J-3 à Bordeaux. Trois jours avant le match contre les Irlandais, connus de la plupart des Diables Rouges. Des Irlandais qui hier ont reçu un jour de congé de la part de leur coach. Marc Wilmots n'a pas été si loin mais tout de même : pour le deuxième jour d'affilée, les remplaçants se sont entraînés intensivement tandis que les titulaires face à l'Italie ont travaillé la récupération et ont analysé entre eux la rencontre précédente. Un match qui, selon Wilmots, n'a pas été si mauvais. De cette manière, demain, tout le monde sera au même niveau pense Wilmots et il pourra en âme et conscience mettre en place sa tactique et son équipe.

Collectivement, il n'y a pas encore eu de discussion sur ce qui n'a pas fonctionné mais individuellement bien ,selon Wilmots qui préfère cette solution pour ne pas blâmer les joueurs devant l'ensemble du groupe. Selon les médias, Wilmots l'a pourtant fait hier : Alderweireld a été pointé du doigt sur le but et Lukaku (et Origi) ont été sommé de se montrer plus efficace devant. Aux yeux du coach, le match nul aurait été mérité.

Les suiveurs néerlandais des Diables sont charmés par le sélectionneur qui refuse de confirmer Lukaku en tant qu'attaquant numéro un. Il est présent tous les jours, prend le temps de répondre à toutes les questions et est toujours prêt à décocher un bon mot. Ils sont habitués à des coaches capricieux, parfois agressifs, qui les tournent en ridicule ou donnent des réponses vides de sens. Wilmots, lui, n'est pas comme ça, il reste lui-même. Ils trouvent ça sympathique. Contre l'Irlande, ce sera 3-0 à leurs yeux. Même s'il s'agit d'un autre trajet, la route du succès est toujours grande ouverte. C'est la confiance en soi néerlandaise qui parle, eux qui connaissent bien certains Belges du groupe. Contre l'Irlande et la Suède, la somme des talents individuels du côté belge sera plus importante que celle des opposants, comme le pense aussi Simon Mignolet. Ca doit pouvoir faire la différence.

Mignolet sait de quoi il parle mais de l'autre côté, Shane Long ou Jon Walters connaissent tous les Diables.

Mignolet connaît aussi bien Martin O'Neill, son ex-coach à Sunderland. Il avertit entre les lignes : par le passé la somme des individualités belges était aussi importante. En qualifications, et à la Coupe du Monde, les Belges ont eu le temps de faire la différence. Mais entretemps, tout le monde a fait connaissance avec les Diables, Conte en tête, et a analysé leur jeu. Il va donc falloir procéder autrement pour faire la différence.

Une bonne analyse, en tenant compte des qualités de l'adversaire mais aussi et surtout de nos propres qualités.

Désormais, tous les matches de la journée 1 sont terminés et on peut déjà tirer une conclusion : il y a peu de gros scores. La différence de qualités individuelles est compensée par le travail physique, la discipline et le positionnement tactique. Et encore, certains gardiens se sont troués sinon les scores auraient encore été plus serrés.

Dans la préhistoire de l'EURO, la phase finale se jouait à 4. C'est ensuite passé à 8 puis à 16. Maintenant, nous voilà à 24. Cela donnait le sentiment que "tout le monde a le droit d y aller", que l'EURO ne commencerait vraiment qu'en huitième de finale.

Finalement, les grosses défaites doivent encore arriver et il y a déjà eu quelques surprises. L'Islande, l'Albanie, la Hongrie, le Pays de Galles s'en sont bien sorti ou ont mieux résisté qu'attendu dans leur match d'ouverture. Grâce à la discipline, le travail physique mais aussi grâce aux migrations.

Pas seulement les migrations politiques ou économiques (la moitié de la Suisse aurait pu jouer pour l'Albanie, la moitié de l'Autriche aurait aussi pu évoluer pour un des pays de l'ex-Yougoslavie tout comme la Suède et même la Russie nationaliste a des footballeurs d'autres origines) mais aussi les migrations footbalistiques vers les grands championnats. De nombreux joueurs de l'EURO jouent en France, en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Ils ne jouent pas forcément tous les matches, comme Thomas Vermaelen, mais ils apprennent beaucoup techniquement et tactiquement. A condition d'être fit, ils peuvent faire mal à tout le monde.

Cela donne à cet EURO un autre cachet. C'est un EURO de coureurs a dit Wilmots. Celui qui ne joue pas forcément bien au foot doit courir. Tout le monde le fait. Aux bons footballeurs de trouver les solutions. Dès samedi.

