Ce n'est pas l'air du Nord, où les températures sont attendues autour de zéro degré en soirée, qui va refroidir un PSG-OM.

Au pays des corons, Parisiens et Marseillais s'affrontent pour la 99e fois, l'esprit encore échaudé par leur dernière confrontation qui s'était conclue par cinq cartons rouges, en septembre.

Entre un début de bagarre générale, des accusations d'injures racistes et homophobe, et un crachat d'Angel di Maria vers Alvaro Gonzalez, "il s'est passé des choses qui ne doivent pas arriver dans le football", remarque le gardien du PSG Keylor Navas.

C'est "bien plus qu'un Clasico", note mercredi le quotidien Le Parisien, en évoquant le mauvais souvenir du 13 septembre.

La Provence titre de son côté sur "la revanche" en "une" du journal.

"Nous ne parlons pas de revanche dans le vestiaire, mais plutôt du fait que nous avons une finale devant nous, et que nous voulons la gagner", tempère aussitôt le Costaricien.

Pochettino veut de la "fierté"

Car le match de la 3e journée de Ligue 1 a livré d'autres enseignements: en s'imposant au Parc des princes (1-0) pour la première fois en onze ans, l'OM a rappelé au PSG que, cette saison, sa marge avait disparu.

Aujourd'hui, l'affiche s'annonce aussi ouverte, d'autant que Paris, septuple tenant du titre, est en pleins travaux, depuis le remplacement sur le banc de Thomas Tuchel par Mauricio Pochettino durant la trêve hivernale.

Après deux matches et dix jours de travail, "Poche" vient de débuter le relifting d'une équipe qui ne séduisait plus, lui qui veut désormais "gagner avec style".

Mais, privé de temps, l'Argentin se concentre sur l'essentiel pour le Trophée des champions: la victoire et de l'orgueil. "C'est un match spécial, contre un club rival. Le plus important, c'est de gagner. C'est aussi une question de fierté", a-t-il dit.

"Je ne vois pas beaucoup de différences (avec son prédécesseur Thomas Tuchel, ndlr). Le reste, ça vient avec le temps, mais le problème pour Pochettino, c'est qu'il n'en a pas", estime son homologue phocéen André Villas-Boas.

S'il n'a rien remporté comme entraîneur dans sa carrière, Pochettino bénéficie pour le moment d'une grande popularité auprès des supporters qui n'ont pas oublié son passage au PSG comme joueur entre 2001 et 2003.

Pour lui, il s'agit de prolonger l'état de grâce, sous peine de vivre ses premières turbulences dans ses nouvelles fonctions.

Le retour de blessure de Neymar, après un mois sans jouer, lui offre de nouvelles options dans l'animation offensive, où son équipe a peiné à Saint-Etienne (1-1) puis contre Brest (3-0) pour ses deux premières.

Avec Neymar et Lirola

Le Brésilien, remis d'une entorse à la cheville gauche, apparaît bien dans le groupe publié par le club dans la matinée, tout comme Presnel Kimpembe, Danilo Pereira et Leandro Paredes, qui étaient aussi à l'infirmerie.

Mais "Ney" était bien là le jour du "Clasico" perdu: Marseille a appris à faire déjouer le PSG, avec "agressivité et intensité", selon AVB.

Les Phocéens visent avec appétit un premier titre depuis la Coupe de la Ligue 2012. "La victoire au Parc peut servir d'inspiration. Gagner un trophée c'est important pour l'OM et surtout quand c'est contre le PSG. C'est une opportunité", reconnaît l'entraîneur portugais.

Villas-Boas pourra compter sur sa recrue Pol Lirola, le latéral droit espagnol prêté mardi par la Fiorentina jusqu'à la fin de la saison.

Cependant, la confiance du début de saison s'est effritée au fil d'une campagne de Ligue des champions ratée, conclue à la dernière place du groupe. Les Marseillais n'ont aussi remporté qu'un seul de leurs cinq derniers matches de Championnat.

Pochettino veut se lancer, Marseille aussi: le "Clasico" promet encore des étincelles.

