"C'est un sentiment agréable" de "jouer à nouveau un peu au football et de revoir les collègues", se réjouit Rouwen Hennings, joueur du Fortuna Düsseldorf.

Comme la plupart des 18 clubs de l'élite du football allemand, l'attaquant est de retour dans son club depuis lundi pour des entraînements en petits groupes. Mais alors que la pandémie de nouveau coronavirus continue de faire rage en Europe, joueurs et entraîneurs doivent désormais adapter leurs pratiques pour se conformer aux recommandations des autorités sanitaires.

Le Bayern Munich, en tête du championnat au moment où les compétitions ont été arrêtées, ne fait pas exception à la règle.

Entraînements par groupes de cinq maximum, pas de poignées de main ou d'embrassades pour se dire bonjour, un écart de minimum 1,5 m entre chaque personne: les mesures de distanciation sociale sont strictement appliquées.

"C'était une sensation très inhabituelle de s'entraîner en petits groupes", a reconnu le capitaine du Bayern, Manuel Neuer.

Douches et repas à la maison

D'autant que côté partage et esprit d'équipe, les échanges restent très limités. Comme la plupart des autres clubs, les membres du Bayern ont reçu pour consigne de prendre leur douche ailleurs et se sont vus remettre des collations post-entraînement à emporter chez eux.

A Wolfsburg, les joueurs ont "par mesure d"hygiène" et de prudence, dû s'entraîner les mains revêtues de gants, malgré une météo printanière et un thermomètre atteignant les 22 degrés.

"Bien sûr, on sait que c'est nécessaire, mais ça fait quand même un peu drôle", a admis l'attaquant Maximilian Arnold.

Côté exercices aussi, on s'adapte. Fini les tacles ou les techniques de jeu rapproché.

"J'adorerais pouvoir tacler, mais là, je ne peux pas le faire", a déclaré le défenseur de Hoffenheim Havard Nordtveit.

Une frustration relative que ressentent d'autres joueurs, mais dont la nécessité est parfaitement comprise.

"Bien sûr, vous ne pouvez pas vous lancer dans des tacles durs ou vous disputer le ballon, mais je pense que ces nouvelles règles sont bien adaptées à la situation actuelle", note Rouwen Hennings.

La Playstation comme meilleure amie

Malgré tout, ce retour sur le terrain reste le bienvenu après plusieurs semaines de relative inactivité.

"Les gars m'ont manqué. La PlayStation était devenue ma meilleure amie", ça fait du bien "d'avoir à nouveau un vrai ballon à mes pieds", a ainsi souligné le défenseur de l'Union Berlin Christopher Lenz.

Le foot allemand est à l'arrêt depuis le 13 mars. Et pour certains, ce repos forcé, bien qu'entrecoupé d'entraînements individuels ou par visioconférence, semble avoir laissé des traces.

"Mon contrôle du ballon n'a jamais été parfait, mais on voit bien que certains de mes coéquipiers ne se sont pas vraiment entraînés ballon au pied depuis trois semaines" a ainsi remarqué Nordtveit.

Alors côté entraineurs, on met les bouchées doubles pour remettre les footballeurs à niveau. D'autant qu'en petits groupes, rien n'échappe à l'oeil aiguisé des techniciens.

"Les préparateurs physiques peuvent vraiment y aller à fond, et les joueurs sont demandeurs", note l'entraîneur de Schalke 04, David Wagner. Pour eux, "tout vaut mieux que de courir tout seul dans la forêt".

"Ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est de continuer à travailler sur notre condition physique pour être prêt" si la saison reprend, confirme Havard Nordtveit.

Pour l'heure, aucune date n'a encore été arrêtée pour la reprise du championnat. La Ligue allemande de football (DFL) est en pourparlers avec les clubs et les autorités pour une éventuelle reprise de la Bundesliga le 2 mai. Cela pourrait en faire le premier championnat européen à reprendre, même si dans ce cas, les matches seraient joués devant des tribunes vides, alors que les événements publics restent interdits en Allemagne... Une possible décision est attendue pour le 17 avril.