Par Peter T'Kint

J-3 à Bordeaux. Trois jours avant le match contre les Irlandais, connus de la plupart des Diables Rouges. Des Irlandais qui hier ont reçu un jour de congé de la part de leur coach. Marc Wilmots n'a pas été si loin mais tout de même : pour le deuxième jour d'affilée, les remplaçants se sont entraînés intensivement tandis que les titulaires face à l'Italie ont travaillé la récupération et ont analysé entre eux la rencontre précédente. Un match qui, selon Wilmots, n'a pas été si mauvais. De cette manière, demain, tout le monde sera au même niveau pense Wilmots et il pourra en âme et conscience mettre en place sa tactique et son équipe. Collectivement, il n'y a pas encore eu de discussion sur ce qui n'a pas fonctionné mais individuellement bien ,selon Wilmots qui préfère cette solution pour ne pas blâmer les joueurs devant l'ensemble du groupe. Selon les médias, Wilmots l'a pourtant fait hier : Alderweireld a été pointé du doigt sur le but et Lukaku (et Origi) ont été sommé de se montrer plus efficace devant. Aux yeux du coach, le match nul aurait été mérité. Les suiveurs néerlandais des Diables sont charmés par le sélectionneur qui refuse de confirmer Lukaku en tant qu'attaquant numéro un. Il est présent tous les jours, prend le temps de répondre à toutes les questions et est toujours prêt à décocher un bon mot. Ils sont habitués à des coaches capricieux, parfois agressifs, qui les tournent en ridicule ou donnent des réponses vides de sens. Wilmots, lui, n'est pas comme ça, il reste lui-même. Ils trouvent ça sympathique. Contre l'Irlande, ce sera 3-0 à leurs yeux. Même s'il s'agit d'un autre trajet, la route du succès est toujours grande ouverte. C'est la confiance en soi néerlandaise qui parle, eux qui connaissent bien certains Belges du groupe. Contre l'Irlande et la Suède, la somme des talents individuels du côté belge sera plus importante que celle des opposants, comme le pense aussi Simon Mignolet. Ca doit pouvoir faire la différence. Mignolet sait de quoi il parle mais de l'autre côté, Shane Long ou Jon Walters connaissent tous les Diables. Mignolet connaît aussi bien Martin O'Neill, son ex-coach à Sunderland. Il avertit entre les lignes : par le passé la somme des individualités belges était aussi importante. En qualifications, et à la Coupe du Monde, les Belges ont eu le temps de faire la différence. Mais entretemps, tout le monde a fait connaissance avec les Diables, Conte en tête, et a analysé leur jeu. Il va donc falloir procéder autrement pour faire la différence. Une bonne analyse, en tenant compte des qualités de l'adversaire mais aussi et surtout de nos propres qualités. Désormais, tous les matches de la journée 1 sont terminés et on peut déjà tirer une conclusion : il y a peu de gros scores. La différence de qualités individuelles est compensée par le travail physique, la discipline et le positionnement tactique. Et encore, certains gardiens se sont troués sinon les scores auraient encore été plus serrés. Dans la préhistoire de l'EURO, la phase finale se jouait à 4. C'est ensuite passé à 8 puis à 16. Maintenant, nous voilà à 24. Cela donnait le sentiment que "tout le monde a le droit d y aller", que l'EURO ne commencerait vraiment qu'en huitième de finale. Finalement, les grosses défaites doivent encore arriver et il y a déjà eu quelques surprises. L'Islande, l'Albanie, la Hongrie, le Pays de Galles s'en sont bien sorti ou ont mieux résisté qu'attendu dans leur match d'ouverture. Grâce à la discipline, le travail physique mais aussi grâce aux migrations. Pas seulement les migrations politiques ou économiques (la moitié de la Suisse aurait pu jouer pour l'Albanie, la moitié de l'Autriche aurait aussi pu évoluer pour un des pays de l'ex-Yougoslavie tout comme la Suède et même la Russie nationaliste a des footballeurs d'autres origines) mais aussi les migrations footbalistiques vers les grands championnats. De nombreux joueurs de l'EURO jouent en France, en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Ils ne jouent pas forcément tous les matches, comme Thomas Vermaelen, mais ils apprennent beaucoup techniquement et tactiquement. A condition d'être fit, ils peuvent faire mal à tout le monde. Cela donne à cet EURO un autre cachet. C'est un EURO de coureurs a dit Wilmots. Celui qui ne joue pas forcément bien au foot doit courir. Tout le monde le fait. Aux bons footballeurs de trouver les solutions. Dès samedi. Par Peter T'Kint