Cette finale de League Cup, ce sera sans José Mourinho, viré lundi par la direction de Tottenham. Le Portugais pouvait viser son premier trophée depuis 2008 mais il a dû faire ses bagages six jours avant ce rendez-vous. Daniel Levy, le patron, ne lui a pas donné l'occasion d'ajouter une ligne à son riche palmarès. Ou alors, il a simplement estimé qu'avec Mourinho sur le banc, c'était impossible ? Il y avait décidément trop de choses au passif du coach pour qu'il puisse prolonger l'aventure à Londres : une saison terne, des disputes avec les joueurs, l'image écornée, la honte de l'élimination européenne par Zagreb, tout ça est ressorti après une nouvelle contre-performance, un nul contre Everton et des perspectives européennes qui s'amenuisent encore un peu plus.

Depuis vingt ans, Levy a bossé dur pour offrir à Tottenham un superbe complexe d'entraînement et un stade à la hauteur. Sans l'aide de riche investisseurs comme à City, à United ou à Chelsea. Et en n'ayant pas une base de supporters dans le monde entier, même si le nombre de fans aux quatre coins du globe a quand même bien progressé. Il n'était plus tolérable que Mourinho menace tout ça. Par ailleurs, à cause du contexte sanitaire, le stade ne rapporte rien pour le moment et il a fallu recourir à un crédit d'urgence.

Ryan Mason, la jeunesse au pouvoir

Dimanche, sur le banc, il y aura Ryan Mason, devenu le plus jeune coach de l'histoire de la Premier League à 29 ans et 312 jours. Il détrône Attilio Lombardo, qui avait un peu plus de 32 ans quand il avait repris Crystal Palace en 1998. Cette année-là, Chelsea avait aussi fait dans le jeunisme avec Gianluca Vialli (33 ans). Après cela, la moyenne d'âge des entraîneurs de PL a méchamment augmenté.

Mason a subi son baptême du feu médiatique mardi. Il a été abondamment interrogé sur la Super League et sur son prédécesseur. Il a donné cette conférence de presse au centre d'entraînement tout en regardant distraitement des jeunes qui se préparaient à partir pour un match à West Ham. Il aurait aussi dû y aller, en tant que responsable player development.

Suite à une collision lui a valu une fracture du crâne, Mason a été entre la vie et la mort. Il s'en est finalement remis mais il a dû abandonner ses rêves de foot actif.

C'est Mauricio Pochettino qui l'a ramené à Tottenham. Il l'avait eu sous ses ordres comme joueur et l'avait laissé partir à Hull. Là-bas, une grosse collision lui a valu une fracture du crâne qui a mis fin à sa carrière à 26 ans. Mason a été entre la vie et la mort, il s'en est finalement remis mais il a dû abandonner ses rêves de foot actif. Pochettino est allé le voir à l'hôpital et lui a proposé un poste d'entraîneur de jeunes.

Son premier match comme coach intérimaire a directement été du costaud, à domicile contre Southampton, sans Kane. Tottenham était mené 0-1 à la mi-temps puis a renversé la vapeur pour s'imposer à la dernière minute. Dele Alli était sur le banc, Winks a participé, Alderweireld était titulaire, Lloris a brillé, Bale a assuré. Le lendemain, Kane se représentait à l'entraînement, rétabli d'un souci à la cheville. Bref, rien que des bons signes. À confirmer dimanche.

Cette finale de League Cup, ce sera sans José Mourinho, viré lundi par la direction de Tottenham. Le Portugais pouvait viser son premier trophée depuis 2008 mais il a dû faire ses bagages six jours avant ce rendez-vous. Daniel Levy, le patron, ne lui a pas donné l'occasion d'ajouter une ligne à son riche palmarès. Ou alors, il a simplement estimé qu'avec Mourinho sur le banc, c'était impossible ? Il y avait décidément trop de choses au passif du coach pour qu'il puisse prolonger l'aventure à Londres : une saison terne, des disputes avec les joueurs, l'image écornée, la honte de l'élimination européenne par Zagreb, tout ça est ressorti après une nouvelle contre-performance, un nul contre Everton et des perspectives européennes qui s'amenuisent encore un peu plus.Depuis vingt ans, Levy a bossé dur pour offrir à Tottenham un superbe complexe d'entraînement et un stade à la hauteur. Sans l'aide de riche investisseurs comme à City, à United ou à Chelsea. Et en n'ayant pas une base de supporters dans le monde entier, même si le nombre de fans aux quatre coins du globe a quand même bien progressé. Il n'était plus tolérable que Mourinho menace tout ça. Par ailleurs, à cause du contexte sanitaire, le stade ne rapporte rien pour le moment et il a fallu recourir à un crédit d'urgence.Dimanche, sur le banc, il y aura Ryan Mason, devenu le plus jeune coach de l'histoire de la Premier League à 29 ans et 312 jours. Il détrône Attilio Lombardo, qui avait un peu plus de 32 ans quand il avait repris Crystal Palace en 1998. Cette année-là, Chelsea avait aussi fait dans le jeunisme avec Gianluca Vialli (33 ans). Après cela, la moyenne d'âge des entraîneurs de PL a méchamment augmenté.Mason a subi son baptême du feu médiatique mardi. Il a été abondamment interrogé sur la Super League et sur son prédécesseur. Il a donné cette conférence de presse au centre d'entraînement tout en regardant distraitement des jeunes qui se préparaient à partir pour un match à West Ham. Il aurait aussi dû y aller, en tant que responsable player development.C'est Mauricio Pochettino qui l'a ramené à Tottenham. Il l'avait eu sous ses ordres comme joueur et l'avait laissé partir à Hull. Là-bas, une grosse collision lui a valu une fracture du crâne qui a mis fin à sa carrière à 26 ans. Mason a été entre la vie et la mort, il s'en est finalement remis mais il a dû abandonner ses rêves de foot actif. Pochettino est allé le voir à l'hôpital et lui a proposé un poste d'entraîneur de jeunes.Son premier match comme coach intérimaire a directement été du costaud, à domicile contre Southampton, sans Kane. Tottenham était mené 0-1 à la mi-temps puis a renversé la vapeur pour s'imposer à la dernière minute. Dele Alli était sur le banc, Winks a participé, Alderweireld était titulaire, Lloris a brillé, Bale a assuré. Le lendemain, Kane se représentait à l'entraînement, rétabli d'un souci à la cheville. Bref, rien que des bons signes. À confirmer dimanche.