"On ne peut pas comparer les Coupes du monde. Chacune a sa particularité mais celle-ci, d'un point de vue du terrain, a été exceptionnelle. La barre est placée très haut pour la prochaine", a affirmé le président de la FIFA lors de la conférence de presse de clôture de la compétition au lendemain de la finale remportée par l'Allemagne face à l'Argentine (1-0 a.p.). Le record de buts inscrits dans une Coupe du monde (171), qui datait du Mondial-1998 en France, a été égalé au cours du tournoi.

Interrogé sur la note qu'il attribuerait au Mondial brésilien après avoir donné 9 sur 10 à l'Afrique du Sud en 2010, M. Blatter a répondu avec humour "9,25 sur 10". "La perfection n'est pas de ce monde", a-t-il ajouté.

"C'était ma 10e Coupe du monde, ma 5e en tant que président de la FIFA. Elle était particulière pour moi. Ce qui l'a rendue particulière c'était la qualité du football, l'intensité des matches. On a commencé le tournoi avec un football très offensif, de très haut niveau. Dans les dernières Coupes du monde, les équipes avaient peur de perdre. Ici cela n'a pas été le cas", a-t-il également relevé.

"Il y a eu beaucoup de buts, d'occasions, de l'offensive", a-t-il poursuivi. "Dans les matches à élimination directe, cela a été plus tactique et plus calculé mais tous les matches ont eu un niveau d'intensité élevé. La finale a été une bataille, pas seulement tactique. Tout le monde voulait gagner. Il y a eu des occasions de chaque côté. C'est le football qui a gagné par la qualité sur le terrain, le fair-play."

Surpris par le Ballon d'Or de Messi Blatter a été questionné au sujet du Ballon d'Or attribué à la surprise générale à Lionel Messi. "Je dois répondre de manière diplomatique ou vous dire la vérité ?", a-t-il ironisé. "Ecoutez, je dois reconnaître que moi-même j'ai été un petit peu surpris quand j'ai vu que Lionel Messi ressortait comme le meilleur joueur du Mondial. Si vous comparez le début du Mondial et où est finalement arrivée l'équipe d'Argentine, c'est à dire en finale, les buts décisifs ont été marqués par Messi lors de plusieurs matches. Je pense que c'est ce qui explique cette décision."

Le président de la FIFA a cependant indiqué que les médias pourraient éventuellement être intégrés au jury, laissant le soin aux responsables de la communication et de la presse d'en discuter d'ici 2018.

Sanction "très sévère" contre Suarez

Joseph Blatter, a par ailleurs jugé "très sévère" la sanction (9 matches de suspension et 4 mois d'interdiction de toute activité liée au football) infligée à l'attaquant uruguayen Luis Suarez, qui avait mordu le défenseur italien Giorgio Chiellini au 1er tour, tout en insistant sur l'indépendance de la commission de discipline.

"Je ne veux pas parler de l'affaire Suarez, on a une commission de discipline indépendante, élue démocratiquement. En tant que footballeur, je trouve que cette sanction est très sévère. Mais en tant que président de la FIFA, il faut que j'accepte ce que cette commission a décidé", a déclaré "Sep" Blatter.

"J'espère que Suarez va revenir dans le football, parce qu'il a montré sur le terrain, avant sa suspension, sa capacité technique et tactique. J'espère qu'on le reverra. Il vient de signer pour l'un des plus grands clubs du monde (le FC Barcelone, ndlr) et je suis sûr qu'il va revenir au firmament du football", a-t-il ajouté. Suarez, 27 ans, va contester sa suspension devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), selon son avocat, après le rejet par la FIFA, jeudi, de l'appel interjeté par le joueur et la Fédération uruguayenne de football.

Le Brésil "victorieux"

Si le Brésil n'a pas remporté son sixième titre à domicile comme il le rêvait, il peut se considérer comme "victorieux" dans l'organisation d'une des Coupes les plus belles du monde, a pour sa part affirmé lundi la présidente Dilma Rousseff.

"Notre pays peut se considérer comme victorieux en ce qui concerne l'organisation de la Coupe du monde", a déclaré Mme Rousseff, candidate à sa réélection en octobre, qui faisait le bilan du Mondial qui a pris fin dimanche, en présence d'une dizaine de ministres. "Je suis sûre que cela a été l'une des plus belles du monde. On a eu la Coupe des Coupes ", a-t-elle souligné en rappelant que certains disaient que le stade Maracana ne serait prêt "qu'en 2038", que ce serait le chaos dans les aéroports et que le Brésil n'aurait pas la capacité d'accueillir les millions de supporteurs.

