Après une saison moyenne, Vincent Kompany a été démis de ses fonctions à Anderlecht. Des résultats peu de résultats probants et une différence de vision quant à l'avenir avec la direction anderlechtoise auront été les éléments déclencheurs de ce divorce que l'on pensait encore impossible il y a quelques mois. L'ancien Diable rouge s'est mis en quête d'un nouveau défi et l'a trouvé dans l'antichambre du football anglais, à Burnley. Il a signé un contrat d'au moins quatre ans, signe d'une stratégie à long terme envisagée par ce club qui vient d'être relégué de Premier League.
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Après une saison moyenne, Vincent Kompany a été démis de ses fonctions à Anderlecht. Des résultats peu de résultats probants et une différence de vision quant à l'avenir avec la direction anderlechtoise auront été les éléments déclencheurs de ce divorce que l'on pensait encore impossible il y a quelques mois. L'ancien Diable rouge s'est mis en quête d'un nouveau défi et l'a trouvé dans l'antichambre du football anglais, à Burnley. Il a signé un contrat d'au moins quatre ans, signe d'une stratégie à long terme envisagée par ce club qui vient d'être relégué de Premier League.À première vue, cette union semble contre-nature en ce qui concerne la vision du football. Tout le monde sait que Kompany aime jouer un football offensif et léché, exactement le contraire du style de Burnley ces dernières années. Le traditionnel kick & rush anglais est tenu en haute estime chez les Clarets.Mais au cours des derniers mois avec son ancien employeur, Kompany a démontré qu'il pouvait également appliquer un football plus pragmatique axé sur les résultats. Si ce changement de cap n'a pas apporté spécialement plus de victoires à la maison mauve, il a eu le mérite de prouver que le coach que l'on disait têtu pouvait se montrer flexible. Une qualité qui lui sera certainement utile dans son nouvel environnement.Kompany est réaliste sur les ambitions. Une promotion immédiate, dans la situation actuelle, ne sera pas facile. Lors de sa reprise en 2020, Burnley s'est vu accorder un prêt de 65 millions de livres sterling, qui doit encore en grande partie être remboursé par le relégué. A cause de cette situation financière, beaucoup de cadres ont dû partir pour ne pas noyer financièrement les Clarets. Nathan Collins a rejoint Wolverhampton en échange de 24 millions d'euros, Dwight McNeil est parti à Everton pour le même montant et le gardien Nick Pope a déménagé à Newcastle pour 11 millions d'euros. Les fans étaient particulièrement réticents à l'idée de voir Collins et McNeil partir sous d'autres cieux. Ils sont encore jeunes et n'avaient pas l'intention de quitter le club malgré la descente en Championship. Ils auraient très bien pu rester une saison en deuxième division et être ensuite cédés pour une somme plus importante.Ces transferts ont cependant quelque peu rempli les caisses de Burnley, mais pas assez pour faire de grosses acquisitions. C'est pourquoi Kompany a opté pour une approche différente. Il a convaincu des joueurs qui avaient déjà travaillé sous ses ordres ou qu'il connaissait de la Jupiler Pro League de le rejoindre à Burnley. Il a également fait jouer ses relations à Manchester City.De vieilles connaissances d'Anderlecht, Josh Cullen (3 millions d'euros) et Taylor Harwood-Bellis (location), ont enfilé la liquette bordeaux, bleue ciel et blanche, tout comme Vitinho (1 million) du Cercle Brugge et Samuel Bastien du Standard (800 000 euros). Burnley a également négocié avec le deuxième gardien de but d'Anderlecht, Bart Verbruggen, mais le deal est tombé à l'eau la dernière minute. Ils ont dû se mettre en quête d'un autre gardien de but et l'ont déniché à City. Arijanet Muric a été récupéré en échange de 3 millions d'euros.Dans une interview accordée au Guardian, le nouvel entraîneur évoque sa stratégie de recrutement : "Nous avons essayé de faire des acquisitions intelligentes. Vous ne pouvez pas nous reprocher fait ce choix. Ce sont tous des joueurs qui peuvent nous aider à lutter pour la promotion. Mais si nous n'y parvenons pas, nous ne serons pas désavantagés car nous aurons au moins réussi à limiter les coûts. La plupart des nouveaux venus sont également jeunes, ce qui nous permet de construire pour les prochaines années, même si nous ne remportons pas de trophée tout de suite", précise Vince the Prince.Kompany a déjà fait venir quelques joueurs, mais pas assez pour que son noyau soit complet et compétitif. Il y a eu un véritable exode à Turf Moor cet été. Pas moins de quatorze joueurs ont plié bagage et il y en a peut-être un autre qui pourrait suivre dans les prochaines semaines. L'ailier gauche Maxwel Cornet est l'un des rares titulaires de la saison écoulée qui reste encore dans les vestiaires. Mais lui aussi aimerait aller voir ailleurs, surtout si une formation de Premier League lui fait une offre. Il ne fait donc pas partie de la sélection pour le match d'ouverture de la saison. Lorsque la conférence de presse d'avant-match a été interrompue par le bruit d'une moto, le nouveau manager a plaisanté : "C'est Maxwel qui s'en va." Des rires ont résonné dans la salle de presse.Au grand dam des supporters, le capitaine Ben Mee est également parti.. Le défenseur était déterminé à rester en Premier League et ce sera le cas, puisque Brentford est parvenu à s'attacher ses services.Kompany doit encore construire son équipe, ce qui est la conclusion claire de sa période de préparation. Burnley a remporté son premier match à huis clos contre Rochdale, quatrième du classement, 1-0, mais s'est ensuite incliné contre Wolverhampton (3-0) une semaine plus tard. Le premier test contre une équipe de Premier League s'est terminé par une lourde défaite. Lors du seul match amical disputé avec public, Burnley a gagné contre Shrewsbury Town, une équipe de troisième division, sur le score de 1-3. Burnley affronte Huddersfield ce soir en lever de rideau du Championship. Lors de sa conférence de presse, Kompany, remarquablement détendu, est resté prudent au moment des pronostics : "Je ne vais pas faire de prédictions sur le match de ce soir. Ce sont mes débuts dans le championnat, donc je ne connais pas encore très bien les forces en présence. Je suis certes impatient, mais je dois aussi être réaliste. Nous sommes dans une phase différente de celle des autres clubs. Il faudra un certain temps avant que le noyau soit complet. Perdre des points ce soir dans ce contexte ne serait pas spécialement un drame. Un bon résultat serait idéal, mais ce n'est pas une obligation", affirme le technicien belge.La courte période de préparation pourrait avoir des conséquences importantes sur le début de la saison. Avec autant de nouveaux joueurs et peu de temps pour créer des automatisme, il sera difficile de mettre en place un collectif solide avec un vrai esprit d'équipe. Il y a de fortes chances que pas moins de sept nouveaux arrivants soient titularisés pour ce match inaugural de l'ère Kompany à Burnley.L' analyse sobre de l'ancien prince de Saitn-Guidon montre qu'il se rend compte qu'il est dans le même bateau que lors de son arrivée à Anderlecht. "Trust the process" est un slogan qui s'applique également à son nouveau club.