"Il est normal que les supporters soient pleins d'espoir, ils en ont le droit. Comment ne pas nourrir cet espoir quand la finale se joue dans ton propre stade, ce qui est la plus belle chose du monde ?", a dit Simeone en conférence de presse.

Vainqueur 2-1 à Monaco lors de la première journée de la phase de poules, l'Atlético rêve ouvertement d'atteindre une troisième finale de C1 en cinq ans après celles perdues en 2014 et 2016. Histoire d'inscrire enfin son nom au palmarès de l'épreuve-reine.

Pour autant, le club "colchonero" n'oublie pas qu'il avait été sorti de la Ligue des champions dès la phase de poules la saison passée, avant de rebondir en Europa League, remportée en mai dernier.

Et Diego Simeone a mis en garde contre tout excès d'euphorie en C1.

"C'est compliqué, les gens vivent ce rêve (de finale à domicile) et le rêve est la plus belle chose qu'il y ait dans la vie. Mais nous, nous vivons dans la réalité, au jour le jour, afin d'atteindre cet objectif dont tout le monde rêve. Pour y parvenir, il faut travailler, gagner de nombreux matches, affronter nombre d'adversaires et le chemin est encore immense", a-t-il prévenu.

Même si l'entraîneur du FC Bruges Ivan Leko a décrit mardi son équipe comme le "Petit Poucet" du groupe A derrière Dortmund et Monaco, Simeone a appelé ses joueurs à ne pas se relâcher.

"Notre équipe va crescendo mais nous devons être réguliers et c'est ça le plus difficile, maintenir le rythme", a dit le technicien argentin.

"Vous ne me posez pas beaucoup de questions sur Bruges mais c'est une équipe qui a un bon jeu direct, des joueurs de couloirs dangereux. (...) C'est une équipe solide, dure et vous verrez demain (mercredi) que je ne vous ai pas menti", a-t-il souri.