"C'est un pas de plus, c'est une menace de plus", analyse le professeur à l'ULB. "Il faudra voir si le projet aboutit, si c'est le x-ième coup de bluff, si c'est 'retiens-moi' et donne-moi plus d'argent ou je fais un malheur' ou si réellement cette fois-ci ils y vont."

Pour Jean-Michel De Waele, l'aboutissement du projet "dépendra beaucoup de la réaction du camp d'en face." Dimanche, quelques heures avant l'annonce du lancement du projet par les douze clubs fondateurs, l'UEFA avait prévenu que les clubs concernés se verront interdire la participation dans toute autre compétition au niveau national, européen ou mondial, et leurs joueurs pourraient se voir refuser la possibilité de représenter leurs équipes nationales. "Si les ligues nationales, si l'UEFA, si la FIFA mettent leur menace à exécution et interdisent les joueurs de participer aux grandes compétitions nationales et internationales, est-ce que vraiment les joueurs sont prêts à ne s'enfermer qu'à jouer une compétition dont l'aura est encore à réaliser? Moi j'ai des doutes sur la possibilité que ça aille jusqu'au bout, à condition que tout le monde reste ferme sur ses positions de l'autre côté."

Selon le sociologue du sport, ce qu'il adviendra des autres clubs dépendra aussi de comment le public réagira. "Est-ce que la sauce va prendre? Est-ce que les supporters vont s'intéresser à cette compétition-là ? Parce que je pense que les supporters sont très intéressés par leur compétition nationale et que les compétitions nationales jouent dans le coeur de l'écrasante majorité des supporters un rôle fondamental avec les derbys, les Standard/Anderlecht, les La Gantoise/Bruges. Les gens ne sont pas intéressés que par avoir Real/Barça douze fois par an. Il faudra voir si ça fonctionne. Si ça ne fonctionne pas, au pire, ça voudrait dire que trois championnats (Angleterre, Espagne et Italie, ndlr) seront très dévalués avec le départ de quatre ou cinq clubs, ça veut dire que équipes nationales vont se retrouver sans pouvoir jouer avec un certain nombre de leurs joueurs. Cela va avoir des effets extrêmement importants. Si chacun va jusqu'au bout, c'est la création d'un autre monde, d'un monde concurrent au football qu'on a connu."

Le sociologue du sport s'interroge aussi sur les droits de diffusion de cette compétition. "Qui va acheter ces droits? Cela va être extrêmement cher. Quelle sera la chaine qui va prendre le risque de ne plus pouvoir passer la Coupe du monde, le championnat d'Europe, la Champions League et toutes les compétitions des équipes nationales et des équipes européennes? Est-ce que ce modèle correspond à notre modèle du sport européen? J'ai des grands doutes."

"C'est un pas de plus, c'est une menace de plus", analyse le professeur à l'ULB. "Il faudra voir si le projet aboutit, si c'est le x-ième coup de bluff, si c'est 'retiens-moi' et donne-moi plus d'argent ou je fais un malheur' ou si réellement cette fois-ci ils y vont." Pour Jean-Michel De Waele, l'aboutissement du projet "dépendra beaucoup de la réaction du camp d'en face." Dimanche, quelques heures avant l'annonce du lancement du projet par les douze clubs fondateurs, l'UEFA avait prévenu que les clubs concernés se verront interdire la participation dans toute autre compétition au niveau national, européen ou mondial, et leurs joueurs pourraient se voir refuser la possibilité de représenter leurs équipes nationales. "Si les ligues nationales, si l'UEFA, si la FIFA mettent leur menace à exécution et interdisent les joueurs de participer aux grandes compétitions nationales et internationales, est-ce que vraiment les joueurs sont prêts à ne s'enfermer qu'à jouer une compétition dont l'aura est encore à réaliser? Moi j'ai des doutes sur la possibilité que ça aille jusqu'au bout, à condition que tout le monde reste ferme sur ses positions de l'autre côté." Selon le sociologue du sport, ce qu'il adviendra des autres clubs dépendra aussi de comment le public réagira. "Est-ce que la sauce va prendre? Est-ce que les supporters vont s'intéresser à cette compétition-là ? Parce que je pense que les supporters sont très intéressés par leur compétition nationale et que les compétitions nationales jouent dans le coeur de l'écrasante majorité des supporters un rôle fondamental avec les derbys, les Standard/Anderlecht, les La Gantoise/Bruges. Les gens ne sont pas intéressés que par avoir Real/Barça douze fois par an. Il faudra voir si ça fonctionne. Si ça ne fonctionne pas, au pire, ça voudrait dire que trois championnats (Angleterre, Espagne et Italie, ndlr) seront très dévalués avec le départ de quatre ou cinq clubs, ça veut dire que équipes nationales vont se retrouver sans pouvoir jouer avec un certain nombre de leurs joueurs. Cela va avoir des effets extrêmement importants. Si chacun va jusqu'au bout, c'est la création d'un autre monde, d'un monde concurrent au football qu'on a connu." Le sociologue du sport s'interroge aussi sur les droits de diffusion de cette compétition. "Qui va acheter ces droits? Cela va être extrêmement cher. Quelle sera la chaine qui va prendre le risque de ne plus pouvoir passer la Coupe du monde, le championnat d'Europe, la Champions League et toutes les compétitions des équipes nationales et des équipes européennes? Est-ce que ce modèle correspond à notre modèle du sport européen? J'ai des grands doutes."