"Normalement, chacun regarde sa propre situation et quand il n'est pas trop concerné détourne le regard. Mais nous avons besoin de l'Europe pour résoudre ce conflit" car "la Catalogne et l'Espagne ne se font pas confiance", a estimé le coach lors d'un point presse vendredi.

"La communauté internationale doit nous aider à résoudre ce conflit (...) et un médiateur extérieur doit nous aider à nous asseoir et discuter", a-t-il ajouté.

"Des personnes marchent pacifiquement de toute la Catalogne pour aller à Barcelone pour soutenir sept prisonniers politiques et deux militants condamnés à plus de 100 ans de prison cumulés. Si les gens n'étaient pas persuadés que ce n'est pas juste, il n'y aurait pas des millions et des millions de personne pour soutenir ces personnes, des personnes exilées qui ne peuvent pas rentrer chez elles", a encore ajouté Guardiola.

Il a en revanche assuré ne pas avoir d'opinion sur le report du clasico Barcelone-Real qui devait se tenir le 26 octobre.

"Il faut demander à (Javier) Tebas (le président de la Liga), ou à la fédération ou au gouvernement. Si ça arrive, c'est qu'ils doivent craindre quelque chose, mais honnêtement je ne sais pas quoi", a-t-il ajouté.

Cinq jours après les lourdes peines de prison infligées lundi à neuf dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017, la situation reste très tendue en Catalogne où la mobilisation séparatiste a été marquée par quatre nuits de violences.

Vendredi, jour de "grève générale", des "marches de la liberté" parties de toute la région devaient converger à Barcelone pour une grande manifestation prévue à 15H00 GMT.