Deux sur neuf et la dernière place de son groupe : si l'Inter veut passer l'hiver en Champions League, le club milanais doit absolument l'emporter ce mercredi face au Real Madrid. En conférence de presse mardi après-midi, le coach Antonio Conte en avait bien conscience : "il n'y a pas d'alternative."
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Deux sur neuf et la dernière place de son groupe : si l'Inter veut passer l'hiver en Champions League, le club milanais doit absolument l'emporter ce mercredi face au Real Madrid. En conférence de presse mardi après-midi, le coach Antonio Conte en avait bien conscience : "il n'y a pas d'alternative."Pour atteindre les huitièmes, Conte a calculé qu'il fallait engranger entre sept et neuf points : il y a donc du pain sur la planche. L'an dernier, les Lombards étaient déjà éliminés à Noël, et ce fut un coup dur, même s'il avait été toléré, car il s'agissait de la première saison sous les ordres du nouvel entraîneur et que le club était en phase de construction. Après la pause Covid, l'Inter a même finalement atteint la finale de l'Europa League, mais cette fois la "petite" coupe d'Europe ne suffira pas comme lot de consolation.L'Inter peut gagner contre le Real, la différence était minime au match aller, mais on ne sait jamais à quelle Inter on aura affaire cette saison : celle de la première heure de dimanche dernier contre Torino, quand rien ne fonctionnait, ou celle de la seconde période, quand elle a balayé son adversaire comme un ouragan, grâce aux buts et aux passes décisives de Big Rom.Il a donc encore été question de "Pazza Inter" (Inter folle) comme on l'appelle depuis longtemps, un nom qui fait référence à la versatilité fréquemment affichée et dont Conte voulait absolument se débarrasser à son arrivée. Mais il semble que le processus prenne un peu plus de temps qu'il ne l'espérait.La pression demeure sur les épaules de Romelu Lukaku. Après un an à Milan, il fait véritablement figure de leader de l'équipe. Le problème est qu'il est à peu près le seul à pouvoir emmener l'équipe dans son sillage en ce moment. Il devra donc le refaire contre le Real, aux côtés de son habituel coéquipier argentin, Lautaro Martínez. Les autres hommes forts n'y arrivent pas. Christian Eriksen, arrivé de Tottenham au Nouvel An, ne parvient pas à être le chef d'orchestre qu'il devrait et il semble ne pas convenir au système de Conte. "S'il veut partir, nous en discuterons lorsque cela sera possible, mais pour le moment, il joue toujours à l'Inter", a déclaré le directeur sportif Giuseppe Marotta, après une interview donnée à la presse danoise dans laquelle l'ancien joueur de l'Ajax exprimait son mécontentement.Sur le flanc, Achraf Hakimi n'a pas encore prouvé que l'investissement consenti pour acquérir ses services valait la peine. Marcelo Brozovic, testé positif au Covid, n'est toujours pas disponible et Arturo Vidal, sur lequel Conte compte pour assurer l'équilibre entre attaque et défense et pour apporter sa grinta, est toujours en phase d'adaptation. Conséquence ? Le moteur d'Inter ne tourne pas encore à plein régime. "Nous n'avons pas encore fait le saut qualitatif sur lequel nous comptions cette saison", analyse Conte. "Si nous voulons remporter des prix, nous devons mettre la barre plus haut à tous les niveaux : en termes de concentration et de volonté. Quiconque veut évoluer à l'Inter doit montrer qu'il en vaut la peine dans chaque match. Ceux qui ne le peuvent pas, peuvent rejoindre une équipe qui joue au milieu ou en bas du classement, où ils auront la vie plus facile."