L'annonce de la création de la Conférence League n'a pas déchaîné les passions, c'est un euphémisme. Accusée d'alourdir un calendrier déjà surchargé et d'offrir des affiches qui n'intéressent personne, on lui reconnait seulement à demi-mot l'avantage d'offrir à nos clubs belges des rencontres à leur portée. Il faut désormais ajouter à la liste la découverte de clubs qui gagneraient à être plus connus. Comme Bodø Glimt, l'équipe frisson de cette première édition.

Sa campagne européenne avait débuté par les préliminaires de Ligue des Champions alors que les Diables venaient tout juste de se faire sortir par l'Italie à l'Euro. Les Norvégiens en sont maintenant à leur seizième match disputé sur la scène européenne et cela risque de ne pas s'arrêter là. Prenez le train en marche, il est encore temps de briller en société avant que tout le monde n'en parle.

  • 1. Ils ont collé un 6-1 à l'AS Roma de Mourinho

Leur premier fait d'arme remonte à cette petite leçon infligée en phase de groupe à la Roma. Certes, le Special One n'avait pas aligné son équipe type mais les montées de ses cadres à l'heure de jeu n'ont rien arrangé, que du contraire. Cela a valu aux journalistes présents une nouvelle punchline : "Leur avant-centre semblait conduire une moto et le nôtre un vélo". Plutôt adepte du bus que des deux roues, Mourinho voulait sans doute parler d'Erik Botheim, auteur de deux buts et deux assists lors de cette folle soirée d'octobre. Voyant sa cote grimper en flèche, l'avant-centre a décroché un transfert à Krasnodar lors du mercato d'hiver, tout comme le milieu Patrick Berg, parti à Lens. Bodø Glimt avait déjà fourni Jens Petter Hauge à l'AC Milan et Philip Zinckernagel à Watford la saison précédente. Comme quoi, même en monétisant ses meilleurs joueurs, le club continue de rester plus que compétitif.

Malgré la déroute historique de l'AS Roma dans le grand nord, José Mourinho a accepté de poser pour quelques photos avec les supporters locaux., iStock
Malgré la déroute historique de l'AS Roma dans le grand nord, José Mourinho a accepté de poser pour quelques photos avec les supporters locaux. © iStock
  • 2. Trop forts pour la Norvège

En Scandinavie, on avait vu venir la belle campagne européenne de Bodø Glimt. L'équipe avait décroché son premier titre de champion de Norvège en écrasant le championnat comme personne ne l'avait fait précédemment. Avec 26 victoires en 30 matchs et 102 buts inscrits, elle a repoussé les candidats au titre habituels (Rosenborg et Molde principalement) au rôle de faire-valoir. Disputée de mai à décembre, la saison de la confirmation s'est plutôt bien passée puisque Bodø Glimt a de nouveau raflé la première place du classement. Au repos depuis deux mois, les Norvégiens n'ont rien laissé d'un potentiel manque de rythme en s'imposant au Celtic la semaine dernière.

  • 3. Un transfert officialisé grâce à Tinder

L'année dernière, dans la dernière ligne droite du mercato hivernal, la finalisation du transfert du flanc gauche Axel Lindhal a connu une tournure assez étonnante. Alors que les négociations avec les Suédois de Degerfors se déroulaient en toute discrétion, le joueur a été localisé à Bodø grâce à son compte Tinder activé dans la ville norvégienne, révélant ainsi sa future signature. Une fois le deal conclu, le club a sauté sur l'occasion pour l'officialiser sur la forme d'un match, comme sur un site de rencontre, entre Bodø Glimt et le joueur. Malheureusement, le coup de foudre n'a pas duré longtemps : six mois plus tard, Lindahl retournait chez son ex, en prêt. Le coup classique.

  • 4. Au nord du cercle polaire

Petite ville paisible d'un peu plus de 50 000 âmes, Bodø est ce genre d'endroit qui émerveille les supporters visiteurs lors de leurs périples aux confins de l'Europe. Bordée par un fjord, elle offre un panorama à couper le souffle sur les sommets avoisinants qui culminent à plus de 2000 mètres. Du 2 juin au 10 juillet, les habitants sont constamment réchauffés par le soleil de minuit. Idéal pour les premiers tours préliminaires de Ligue des Champions.

A la pointe ouest, se dresse le petit Aspmyra Stadion doté de 7400 places et du terrain synthétique typique des latitudes septentrionales. Coincé entre le Fjord et l'aéroport local, il est assez facile d'accès. De quoi faire saliver les supporters gantois qui pourraient jouer contre Bodø Glimt en huitièmes de finale, en fonction du tirage sort si les Norvégiens se qualifient ce soir. D'autant qu'avec sa position en bord de mer, la ville ne connaît pas des températures beaucoup plus basses qu'en Belgique.

Bodø est un bon coin de Norvège pour regarder les aurores boréales. Vous trouvez pas qu'elles ressemblent un peu au logo de la Conference League d'ailleurs ?, iStock
Bodø est un bon coin de Norvège pour regarder les aurores boréales. Vous trouvez pas qu'elles ressemblent un peu au logo de la Conference League d'ailleurs ? © iStock
  • 5. Dans un stade écologique dès 2024

En plus des paysages, le club aura bientôt un autre motif d'attrait. Son nouveau stade devrait sortir de terre dès 2024 et s'annonce innovant. La nouvelle enceinte visera l'autosuffisance énergétique grâce à une pelouse synthétique faite de grains d'olive et de sable, l'arrosage à partir de l'eau issue de la fonte des neiges, le recyclage des déchets et l'installation de panneaux solaires.

