Les douze pays-hôtes étant préalablement assignés à certains groupes s'ils se qualifient, et des restrictions empêchant certaines nations de s'affronter pour raisons politiques ou diplomatiques, la Belgique connaît déjà deux de ses trois adversaires l'été prochain: le Danemark et la Russie.

De Bruyne sans langue de bois

"Pour moi il s'agit d'une sorte de falsification de la compétition", a accusé le Belge Kevin De Bruyne auprès de la télévision flamande mardi soir, quelques minutes après la victoire des Diables rouges contre Chypre (6-1).

"Ça retire tout le plaisir d'un tirage au sort", a poursuivi l'attaquant de Manchester City, pour qui les règles de composition des groupes de l'Euro sont "un scandale, honnêtement."

Faut-il se rendre au "tirage au sort"?

Le quotidien belge Le Soir ne s'est pas montré plus clément: "Le nom du troisième adversaire des Diables se limitera donc au choix entre la Finlande et le Pays de Galles. Un pile ou face qui constituera le seul motif valable au déplacement du sélectionneur à Bucarest", où aura lieu le tirage le 30 novembre, assène le journal dans son édition de mercredi.

Le scandale du Stade national refait surface

Cité par le quotidien De Telegraaf, le sélectionneur néerlandais Ronald Koeman a pour sa part avoué "ne pas vraiment comprendre ce nouveau format", selon lequel les Pays-Bas sont déjà assurés d'affronter l'Ukraine.

Les Néerlandais figureront à coup sûr dans la poule C et les Belges dans la poule B, les deux groupes dont la composition est la plus avancée.

Le sort des Diables rouges a notamment été scellé par l'absence, en Belgique, d'un stade susceptible d'accueillir des matches de l'Euro.

"C'est vraiment dommage de ne pas être en mesure de jouer à Bruxelles" pendant la compétition, a déploré le sélectionneur de la Belgique Roberto Martinez, samedi après la victoire de ses joueurs en Russie (4-1).