À 22 ans, le Mexicain Marco Antonio Rodríguez arbitrait déjà en première division dans son pays. Et, à 25 ans, il était arbitre FIFA. Il a officié à trois Coupes du monde. Sa dernière était l'édition 2014 au Brésil, où il a dirigé deux matches qui sont restés dans les annales. Lors d'Uruguay-Italie, il n'avait pas vu que Luis Suárez avait mordu Giorgio Chiellini. Et il a vécu au ...

À 22 ans, le Mexicain Marco Antonio Rodríguez arbitrait déjà en première division dans son pays. Et, à 25 ans, il était arbitre FIFA. Il a officié à trois Coupes du monde. Sa dernière était l'édition 2014 au Brésil, où il a dirigé deux matches qui sont restés dans les annales. Lors d'Uruguay-Italie, il n'avait pas vu que Luis Suárez avait mordu Giorgio Chiellini. Et il a vécu au premier rang la victoire historique 1-7 de la Mannschaft contre le pays organisateur. Il aurait pu devenir le premier arbitre à siffler quatre Coupes du monde, mais il a préféré, à 45 ans, donner une autre orientation à sa carrière. " Beaucoup de collègues n'ont pas compris ma décision de prendre ma retraite, car j'aurais encore pu siffler quatre à cinq belles années au plus haut niveau, mais dans mon esprit, tout était clair. Je rêvais de devenir entraîneur. J'ai donc passé les cours et j'ai obtenu mon diplôme. J'ai aussi reçu les licences UEFA. J'ai déjà confié que je voulais devenir le sélectionneur national du Mexique, comme j'avais jadis confié à ma mère que je voulais devenir arbitre. " Ces dernières années, il a essayé de se perfectionner. " Depuis 2014, j'ai accumulé les idées, j'ai voyagé à travers le monde, j'ai échangé des points de vue avec différents entraîneur de niveau mondial, et je me suis forgé ma propre idée du football, que je souhaite désormais enseigner à mon équipe. " Cette équipe est Salamanca CF, qui évolue en troisième division espagnole. Le week-end dernier, il a officié pour la première fois le long de la ligne de touche. Rien d'étonnant à ce qu'il ait atterri là : le club est aux mains d'investisseurs mexicains, et on trouve aussi une dizaine de joueurs mexicains dans le noyau. Dans l'histoire du football, Marco Antonio Rodríguez n'est pas le premier arbitre à devenir entraîneur, mais il faut bien chercher pour trouver ses prédécesseurs. Va-t-il ouvrir la voie à d'autres ?