C'est peut-être naïf de se baser sur une prestation qui, aussi remarquable soit-elle, ne résume en rien les semaines précédentes. Reste qu'avec 27 tirs tentés (pour seulement six cadrés) contre le Beerschot (2-0, le 27 décembre), les hommes de Vincent Kompany ont dominé comme ils ne l'avaie...

C'est peut-être naïf de se baser sur une prestation qui, aussi remarquable soit-elle, ne résume en rien les semaines précédentes. Reste qu'avec 27 tirs tentés (pour seulement six cadrés) contre le Beerschot (2-0, le 27 décembre), les hommes de Vincent Kompany ont dominé comme ils ne l'avaient jamais fait cette saison. Et si la dernière impression doit toujours être la bonne, alors les Bruxellois sont sur le bon chemin. À elles seules, les prestations individuelles de Lukas Nmecha, Paul Mukairu, Francis Amuzu et Percy Tau laissent croire que ce quatuor peut mener Anderlecht bien plus haut que ce que le niveau collectif affiché depuis le début de saison laissait encore penser il y a peu. La preuve qu'Anderlecht a de la ressource et la confirmation aussi, et surtout, qu'on ne sait jamais sur quel pied danser quand on doit faire avec une équipe sans réel fil conducteur. À ses débuts, Vincent Kompany citait Pep Guardiola et son process footballistique en référence absolue. Énervé par la comparaison, l'entraîneur mauve avait demandé qu'on cesse de le singer en fan absolu des idées de l'Espagnol. Et pour cause, contre le Beerschot, son Anderlecht ressemblait plus aux équipes de Jürgen Klopp, apôtre du gegenpressing, cette méthode qui consiste à presser l'adversaire de manière très agressive dès la perte du ballon et qui rencontre un certain succès dans le KV Ostende d' Alexander Blessin. Une analogie certainement plus fidèle à ce stade.