exigeants, impatients. Depuis quelques années, ils ne ressentent pas d'évolution malgré les promesses tenues par les deux propriétaires du club, David Gold et David Sullivan. Cette saison, l'équipe semble enfin à la hauteur. Assez pour accrocher une qualif' en Ligue des Champions pour la première fois de son histoire ? Réponse dans quelques mois.Par Arthur Gosset