Il y a déjà presque treize ans, le 25 avril 2001, Timmy Simons disputait son premier match international. C'était en République tchèque, Emile Mpenza avait inscrit le but belge et Marc Wilmots portait le brassard de capitaine. Aujourd'hui, avec 93 caps, Simons est proche du record de Jan Ceulemans (96). Il est déjà recordman du nombre de sélections (112).

Depuis que Wilmots est sélectionneur fédéral, Simons a joué quatre des dix-neuf rencontres. A chaque fois, il s'agissait de matches amicaux. Les grosses prestations de l'Anversois Radja Nainggolan en championnat d'Italie ont toutefois lancé le débat : Wilmots doit-il snober Nainggolan pour emmener Simons au Brésil ?

Aimé Anthuenis, ex-sélectionneur fédéral, pense que oui. "Pour deux raisons. D'abord parce que Simons a participé à toute la phase éliminatoire et peut jouer à deux places. Ensuite parce qu'il est le bras droit de l'entraîneur dans tous les domaines, en dehors du terrain, à l'hôtel et dans le vestiaire. Dans un noyau de 23 joueurs, il y a tellement de facteurs incertains, que le coach doit pouvoir compter sur quelques personnes qui savent de quoi il retourne. Simons en fait partie. Un coach ne peut pas laisser tomber un gars qui l'a aidé 18 mois plus tôt.

Aujourd'hui, tout le monde dit que Simons ne joue pas bien mais, en deux mois, tout peut changer. Il y a déjà tous ceux qui ne jouent pratiquement pas à l'étranger. D'ailleurs, combien de fois n'a-t-on pas vu arriver des joueurs complètement cuits dans un grand tournoi après une saison fantastique ? Parce que, justement, ils avaient trop joué ! Guy Thys sélectionnait aussi des gars qui n'avaient pas livré une grande saison.

Dans une équipe du Club Bruges qui ne tourne pas, Timmy risque de sombrer avec le navire mais dans un rôle bien précis et dans certaines circonstances, il répondra présent, que ce soit au centre de la défense ou dans un entrejeu avec deux médians défensifs. Même hors forme, ça reste un battant."

Retrouvez l'avis d'autres consultants sur la question dans votre Sport/Foot Magazine

PAR GEERT FOUTRÉ

Il y a déjà presque treize ans, le 25 avril 2001, Timmy Simons disputait son premier match international. C'était en République tchèque, Emile Mpenza avait inscrit le but belge et Marc Wilmots portait le brassard de capitaine. Aujourd'hui, avec 93 caps, Simons est proche du record de Jan Ceulemans (96). Il est déjà recordman du nombre de sélections (112). Depuis que Wilmots est sélectionneur fédéral, Simons a joué quatre des dix-neuf rencontres. A chaque fois, il s'agissait de matches amicaux. Les grosses prestations de l'Anversois Radja Nainggolan en championnat d'Italie ont toutefois lancé le débat : Wilmots doit-il snober Nainggolan pour emmener Simons au Brésil ? Aimé Anthuenis, ex-sélectionneur fédéral, pense que oui. "Pour deux raisons. D'abord parce que Simons a participé à toute la phase éliminatoire et peut jouer à deux places. Ensuite parce qu'il est le bras droit de l'entraîneur dans tous les domaines, en dehors du terrain, à l'hôtel et dans le vestiaire. Dans un noyau de 23 joueurs, il y a tellement de facteurs incertains, que le coach doit pouvoir compter sur quelques personnes qui savent de quoi il retourne. Simons en fait partie. Un coach ne peut pas laisser tomber un gars qui l'a aidé 18 mois plus tôt. Aujourd'hui, tout le monde dit que Simons ne joue pas bien mais, en deux mois, tout peut changer. Il y a déjà tous ceux qui ne jouent pratiquement pas à l'étranger. D'ailleurs, combien de fois n'a-t-on pas vu arriver des joueurs complètement cuits dans un grand tournoi après une saison fantastique ? Parce que, justement, ils avaient trop joué ! Guy Thys sélectionnait aussi des gars qui n'avaient pas livré une grande saison. Dans une équipe du Club Bruges qui ne tourne pas, Timmy risque de sombrer avec le navire mais dans un rôle bien précis et dans certaines circonstances, il répondra présent, que ce soit au centre de la défense ou dans un entrejeu avec deux médians défensifs. Même hors forme, ça reste un battant." Retrouvez l'avis d'autres consultants sur la question dans votre Sport/Foot MagazinePAR GEERT FOUTRÉ