Tu fais partie de la deuxième génération de Belges qui ont rejoint la Premier League. Des joueurs comme Björn Engels (Aston Villa), Timothy Castagne, Dennis Praet, Youri Tielemans (Leicester) ou Leander Dendoncker (Wolves) n'ont pas réussi à se caser dans un club du Big Six. Cette génération-ci est-elle moins talentueuse que celle de Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne, Eden Hazard, Toby Alderweireld et Jan Vertonghen ?

LEANDRO TROSSARD : Ce sera compliqué de retrouver une génération aussi talentueuse que celle de Kevin, Eden, Romelu et consorts. Donnez-nous encore un ou deux ans. D'ici là, je suis convaincu qu'un joueur de notre génération parviendra à décrocher un transfert dans un grand club anglais. Car ce genre de clubs recherche avant tout des grands noms ou des joueurs qui ont l'expérience de la Premier League. Je me sens bien à Brighton et j'ai envie de grandir avec ce club, mais je sais que j'ai encore une marge de progression suffisante pour briguer une place dans un club du subtop anglais.

Deux ans après une première convocation contre l'Écosse, tu as effectué tes grands débuts chez les Diables rouges au Danemark. Avec quel sentiment as-tu quitté le terrain, après ces dix minutes de jeu ?

TROSSARD : (il cherche ses mots) J'étais soulagé. Ces dix minutes m'ont libéré. Je sais que les gens commençaient à me mettre une étiquette : "Il est toujours convoqué en équipe nationale, mais il n'a pas encore joué une seule minute". Que pouvais-je faire d'autre que patienter ? Il y a un an, je m'apprêtais à faire mes débuts, mais c'est à ce moment-là que je me suis blessé. J'ai donc débloqué mon compteur, désormais. Dans les matches internationaux, on croise la route des meilleurs joueurs du monde. Aujourd'hui, j'y ai pris goût.

Tu t'es entretenu avec Roberto Martinez. Le sélectionneur sait-il ce qu'il peut attendre de toi, au cours des prochains mois et prochaines années ?

TROSSARD : Je pense, oui... La saison dernière, je me suis montré en Premier League et Martinez a vu que je tirais mon épingle du jeu dans un grand championnat. Ma polyvalence est un atout.

Imagine que tu sois sélectionné pour l'EURO. Tu accepterais un rôle de remplaçant ? Ou, plus clairement, de faire partie du groupe, en sachant que tu ne vas pas jouer une seule minute ?

TROSSARD : Ça dépend si la saison s'est bien déroulée ou pas. C'est agréable de pouvoir vivre un Championnat d'Europe ou une Coupe du monde de l'intérieur, mais si je sors d'une brillante saison, je trouverais normal d'avoir droit à quelques minutes de jeu. Même si c'est comme remplaçant. Dans ce cas-là, on a au moins l'impression d'avoir participé. Je ne veux pas être la cinquième roue de la charrette. Mais, si vous me demandez quel est mon souhait : je veux à tout prix être présent à l'EURO.

Tu fais partie de la deuxième génération de Belges qui ont rejoint la Premier League. Des joueurs comme Björn Engels (Aston Villa), Timothy Castagne, Dennis Praet, Youri Tielemans (Leicester) ou Leander Dendoncker (Wolves) n'ont pas réussi à se caser dans un club du Big Six. Cette génération-ci est-elle moins talentueuse que celle de Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne, Eden Hazard, Toby Alderweireld et Jan Vertonghen ?LEANDRO TROSSARD : Ce sera compliqué de retrouver une génération aussi talentueuse que celle de Kevin, Eden, Romelu et consorts. Donnez-nous encore un ou deux ans. D'ici là, je suis convaincu qu'un joueur de notre génération parviendra à décrocher un transfert dans un grand club anglais. Car ce genre de clubs recherche avant tout des grands noms ou des joueurs qui ont l'expérience de la Premier League. Je me sens bien à Brighton et j'ai envie de grandir avec ce club, mais je sais que j'ai encore une marge de progression suffisante pour briguer une place dans un club du subtop anglais.Deux ans après une première convocation contre l'Écosse, tu as effectué tes grands débuts chez les Diables rouges au Danemark. Avec quel sentiment as-tu quitté le terrain, après ces dix minutes de jeu ?TROSSARD : (il cherche ses mots) J'étais soulagé. Ces dix minutes m'ont libéré. Je sais que les gens commençaient à me mettre une étiquette : "Il est toujours convoqué en équipe nationale, mais il n'a pas encore joué une seule minute". Que pouvais-je faire d'autre que patienter ? Il y a un an, je m'apprêtais à faire mes débuts, mais c'est à ce moment-là que je me suis blessé. J'ai donc débloqué mon compteur, désormais. Dans les matches internationaux, on croise la route des meilleurs joueurs du monde. Aujourd'hui, j'y ai pris goût.Tu t'es entretenu avec Roberto Martinez. Le sélectionneur sait-il ce qu'il peut attendre de toi, au cours des prochains mois et prochaines années ?TROSSARD : Je pense, oui... La saison dernière, je me suis montré en Premier League et Martinez a vu que je tirais mon épingle du jeu dans un grand championnat. Ma polyvalence est un atout.Imagine que tu sois sélectionné pour l'EURO. Tu accepterais un rôle de remplaçant ? Ou, plus clairement, de faire partie du groupe, en sachant que tu ne vas pas jouer une seule minute ?TROSSARD : Ça dépend si la saison s'est bien déroulée ou pas. C'est agréable de pouvoir vivre un Championnat d'Europe ou une Coupe du monde de l'intérieur, mais si je sors d'une brillante saison, je trouverais normal d'avoir droit à quelques minutes de jeu. Même si c'est comme remplaçant. Dans ce cas-là, on a au moins l'impression d'avoir participé. Je ne veux pas être la cinquième roue de la charrette. Mais, si vous me demandez quel est mon souhait : je veux à tout prix être présent à l'EURO.