La présidente a reconnu que l'humiliante défaite du Brésil 7-1 contre l'Allemagne en demi-finales avait été "un problème". Mais elle a rappelé aux Brésiliens un proverbe chinois : "la défaite est la mère de toutes les victoires" et leur a demandé de surmonter l'incident.

Considéré comme l'un des favoris, le Brésil n'a obtenu que la 4e place au Mondial, après une autre défaite face aux Pays-Bas (3-0). C'est l'Allemagne qui a été sacrée championne (1-0) face à l'Argentine dimanche. "On a perdu le trophée mais le Brésil a gagné la Coupe avec un événement que le monde entier a admiré", s'est félicité de son côté Aloizio Mercadante, le ministre chef de la Maison civile(l'équivalent d'un premier ministre).

16,7 millions de personnes transportées en avion

Le Brésil attendait 600.000 touristes étrangers pendant le tournoi de 30 jours, le double de l'Afrique du Sud en 2010 mais il en aura reçu un million de 202 pays différents, a souligné le ministre du Tourisme Vinicius Lages.

Un sondage effectué dans les aéroports des 12 villes hôtes et dix frontières terrestres a indiqué que 95% des touristes étrangers avaient l'intention de revenir au Brésil, a-t-il ajouté.

Plus de trois millions de Brésiliens se sont déplacés dans tout le pays pour assister à la Coupe du monde qui a été couverte par plus de 20.000 journalistes.

Un total de 16,7 millions de personnes ont été transportées en avion dans tout le pays pendant la compétition avec un record historique de 572.000 en un seul jour, d'après les chiffres du ministère de l'Aviation civile.

"Et il n'y a eu aucune faille dans le réseau d'énergie ni dans la transmission de données de communications", a déclaré M.Mercadante. "Regardez ce que nous avons fait pendant la Coupe. Imaginez ce que l'on pourra faire pendant les jeux Olympiques" de Rio en 2016, a-t-il conclu.