"C'est un sentiment agréable" de "jouer à nouveau un peu au football et de revoir les collègues", se réjouit Rouwen Hennings, joueur du Fortuna Düsseldorf.Comme la plupart des 18 clubs de l'élite du football allemand, l'attaquant est de retour dans son club depuis lundi pour des entraînements en petits groupes. Mais alors que la pandémie de nouveau coronavirus continue de faire rage en Europe, joueurs et entraîneurs doivent désormais adapter leurs pratiques pour se conformer aux recommandations des autorités sanitaires.Le Bayern Munich, en tête du championnat au moment où les compétitions ont été arrêtées, ne fait pas exception à la règle.Entraînements par groupes de cinq maximum, pas de poignées de main ou d'embrassades pour se dire bonjour, un écart de minimum 1,5 m entre chaque personne: les mesures de distanciation sociale sont strictement appliquées."C'était une sensation très inhabituelle de s'entraîner en petits groupes", a reconnu le capitaine du Bayern, Manuel Neuer.D'autant que côté partage et esprit d'équipe, les échanges restent très limités. Comme la plupart des autres clubs, les membres du Bayern ont reçu pour consigne de prendre leur douche ailleurs et se sont vus remettre des collations post-entraînement à emporter chez eux.A Wolfsburg, les joueurs ont "par mesure d"hygiène" et de prudence, dû s'entraîner les mains revêtues de gants, malgré une météo printanière et un thermomètre atteignant les 22 degrés."Bien sûr, on sait que c'est nécessaire, mais ça fait quand même un peu drôle", a admis l'attaquant Maximilian Arnold.Côté exercices aussi, on s'adapte. Fini les tacles ou les techniques de jeu rapproché."J'adorerais pouvoir tacler, mais là, je ne peux pas le faire", a déclaré le défenseur de Hoffenheim Havard Nordtveit. Une frustration relative que ressentent d'autres joueurs, mais dont la nécessité est parfaitement comprise."Bien sûr, vous ne pouvez pas vous lancer dans des tacles durs ou vous disputer le ballon, mais je pense que ces nouvelles règles sont bien adaptées à la situation actuelle", note Rouwen Hennings.Malgré tout, ce retour sur le terrain reste le bienvenu après plusieurs semaines de relative inactivité."Les gars m'ont manqué. La PlayStation était devenue ma meilleure amie", ça fait du bien "d'avoir à nouveau un vrai ballon à mes pieds", a ainsi souligné le défenseur de l'Union Berlin Christopher Lenz.Le foot allemand est à l'arrêt depuis le 13 mars. Et pour certains, ce repos forcé, bien qu'entrecoupé d'entraînements individuels ou par visioconférence, semble avoir laissé des traces."Mon contrôle du ballon n'a jamais été parfait, mais on voit bien que certains de mes coéquipiers ne se sont pas vraiment entraînés ballon au pied depuis trois semaines" a ainsi remarqué Nordtveit.Alors côté entraineurs, on met les bouchées doubles pour remettre les footballeurs à niveau. D'autant qu'en petits groupes, rien n'échappe à l'oeil aiguisé des techniciens."Les préparateurs physiques peuvent vraiment y aller à fond, et les joueurs sont demandeurs", note l'entraîneur de Schalke 04, David Wagner. Pour eux, "tout vaut mieux que de courir tout seul dans la forêt"."Ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est de continuer à travailler sur notre condition physique pour être prêt" si la saison reprend, confirme Havard Nordtveit.Pour l'heure, aucune date n'a encore été arrêtée pour la reprise du championnat. La Ligue allemande de football (DFL) est en pourparlers avec les clubs et les autorités pour une éventuelle reprise de la Bundesliga le 2 mai. Cela pourrait en faire le premier championnat européen à reprendre, même si dans ce cas, les matches seraient joués devant des tribunes vides, alors que les événements publics restent interdits en Allemagne... Une possible décision est attendue pour le 17 avril.