Virgil van Dijk à propos...

...de sa façon de gérer la pression : "J'essaye de mettre les choses en perspective. Le football est une grande partie de ma vie, mais pas la chose la plus importante. Je sais que, quand ça ne va pas bien sur le terrain, je peux être très triste, très dur avec moi-même aussi. Mais il y a l'autre aspect de ma vie, ma famille, qui m'aide à prendre conscience et à tout relativiser."

...des récompenses individuelles remportées et du Ballon d'Or : "C'est un immense honneur. Une reconnaissance qui procure une très grande fierté. Mais je ne m'assois pas sur ce genre de lauriers. Gagner un trophée individuel ne doit pas vous faire croire que le boulot est fait. Le boulot, c'est d'aider l'équipe à gagner, d'aller plus haut. Le Ballon d'Or, honnêtement, je n'y pense pas du tout. Pour la bonne et simple raison que c'est un vote, et que je n'ai pas de prise, ni d'influence sur lui. Je ne peux rien faire pour changer l'opinion qu'on a de moi. Je suis très fier d'être parmi les candidats, mais la seule chose que je puisse accomplir, c'est garder les pieds sur terre et les activer pour en faire quelque chose... (Il sourit). Et tenter de faire encore mieux que la saison dernière !"

...de sa progression au cours de sa carrière : "J'ai eu une croissance difficile en termes de carrière. Je n'ai pas toujours été le joueur que je suis aujourd'hui, loin de là, à mes débuts aux Pays-Bas. A Willem II, j'étais souvent sur le banc, ou latéral droit. Il a fallu du temps pour m'installer à mon poste de prédilection. Quand je suis parti à Groningen, j'ai progressé. J'ai appris à mieux défendre, à voir le jeu, à l'orienter, car c'est ce qu'on demande à un défenseur central là-bas. Ça a été compliqué. J'avais un pied gauche, comment dire... Pas terrible. J'ai bossé. Et à partir de ma deuxième saison à Groningen, j'ai vraiment bien évolué. Après mon transfert au Celtic, ça a commencé à décoller. Mais j'ai dû bosser dur. Même quand j'étais au Celtic, les équipes de Premier League étaient très suspicieuses à mon égard. Elles ne voulaient pas prendre de risques car je jouais en Écosse. Il a fallu que ce soit Ronald Koeman qui vienne me chercher quand il entraînait Southampton. J'ai continué à progresser, mais rien n'a été évident. Chacun a sa destinée, son propre chemin. Celui que j'ai suivi m'appartient. Je crois qu'il fallait que je vive ça, que je passe par là en tant que joueur et en tant qu'être humain pour devenir ce que je suis aujourd'hui."

Par Thierry Marchand

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