"On ne peut pas comparer les Coupes du monde. Chacune a sa particularité mais celle-ci, d'un point de vue du terrain, a été exceptionnelle. La barre est placée très haut pour la prochaine", a affirmé le président de la FIFA lors de la conférence de presse de clôture de la compétition au lendemain de la finale remportée par l'Allemagne face à l'Argentine (1-0 a.p.). Le record de buts inscrits dans une Coupe du monde (171), qui datait du Mondial-1998 en France, a été égalé au cours du tournoi. Interrogé sur la note qu'il attribuerait au Mondial brésilien après avoir donné 9 sur 10 à l'Afrique du Sud en 2010, M. Blatter a répondu avec humour "9,25 sur 10". "La perfection n'est pas de ce monde", a-t-il ajouté. "C'était ma 10e Coupe du monde, ma 5e en tant que président de la FIFA. Elle était particulière pour moi. Ce qui l'a rendue particulière c'était la qualité du football, l'intensité des matches. On a commencé le tournoi avec un football très offensif, de très haut niveau. Dans les dernières Coupes du monde, les équipes avaient peur de perdre. Ici cela n'a pas été le cas", a-t-il également relevé. "Il y a eu beaucoup de buts, d'occasions, de l'offensive", a-t-il poursuivi. "Dans les matches à élimination directe, cela a été plus tactique et plus calculé mais tous les matches ont eu un niveau d'intensité élevé. La finale a été une bataille, pas seulement tactique. Tout le monde voulait gagner. Il y a eu des occasions de chaque côté. C'est le football qui a gagné par la qualité sur le terrain, le fair-play." Surpris par le Ballon d'Or de Messi Blatter a été questionné au sujet du Ballon d'Or attribué à la surprise générale à Lionel Messi. "Je dois répondre de manière diplomatique ou vous dire la vérité ?", a-t-il ironisé. "Ecoutez, je dois reconnaître que moi-même j'ai été un petit peu surpris quand j'ai vu que Lionel Messi ressortait comme le meilleur joueur du Mondial. Si vous comparez le début du Mondial et où est finalement arrivée l'équipe d'Argentine, c'est à dire en finale, les buts décisifs ont été marqués par Messi lors de plusieurs matches. Je pense que c'est ce qui explique cette décision." Le président de la FIFA a cependant indiqué que les médias pourraient éventuellement être intégrés au jury, laissant le soin aux responsables de la communication et de la presse d'en discuter d'ici 2018. Sanction "très sévère" contre Suarez Joseph Blatter, a par ailleurs jugé "très sévère" la sanction (9 matches de suspension et 4 mois d'interdiction de toute activité liée au football) infligée à l'attaquant uruguayen Luis Suarez, qui avait mordu le défenseur italien Giorgio Chiellini au 1er tour, tout en insistant sur l'indépendance de la commission de discipline. "Je ne veux pas parler de l'affaire Suarez, on a une commission de discipline indépendante, élue démocratiquement. En tant que footballeur, je trouve que cette sanction est très sévère. Mais en tant que président de la FIFA, il faut que j'accepte ce que cette commission a décidé", a déclaré "Sep" Blatter. "J'espère que Suarez va revenir dans le football, parce qu'il a montré sur le terrain, avant sa suspension, sa capacité technique et tactique. J'espère qu'on le reverra. Il vient de signer pour l'un des plus grands clubs du monde (le FC Barcelone, ndlr) et je suis sûr qu'il va revenir au firmament du football", a-t-il ajouté. Suarez, 27 ans, va contester sa suspension devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), selon son avocat, après le rejet par la FIFA, jeudi, de l'appel interjeté par le joueur et la Fédération uruguayenne de football. Le Brésil "victorieux" Si le Brésil n'a pas remporté son sixième titre à domicile comme il le rêvait, il peut se considérer comme "victorieux" dans l'organisation d'une des Coupes les plus belles du monde, a pour sa part affirmé lundi la présidente Dilma Rousseff. "Notre pays peut se considérer comme victorieux en ce qui concerne l'organisation de la Coupe du monde", a déclaré Mme Rousseff, candidate à sa réélection en octobre, qui faisait le bilan du Mondial qui a pris fin dimanche, en présence d'une dizaine de ministres. "Je suis sûre que cela a été l'une des plus belles du monde. On a eu la Coupe des Coupes ", a-t-elle souligné en rappelant que certains disaient que le stade Maracana ne serait prêt "qu'en 2038", que ce serait le chaos dans les aéroports et que le Brésil n'aurait pas la capacité d'accueillir les millions de supporteurs. La présidente a reconnu que l'humiliante défaite du Brésil 7-1 contre l'Allemagne en demi-finales avait été "un problème". Mais elle a rappelé aux Brésiliens un proverbe chinois : "la défaite est la mère de toutes les victoires" et leur a demandé de surmonter l'incident. Considéré comme l'un des favoris, le Brésil n'a obtenu que la 4e place au Mondial, après une autre défaite face aux Pays-Bas (3-0). C'est l'Allemagne qui a été sacrée championne (1-0) face à l'Argentine dimanche. "On a perdu le trophée mais le Brésil a gagné la Coupe avec un événement que le monde entier a admiré", s'est félicité de son côté Aloizio Mercadante, le ministre chef de la Maison civile(l'équivalent d'un premier ministre). 16,7 millions de personnes transportées en avion Le Brésil attendait 600.000 touristes étrangers pendant le tournoi de 30 jours, le double de l'Afrique du Sud en 2010 mais il en aura reçu un million de 202 pays différents, a souligné le ministre du Tourisme Vinicius Lages. Un sondage effectué dans les aéroports des 12 villes hôtes et dix frontières terrestres a indiqué que 95% des touristes étrangers avaient l'intention de revenir au Brésil, a-t-il ajouté. Plus de trois millions de Brésiliens se sont déplacés dans tout le pays pour assister à la Coupe du monde qui a été couverte par plus de 20.000 journalistes. Un total de 16,7 millions de personnes ont été transportées en avion dans tout le pays pendant la compétition avec un record historique de 572.000 en un seul jour, d'après les chiffres du ministère de l'Aviation civile. "Et il n'y a eu aucune faille dans le réseau d'énergie ni dans la transmission de données de communications", a déclaré M.Mercadante. "Regardez ce que nous avons fait pendant la Coupe. Imaginez ce que l'on pourra faire pendant les jeux Olympiques" de Rio en 2016, a-t-il conclu.