Jusqu'à la semaine dernière, le Top 5 se composait de Cristiano Ronaldo (94 millions), Zinédine Zidane (73,5), Zlatan Ibrahimovic (69,5), Kaká (65) et Cavani (64,5). A trois reprises (pour Ronaldo, Zidane et Kaká), c'est le Real qui s'était montré le plus généreux. Il n'est donc pas étonnant que le club madrilène se soit montré assez fou pour dépenser une centaine de millions afin d'obtenir le concours d'un joueur au palmarès vierge. Car c'est le cas de Bale qui, à 24 ans, n'a encore porté que les maillots du Pays de Galles et de Tottenham.

Dans les pubs londoniens, on rigole sous cape. Que peut apporter Bale au Real ? Même les Espagnols se le demandent. Voici une énigme intéressante pour Carlo Ancelotti, le nouvel entraîneur, qui a déjà un joyau en la personne d'Isco (21). Nous apprécions Bale. A Tottenham, c'était un bon joueur. D'ailier, il était devenu deuxième attaquant et avait influencé les résultats des Spurs en inscrivant 42 buts en 116 matches. Mais ça reste tout de même un joueur typiquement britannique, qui combine le flair au physique.

Pas du physique à l'ancienne mais tout de même un jeu basé avant tout sur l'endurance et l'accélération en possession de balle. D'ailleurs, quand il est arrivé dans le noyau A de Tottenham, on voyait surtout en lui un... arrière gauche prometteur (c'est pourquoi, au début, il portait le numéro 3). Puis soudain, lors de la très bonne campagne de Ligue des Champions en 2010, il a surpris tout le monde par ses qualités offensives. Cette saison-là, Tottenham fut éliminé en quarts de finale par... le Real Madrid, qui avait sans doute analysé ses matches à ce moment-là et a continué à suivre son'évolution.

Nous sommes curieux de voir si Bale s'imposera dans le football espagnol aux côtés d'Isco, LukaModric, Mesut Özil, AngelDi Maria (s'il reste) ou Ronaldo. Nous nous demandons aussi comment Ancelotti va intégrer Bale, quel rôle il lui réserve. Derrière l'attaquant de pointe ? Sur le flanc ? A moins qu'il n'exploite ses qualités défensives pour en faire un médian central aux côtés de SamiKhedira, par exemple. Car Bale est capable de porter le ballon un peu plus longtemps et de surgir de la deuxième ligne. Les Anglais appellent cela the game of sprints et apprécient le jeu que le Bayern pratiquait la saison dernière ou celui du Brésil au cours de la dernière Coupe des Confédérations. Les médians endurants furent déterminants dans ce système qui est celui avec lequel le Brésil veut remporter la Coupe du Monde.

Tottenham pourra assez facilement se passer de Bale. Si le club a négocié aussi longtemps avec le Real, c'est parce qu'il voulait uniquement de l'argent, pas des joueurs. Il a préféré faire son marché lui-même, a opté pour NacerChadli et a discuté avec Willian, un véritable ailier. Bale, souvent blessé (il a manqué le début du championnat à cause d'une blessure au pied), évoluait souvent comme deuxième attaquant, si bien que JermaineDefoe peut le remplacer.

Bale est-il la partie visible de l'iceberg britannique en termes de formation ? Pas du tout. Il constitue plutôt une exception. Les Anglais ont bien quelques jeunes talentueux mais on ne peut pas parler de marque de fabrique. Encore que... Au cours des prochaines semaines, suivez bien Ross Barkley (Everton). Il ne vaut pas encore 100 millions mais il a du talent.

PAR PETER T'KINT

Jusqu'à la semaine dernière, le Top 5 se composait de Cristiano Ronaldo (94 millions), Zinédine Zidane (73,5), Zlatan Ibrahimovic (69,5), Kaká (65) et Cavani (64,5). A trois reprises (pour Ronaldo, Zidane et Kaká), c'est le Real qui s'était montré le plus généreux. Il n'est donc pas étonnant que le club madrilène se soit montré assez fou pour dépenser une centaine de millions afin d'obtenir le concours d'un joueur au palmarès vierge. Car c'est le cas de Bale qui, à 24 ans, n'a encore porté que les maillots du Pays de Galles et de Tottenham. Dans les pubs londoniens, on rigole sous cape. Que peut apporter Bale au Real ? Même les Espagnols se le demandent. Voici une énigme intéressante pour Carlo Ancelotti, le nouvel entraîneur, qui a déjà un joyau en la personne d'Isco (21). Nous apprécions Bale. A Tottenham, c'était un bon joueur. D'ailier, il était devenu deuxième attaquant et avait influencé les résultats des Spurs en inscrivant 42 buts en 116 matches. Mais ça reste tout de même un joueur typiquement britannique, qui combine le flair au physique. Pas du physique à l'ancienne mais tout de même un jeu basé avant tout sur l'endurance et l'accélération en possession de balle. D'ailleurs, quand il est arrivé dans le noyau A de Tottenham, on voyait surtout en lui un... arrière gauche prometteur (c'est pourquoi, au début, il portait le numéro 3). Puis soudain, lors de la très bonne campagne de Ligue des Champions en 2010, il a surpris tout le monde par ses qualités offensives. Cette saison-là, Tottenham fut éliminé en quarts de finale par... le Real Madrid, qui avait sans doute analysé ses matches à ce moment-là et a continué à suivre son'évolution. Nous sommes curieux de voir si Bale s'imposera dans le football espagnol aux côtés d'Isco, LukaModric, Mesut Özil, AngelDi Maria (s'il reste) ou Ronaldo. Nous nous demandons aussi comment Ancelotti va intégrer Bale, quel rôle il lui réserve. Derrière l'attaquant de pointe ? Sur le flanc ? A moins qu'il n'exploite ses qualités défensives pour en faire un médian central aux côtés de SamiKhedira, par exemple. Car Bale est capable de porter le ballon un peu plus longtemps et de surgir de la deuxième ligne. Les Anglais appellent cela the game of sprints et apprécient le jeu que le Bayern pratiquait la saison dernière ou celui du Brésil au cours de la dernière Coupe des Confédérations. Les médians endurants furent déterminants dans ce système qui est celui avec lequel le Brésil veut remporter la Coupe du Monde. Tottenham pourra assez facilement se passer de Bale. Si le club a négocié aussi longtemps avec le Real, c'est parce qu'il voulait uniquement de l'argent, pas des joueurs. Il a préféré faire son marché lui-même, a opté pour NacerChadli et a discuté avec Willian, un véritable ailier. Bale, souvent blessé (il a manqué le début du championnat à cause d'une blessure au pied), évoluait souvent comme deuxième attaquant, si bien que JermaineDefoe peut le remplacer. Bale est-il la partie visible de l'iceberg britannique en termes de formation ? Pas du tout. Il constitue plutôt une exception. Les Anglais ont bien quelques jeunes talentueux mais on ne peut pas parler de marque de fabrique. Encore que... Au cours des prochaines semaines, suivez bien Ross Barkley (Everton). Il ne vaut pas encore 100 millions mais il a du talent. PAR PETER T'KINT