Ex-joueur de l'Atlético Madrid, Diego Simeone s'est imposé chez les Colchoneros comme l'un des coaches les plus en vue du moment.

Pour l'Argentin, le leadership est quelque chose de naturel : "J'ai toujours été capitaine des équipes d'âge et, à 24 ans, c'est à moi qu'on a confié le brassard en équipe nationale. Je n'étais pas du genre à m'imposer. Le leadership, on l'a ou on ne l'a pas, que ce soit au football, à l'école ou dans une entreprise."

Arrivé à la tête d'un Atlético malade en décembre 2011, il remporte cinq mois plus tard son premier trophée. Il se remémore son premier discours tenu à ses joueurs : "Nous étions dans le vestiaire et je leur ai dit que je connaissais le club, que je savais ce que les gens voulaient voir, que la seule chose qui comptait pour moi, c'était l'engagement et que l'équipe avait suffisamment de qualités techniques pour refaire surface. Je leur ai dit que j'avais connu la même chose à mes débuts à l'Atlético, que nous avions lutté jusqu'au bout pour le maintien et qu'un an plus tard, nous avions réalisé le doublé coupe-championnat. Après, nous sommes montés sur le terrain et les gens m'ont applaudi. J'ai dit aux joueurs : Vous voyez ces gens-là ? Eh bien à un certain moment, ils m'ont insulté aussi. C'est ça, le football."

S'il reconnaît admirer le jeu du Barça, il n'en fait certainement pas un idéal à atteindre : "Parce que nous ne sommes pas Barcelone. Nos fondements sont différents. L'Atlético alignera toujours plus d'étrangers que de joueurs formés au club. De plus, nous sommes traditionnellement une équipe plus agressive, plus intense, qui se base sur une défense solide et joue bien le contre. Le football offre tout un éventail de possibilités. Il y a différentes façons de gagner, chacun choisit la sienne. Pour pouvoir rouler vite, il faut une bonne voiture. Si on en a une moins bonne, il faut trouver le moyen de crever les pneus des autres afin d'aller aussi vite qu'eux."

Par Gemma Herrero

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Diego Simeone dans votre Sport/Foot Magazine

Ex-joueur de l'Atlético Madrid, Diego Simeone s'est imposé chez les Colchoneros comme l'un des coaches les plus en vue du moment. Pour l'Argentin, le leadership est quelque chose de naturel : "J'ai toujours été capitaine des équipes d'âge et, à 24 ans, c'est à moi qu'on a confié le brassard en équipe nationale. Je n'étais pas du genre à m'imposer. Le leadership, on l'a ou on ne l'a pas, que ce soit au football, à l'école ou dans une entreprise."Arrivé à la tête d'un Atlético malade en décembre 2011, il remporte cinq mois plus tard son premier trophée. Il se remémore son premier discours tenu à ses joueurs : "Nous étions dans le vestiaire et je leur ai dit que je connaissais le club, que je savais ce que les gens voulaient voir, que la seule chose qui comptait pour moi, c'était l'engagement et que l'équipe avait suffisamment de qualités techniques pour refaire surface. Je leur ai dit que j'avais connu la même chose à mes débuts à l'Atlético, que nous avions lutté jusqu'au bout pour le maintien et qu'un an plus tard, nous avions réalisé le doublé coupe-championnat. Après, nous sommes montés sur le terrain et les gens m'ont applaudi. J'ai dit aux joueurs : Vous voyez ces gens-là ? Eh bien à un certain moment, ils m'ont insulté aussi. C'est ça, le football."S'il reconnaît admirer le jeu du Barça, il n'en fait certainement pas un idéal à atteindre : "Parce que nous ne sommes pas Barcelone. Nos fondements sont différents. L'Atlético alignera toujours plus d'étrangers que de joueurs formés au club. De plus, nous sommes traditionnellement une équipe plus agressive, plus intense, qui se base sur une défense solide et joue bien le contre. Le football offre tout un éventail de possibilités. Il y a différentes façons de gagner, chacun choisit la sienne. Pour pouvoir rouler vite, il faut une bonne voiture. Si on en a une moins bonne, il faut trouver le moyen de crever les pneus des autres afin d'aller aussi vite qu'eux."Par Gemma HerreroRetrouvez l'intégralité de l'interview de Diego Simeone dans votre Sport/Foot Magazine