Le back droit des Diables Rouges Bertrand Crasson avait, à l'époque, profité de l'arrêt-Bosman, pour quitter Anderlecht à destination du club italien. Autant les adieux avaient été pénibles au Sporting, avec des accusations sévères de la part de la direction, qui l'accusait d'avoir profité honteusement de la nouvelle donne concernant les joueurs en fin de contrat, autant l'accueil du joueur dans la Botte avait été des plus chaleureux.

L'espace de deux journées, nous avions alors été les témoins privilégiés du premier contact de l'international avec son nouvel entourage. Ce qui l'avait tout particulièrement impressionné, c'était la visite médicale à laquelle il avait été soumis : une journée entière passée à subir des tests de tous ordres. Le soir venu, il avait obtenu le feu vert de la Faculté et put dès lors être présenté de manière officielle à la presse. Non pas à un parterre restreint de plumitifs, comme c'était encore le cas chez nous à cette époque, mais à une cinquantaine de journalistes.

Ce qui avait interpellé les représentants de la presse, c'était la connaissance de la langue italienne de notre homme. A part quelques hésitations pour la conjugaison, il s'en était tiré comme un grand et avait visiblement marqué des points. Après avoir fêté la signature de son contrat en soirée, autour d'une bonne table, Crasson fut à son tour surpris le lendemain en découvrant, en pleine période de vacances, le gardien Giuseppe Taglialatella au club. Celui-ci, pour des raisons que nous ne nous remémorons plus, n'avait pas pris de congés et s'entraînait journellement au club. Une belle leçon de professionnalisme.

Sur la route nous menant à l'aéroport, le soir, pour prendre l'avion du retour, Crasson fut surpris de découvrir la dévotion toujours palpable dans la ville pour Diego Maradona, avec des drapeaux, des effigies et des inscriptions tavelant la route. Il retint aussi la leçon du chauffeur de taxi, qui lui conseilla de porter dorénavant sa montre au poignet droit au lieu du gauche. Car avec une vitre baissée, en raison de la chaleur ambiante en été, nombreux sont les conducteurs à se la faire subtiliser à la six-quatre-deux par des jeunes qui prennent ensuite la poudre d'escampette sur leur Vespa...

Le back droit des Diables Rouges Bertrand Crasson avait, à l'époque, profité de l'arrêt-Bosman, pour quitter Anderlecht à destination du club italien. Autant les adieux avaient été pénibles au Sporting, avec des accusations sévères de la part de la direction, qui l'accusait d'avoir profité honteusement de la nouvelle donne concernant les joueurs en fin de contrat, autant l'accueil du joueur dans la Botte avait été des plus chaleureux. L'espace de deux journées, nous avions alors été les témoins privilégiés du premier contact de l'international avec son nouvel entourage. Ce qui l'avait tout particulièrement impressionné, c'était la visite médicale à laquelle il avait été soumis : une journée entière passée à subir des tests de tous ordres. Le soir venu, il avait obtenu le feu vert de la Faculté et put dès lors être présenté de manière officielle à la presse. Non pas à un parterre restreint de plumitifs, comme c'était encore le cas chez nous à cette époque, mais à une cinquantaine de journalistes. Ce qui avait interpellé les représentants de la presse, c'était la connaissance de la langue italienne de notre homme. A part quelques hésitations pour la conjugaison, il s'en était tiré comme un grand et avait visiblement marqué des points. Après avoir fêté la signature de son contrat en soirée, autour d'une bonne table, Crasson fut à son tour surpris le lendemain en découvrant, en pleine période de vacances, le gardien Giuseppe Taglialatella au club. Celui-ci, pour des raisons que nous ne nous remémorons plus, n'avait pas pris de congés et s'entraînait journellement au club. Une belle leçon de professionnalisme. Sur la route nous menant à l'aéroport, le soir, pour prendre l'avion du retour, Crasson fut surpris de découvrir la dévotion toujours palpable dans la ville pour Diego Maradona, avec des drapeaux, des effigies et des inscriptions tavelant la route. Il retint aussi la leçon du chauffeur de taxi, qui lui conseilla de porter dorénavant sa montre au poignet droit au lieu du gauche. Car avec une vitre baissée, en raison de la chaleur ambiante en été, nombreux sont les conducteurs à se la faire subtiliser à la six-quatre-deux par des jeunes qui prennent ensuite la poudre d'escampette sur leur Vespa...