Ce n'est pas l'air du Nord, où les températures sont attendues autour de zéro degré en soirée, qui va refroidir un PSG-OM.Au pays des corons, Parisiens et Marseillais s'affrontent pour la 99e fois, l'esprit encore échaudé par leur dernière confrontation qui s'était conclue par cinq cartons rouges, en septembre.Entre un début de bagarre générale, des accusations d'injures racistes et homophobe, et un crachat d'Angel di Maria vers Alvaro Gonzalez, "il s'est passé des choses qui ne doivent pas arriver dans le football", remarque le gardien du PSG Keylor Navas.C'est "bien plus qu'un Clasico", note mercredi le quotidien Le Parisien, en évoquant le mauvais souvenir du 13 septembre.La Provence titre de son côté sur "la revanche" en "une" du journal."Nous ne parlons pas de revanche dans le vestiaire, mais plutôt du fait que nous avons une finale devant nous, et que nous voulons la gagner", tempère aussitôt le Costaricien.Pochettino veut de la "fierté"Car le match de la 3e journée de Ligue 1 a livré d'autres enseignements: en s'imposant au Parc des princes (1-0) pour la première fois en onze ans, l'OM a rappelé au PSG que, cette saison, sa marge avait disparu.Aujourd'hui, l'affiche s'annonce aussi ouverte, d'autant que Paris, septuple tenant du titre, est en pleins travaux, depuis le remplacement sur le banc de Thomas Tuchel par Mauricio Pochettino durant la trêve hivernale.Après deux matches et dix jours de travail, "Poche" vient de débuter le relifting d'une équipe qui ne séduisait plus, lui qui veut désormais "gagner avec style".Mais, privé de temps, l'Argentin se concentre sur l'essentiel pour le Trophée des champions: la victoire et de l'orgueil. "C'est un match spécial, contre un club rival. Le plus important, c'est de gagner. C'est aussi une question de fierté", a-t-il dit."Je ne vois pas beaucoup de différences (avec son prédécesseur Thomas Tuchel, ndlr). Le reste, ça vient avec le temps, mais le problème pour Pochettino, c'est qu'il n'en a pas", estime son homologue phocéen André Villas-Boas.S'il n'a rien remporté comme entraîneur dans sa carrière, Pochettino bénéficie pour le moment d'une grande popularité auprès des supporters qui n'ont pas oublié son passage au PSG comme joueur entre 2001 et 2003.Pour lui, il s'agit de prolonger l'état de grâce, sous peine de vivre ses premières turbulences dans ses nouvelles fonctions.Le retour de blessure de Neymar, après un mois sans jouer, lui offre de nouvelles options dans l'animation offensive, où son équipe a peiné à Saint-Etienne (1-1) puis contre Brest (3-0) pour ses deux premières.Avec Neymar et LirolaLe Brésilien, remis d'une entorse à la cheville gauche, apparaît bien dans le groupe publié par le club dans la matinée, tout comme Presnel Kimpembe, Danilo Pereira et Leandro Paredes, qui étaient aussi à l'infirmerie.Mais "Ney" était bien là le jour du "Clasico" perdu: Marseille a appris à faire déjouer le PSG, avec "agressivité et intensité", selon AVB.Les Phocéens visent avec appétit un premier titre depuis la Coupe de la Ligue 2012. "La victoire au Parc peut servir d'inspiration. Gagner un trophée c'est important pour l'OM et surtout quand c'est contre le PSG. C'est une opportunité", reconnaît l'entraîneur portugais.Villas-Boas pourra compter sur sa recrue Pol Lirola, le latéral droit espagnol prêté mardi par la Fiorentina jusqu'à la fin de la saison.Cependant, la confiance du début de saison s'est effritée au fil d'une campagne de Ligue des champions ratée, conclue à la dernière place du groupe. Les Marseillais n'ont aussi remporté qu'un seul de leurs cinq derniers matches de Championnat.Pochettino veut se lancer, Marseille aussi: le "Clasico" promet encore des étincelles.