Sous la pelouse, on trouvera une salle de handball et un espace dernier cri pour la pratique de l'e-sport. Last but not least, le stade sera équipé d'un toit rétractable recouvert d'herbe pour permettre aux visiteurs de se promener dessus. Quoi de plus normal quand l'équipe se balade contre son adversaire un étage plus bas.

L'annonce de la création de la Conférence League n'a pas déchaîné les passions, c'est un euphémisme. Accusée d'alourdir un calendrier déjà surchargé et d'offrir des affiches qui n'intéressent personne, on lui reconnait seulement à demi-mot l'avantage d'offrir à nos clubs belges des rencontres à leur portée. Il faut désormais ajouter à la liste la découverte de clubs qui gagneraient à être plus connus. Comme Bodø Glimt, l'équipe frisson de cette première édition. Sa campagne européenne avait débuté par les préliminaires de Ligue des Champions alors que les Diables venaient tout juste de se faire sortir par l'Italie à l'Euro. Les Norvégiens en sont maintenant à leur seizième match disputé sur la scène européenne et cela risque de ne pas s'arrêter là. Prenez le train en marche, il est encore temps de briller en société avant que tout le monde n'en parle. Leur premier fait d'arme remonte à cette petite leçon infligée en phase de groupe à la Roma. Certes, le Special One n'avait pas aligné son équipe type mais les montées de ses cadres à l'heure de jeu n'ont rien arrangé, que du contraire. Cela a valu aux journalistes présents une nouvelle punchline : "Leur avant-centre semblait conduire une moto et le nôtre un vélo". Plutôt adepte du bus que des deux roues, Mourinho voulait sans doute parler d'Erik Botheim, auteur de deux buts et deux assists lors de cette folle soirée d'octobre. Voyant sa cote grimper en flèche, l'avant-centre a décroché un transfert à Krasnodar lors du mercato d'hiver, tout comme le milieu Patrick Berg, parti à Lens. Bodø Glimt avait déjà fourni Jens Petter Hauge à l'AC Milan et Philip Zinckernagel à Watford la saison précédente. Comme quoi, même en monétisant ses meilleurs joueurs, le club continue de rester plus que compétitif.En Scandinavie, on avait vu venir la belle campagne européenne de Bodø Glimt. L'équipe avait décroché son premier titre de champion de Norvège en écrasant le championnat comme personne ne l'avait fait précédemment. Avec 26 victoires en 30 matchs et 102 buts inscrits, elle a repoussé les candidats au titre habituels (Rosenborg et Molde principalement) au rôle de faire-valoir. Disputée de mai à décembre, la saison de la confirmation s'est plutôt bien passée puisque Bodø Glimt a de nouveau raflé la première place du classement. Au repos depuis deux mois, les Norvégiens n'ont rien laissé d'un potentiel manque de rythme en s'imposant au Celtic la semaine dernière. L'année dernière, dans la dernière ligne droite du mercato hivernal, la finalisation du transfert du flanc gauche Axel Lindhal a connu une tournure assez étonnante. Alors que les négociations avec les Suédois de Degerfors se déroulaient en toute discrétion, le joueur a été localisé à Bodø grâce à son compte Tinder activé dans la ville norvégienne, révélant ainsi sa future signature. Une fois le deal conclu, le club a sauté sur l'occasion pour l'officialiser sur la forme d'un match, comme sur un site de rencontre, entre Bodø Glimt et le joueur. Malheureusement, le coup de foudre n'a pas duré longtemps : six mois plus tard, Lindahl retournait chez son ex, en prêt. Le coup classique.Petite ville paisible d'un peu plus de 50 000 âmes, Bodø est ce genre d'endroit qui émerveille les supporters visiteurs lors de leurs périples aux confins de l'Europe. Bordée par un fjord, elle offre un panorama à couper le souffle sur les sommets avoisinants qui culminent à plus de 2000 mètres. Du 2 juin au 10 juillet, les habitants sont constamment réchauffés par le soleil de minuit. Idéal pour les premiers tours préliminaires de Ligue des Champions.A la pointe ouest, se dresse le petit Aspmyra Stadion doté de 7400 places et du terrain synthétique typique des latitudes septentrionales. Coincé entre le Fjord et l'aéroport local, il est assez facile d'accès. De quoi faire saliver les supporters gantois qui pourraient jouer contre Bodø Glimt en huitièmes de finale, en fonction du tirage sort si les Norvégiens se qualifient ce soir. D'autant qu'avec sa position en bord de mer, la ville ne connaît pas des températures beaucoup plus basses qu'en Belgique.En plus des paysages, le club aura bientôt un autre motif d'attrait. Son nouveau stade devrait sortir de terre dès 2024 et s'annonce innovant. La nouvelle enceinte visera l'autosuffisance énergétique grâce à une pelouse synthétique faite de grains d'olive et de sable, l'arrosage à partir de l'eau issue de la fonte des neiges, le recyclage des déchets et l'installation de panneaux solaires. Sous la pelouse, on trouvera une salle de handball et un espace dernier cri pour la pratique de l'e-sport. Last but not least, le stade sera équipé d'un toit rétractable recouvert d'herbe pour permettre aux visiteurs de se promener dessus. Quoi de plus normal quand l'équipe se balade contre son adversaire un étage plus bas.