Poutine censure des médias belges!

Dès notre arrivée à l'aéroport de Saint-Pétersbourg, on comprend que la communication ne va pas nécessairement être simple. On reçoit un SMS de Proximus: "Cher client, bon séjour en Russie. Surfer sur internet s'élève à 14,5 euros / MB. Envoyer un MMS: 1,21 euro. Recevoir un MMS: 0,54 euro." Ce n'est pas pour rien et le forfait internet mobile coûte une blinde, comme les simples communications. Mais on n'est pas au bout de nos surprises. Il est impossible de prendre nos mails à l'adresse avec l'extension Roularta, groupe de presse dont notre magazine fait partie. Impossible aussi de se connecter à l'adresse www.roularta.be. Tout aussi impossible de surfer sur d'autres sites de médias belges comme Sudpresse ou Le Soir. Et pas d'accès au portail sur lequel on peut consulter l'ensemble de la presse belge.
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Dès notre arrivée à l'aéroport de Saint-Pétersbourg, on comprend que la communication ne va pas nécessairement être simple. On reçoit un SMS de Proximus: "Cher client, bon séjour en Russie. Surfer sur internet s'élève à 14,5 euros / MB. Envoyer un MMS: 1,21 euro. Recevoir un MMS: 0,54 euro." Ce n'est pas pour rien et le forfait internet mobile coûte une blinde, comme les simples communications. Mais on n'est pas au bout de nos surprises. Il est impossible de prendre nos mails à l'adresse avec l'extension Roularta, groupe de presse dont notre magazine fait partie. Impossible aussi de se connecter à l'adresse www.roularta.be. Tout aussi impossible de surfer sur d'autres sites de médias belges comme Sudpresse ou Le Soir. Et pas d'accès au portail sur lequel on peut consulter l'ensemble de la presse belge. Si les Diables finissent en tête de leur groupe, ils joueront leur huitième de finale à Séville le dimanche 27 juin contre le troisième du groupe A, D, E ou F. Donc ça pourrait être une bonne affaire, sauf s'il faut se farcir le troisième du groupe de la mort qui comporte le Portugal, la France et l'Allemagne. Indépendamment de l'adversaire, Philippe Albert nous confie ses craintes quant aux conditions météo. S'il fait 35 degrés en soirée là-bas à la fin du mois de juin, ce sera dans la logique des choses. "On a quand même des joueurs qui ont déjà montré qu'ils avaient du mal à être performants quand il fait très chaud. Je pense surtout à Kevin De Bruyne." L'Ardennais sait de quoi il parle, il était dans l'équipe à la Coupe du monde 1994 aux États-Unis, dans la fournaise. "Le staff médical avait trouvé un gel qu'on mettait dans nos cheveux, ça permettait de faire descendre la température du corps. Et surtout, on avait fait une préparation axée sur ces fortes chaleurs. Ici, ce n'est pas le cas." Il préférerait aller faire le consultant à Glasgow - toujours cette attirance pour cette région d'Europe. Mais ça voudrait dire qu'on ne terminerait qu'à la troisième place de notre poule et qu'on rencontrerait probablement l'Espagne. La to-do list des journalistes qui suivent les trois premiers matches des Diables, c'est à se taper la tête au mur. Depuis quelques semaines, l'UEFA, l'association des journalistes sportifs et l'agence qui organise ces déplacements ont régulièrement envoyé des consignes. Deux jours avant le départ pour Saint-Pétersbourg, on a été heureux de recevoir un résumé parce qu'on commençait vraiment à s'y perdre. Voici donc les documents qu'il ne fallait surtout pas oublier pour aller, dans un premier temps, au pays des avions de chasse. Sous peine de rester à Zaventem. Un visa russe, demandé précédemment, qui imposait déjà pas mal de paperasse (dont une couverture médicale complémentaire). Le Russia Covid-19 Pre-travel screening form, une double page à compléter avec diverses coordonnées et la preuve qu'on venait de passer un test négatif - à remplir avant de partir et à présenter à l'aéroport, puis à remplir à nouveau dans l'avion. Une lettre de l'employeur certifiant qu'on faisait le déplacement pour le boulot. La confirmation de l'accréditation délivrée par l'UEFA. L' UEFA General Safety and Covid-19 Procedures Certificate, un certificat obtenu après avoir suivi une formation sanitaire en ligne - pas la peine de faire défiler les pages très vite pour faire "comme si" parce qu'au bas de plusieurs pages, on nous faisait passer un mini-examen. Un test Covid négatif passé dans les 72 heures précédant le départ. Avant d'entrer dans un stade, pendant tout le tournoi, il faut chaque fois compléter un formulaire en ligne (EPA), toujours lié au Covid et aux précautions à prendre. Après ça, un nouveau test à l'hôtel le matin du match contre la Russie - rendez-vous entre 8 et 9 heures. Puis un autre en Belgique avant le départ au Danemark (vieux de maximum 48 heures). Encore un autre en arrivant à Copenhague. Pour passer ce test, il faut d'abord s'inscrire sur un site danois, créer un profil et recevoir un QR code à emmener au centre de dépistage. Au retour de Saint-Pétersbourg après le match contre la Finlande, il faudra compléter le Passenger Locator Form, et peut-être aussi un formulaire Business Travel Abroad. Enfin, dans l'état actuel, les journalistes qui voudraient assister aux demi-finales et à la finale à Le point commun entre Christian Benteke et Steve Mandanda? Ils sont tous les deux nés au Congo, à Kinshasa. La Suisse a deux internationaux qui ont vu le jour au Cameroun, à Yaoundé: Yvon Mvogo et Breel Embolo. Au Portugal, on a Danilo Pereira qui est né en Guinée-Bissau et William Carvalho qui a poussé ses premiers cris en Angola. Mais des continents étrangers, c'est surtout le Brésil qui fournit de la main-d'oeuvre à ce tournoi. Jorginho, Toloi et Palmieri dans le noyau de l'Italie, Marlos avec l'Ukraine, Fernandes avec la Russie, Pepe avec le Portugal. Le Gallois Rhys Norrington-Davies est né en Arabie Saoudite et a grandi à Dubaï. Le Finlandais Hämäläinen a vu le jour aux États-Unis. L'Écossais Lyndon Dikes provient d'Australie.