Tito Vilanova dédramatisait tellement ses nombreuses visites à l'hôpital qu'il appelait celui-ci "le bureau". L'homme qui a entraîné le Barça la saison dernière et qui, en tant qu'adjoint, a participé à la conquête de 14 trophées sur les 19 remportés par Pep Guardiola, y était si souvent traité pour son cancer de l'oreille et de la gorge qu'il s'agissait, pour lui, d'une journée de travail. Il fréquentait autant la clinique Quiron de Barcelone que les terrains d'entraînement des jeunes du Barça, où son fils Adrià jouait, ou que le restaurant, où il aimait aller manger avec son épouse, Montse.

Mais son dernier séjour lui fut fatal. La thérapie palliative venue de France n'a pas fonctionné et pendant la semaine sainte, son corps affaibli n'a pu se débarrasser d'un virus qui porta le coup de grâce à son système immunitaire. Tito Vilanova s'est éteint vendredi dernier des suites d'un cancer qui le poursuivait depuis 2011 à la suite d'un problème auditif négligé. Tito Vilanova avait rencontré Pep Guardiola dans les équipes d'âge du Barça. Plus tard, lorsqu'il devint entraîneur, Pep lui demanda d'être son adjoint.

Lorsque Guardiola décida de prendre une année sabbatique, Tito lui succéda naturellement, même s'il avait déjà été soigné une première fois pour son cancer. Les médecins l'avaient cependant déclaré guéri. Mais six mois plus tard, en décembre 2013, il avait effectué une rechute.

Juan Carlos Garrido, ex-entraîneur du Club Bruges et de Villarreal, connaissait très bien son confrère. Leurs routes s'étaient croisées à plusieurs reprises. Vendredi soir, quelques heures après le décès de Vilanova, voici comment Garrido lui rendit hommage.

L'hommage de Garrido

"Je me rappelle la première fois où je t'ai vu sur un banc. Tu entraînais les cadets B du Barça : Messi, Fabregas, Piqué, Victor Vazquez, Marc Valiente, Jacques Songo'o, Pedraza ... et d'autres dont j'ai oublié les noms. Une génération fantastique. Des joueurs que tu dirigeais avec beaucoup de sensibilité, d'élégance et une sérénité qui convenait parfaitement à ces super talents.

Je me souviens que, lorsque tu jouais, tu affichais la même élégance, que tu aimais le beau football et que tu étais honnête, tu savais te comporter. Tu étais un joueur de classe, un homme de classe.

J'ai eu l'honneur de te connaître mieux encore lorsque tu devins directeur sportif de Terrasa, en Division II. Nous nous partagions alors régulièrement le travail et je me rappelle les liens fantastiques qui m'unissaient à toi. Tu étais un homme aimable, discret, bien éduqué. Quelqu'un avec qui on se sentait en confiance.

Nous nous sommes aussi croisés en Primera Division. Votre grande équipe m'en a fait voir de toutes les couleurs. Vous avez fait du bon boulot. Mais tu étais toujours aussi respectueux, aussi cordial, aussi modeste. Cela aussi, c'était la classe.

Malheureusement, c'est ta mort qui fait remonter tous ces souvenirs à la surface. Une tragédie qui rend tristes non seulement ceux qui t'ont connu de quelque façon que ce soit mais aussi tous ceux qui aiment le football. Car tout le monde voyait en toi un grand homme.

Humblement, je présente mes condoléances à tes enfants, à ton épouse, aux membres de ta famille et à tes amis. Ils peuvent être fiers de toi, de l'homme que tu étais et de ce que tu as apporté au football. Sache que tu vas nous manquer. Où que tu sois, repose en paix.

PAR PETER T'KINT ET JUAN CARLOS GARRIDO

Tito Vilanova dédramatisait tellement ses nombreuses visites à l'hôpital qu'il appelait celui-ci "le bureau". L'homme qui a entraîné le Barça la saison dernière et qui, en tant qu'adjoint, a participé à la conquête de 14 trophées sur les 19 remportés par Pep Guardiola, y était si souvent traité pour son cancer de l'oreille et de la gorge qu'il s'agissait, pour lui, d'une journée de travail. Il fréquentait autant la clinique Quiron de Barcelone que les terrains d'entraînement des jeunes du Barça, où son fils Adrià jouait, ou que le restaurant, où il aimait aller manger avec son épouse, Montse. Mais son dernier séjour lui fut fatal. La thérapie palliative venue de France n'a pas fonctionné et pendant la semaine sainte, son corps affaibli n'a pu se débarrasser d'un virus qui porta le coup de grâce à son système immunitaire. Tito Vilanova s'est éteint vendredi dernier des suites d'un cancer qui le poursuivait depuis 2011 à la suite d'un problème auditif négligé. Tito Vilanova avait rencontré Pep Guardiola dans les équipes d'âge du Barça. Plus tard, lorsqu'il devint entraîneur, Pep lui demanda d'être son adjoint. Lorsque Guardiola décida de prendre une année sabbatique, Tito lui succéda naturellement, même s'il avait déjà été soigné une première fois pour son cancer. Les médecins l'avaient cependant déclaré guéri. Mais six mois plus tard, en décembre 2013, il avait effectué une rechute. Juan Carlos Garrido, ex-entraîneur du Club Bruges et de Villarreal, connaissait très bien son confrère. Leurs routes s'étaient croisées à plusieurs reprises. Vendredi soir, quelques heures après le décès de Vilanova, voici comment Garrido lui rendit hommage. L'hommage de Garrido "Je me rappelle la première fois où je t'ai vu sur un banc. Tu entraînais les cadets B du Barça : Messi, Fabregas, Piqué, Victor Vazquez, Marc Valiente, Jacques Songo'o, Pedraza ... et d'autres dont j'ai oublié les noms. Une génération fantastique. Des joueurs que tu dirigeais avec beaucoup de sensibilité, d'élégance et une sérénité qui convenait parfaitement à ces super talents. Je me souviens que, lorsque tu jouais, tu affichais la même élégance, que tu aimais le beau football et que tu étais honnête, tu savais te comporter. Tu étais un joueur de classe, un homme de classe. J'ai eu l'honneur de te connaître mieux encore lorsque tu devins directeur sportif de Terrasa, en Division II. Nous nous partagions alors régulièrement le travail et je me rappelle les liens fantastiques qui m'unissaient à toi. Tu étais un homme aimable, discret, bien éduqué. Quelqu'un avec qui on se sentait en confiance. Nous nous sommes aussi croisés en Primera Division. Votre grande équipe m'en a fait voir de toutes les couleurs. Vous avez fait du bon boulot. Mais tu étais toujours aussi respectueux, aussi cordial, aussi modeste. Cela aussi, c'était la classe. Malheureusement, c'est ta mort qui fait remonter tous ces souvenirs à la surface. Une tragédie qui rend tristes non seulement ceux qui t'ont connu de quelque façon que ce soit mais aussi tous ceux qui aiment le football. Car tout le monde voyait en toi un grand homme. Humblement, je présente mes condoléances à tes enfants, à ton épouse, aux membres de ta famille et à tes amis. Ils peuvent être fiers de toi, de l'homme que tu étais et de ce que tu as apporté au football. Sache que tu vas nous manquer. Où que tu sois, repose en paix. PAR PETER T'KINT ET JUAN CARLOS GARRIDO