Selon le quotidien anglais, Sakho, aujourd'hui âgé de 29 ans et qui évolue maintenant à Crystal Palace, a lancé des procédures contre l'AMA en estimant que l'erreur concernant son contrôle antidopage avait précité la fin de sa carrière à Liverpool. Il estime que 13 millions de livres représentent le manque à gagner et la perte de sa cote personnelle en quittant Anfield.

"Même si (Crystal Palace) est un club reconnu de Premier League, il ne possède pas la même réputation mondiale que Liverpool avec la valeur inhérente qui va avec pour un joueur et ses droits à l'image", a affirmé l'avocat de Sakho, Stuart Richie, devant la Haute Cour.

Mamadou Sakho avait été contrôlé positif, en mars 2016, à un brûleur de graisse avant d'être blanchi par la commission de discipline de l'UEFA, le produit incriminé n'étant pas inscrit sur la liste des substances interdites de l'AMA.

Privé de finale de l'Europa League avec les Reds et d'une éventuelle sélection pour l'Euro avec l'équipe de France, il n'avait plus retrouvé sa place dans les rangs de Liverpool, qui l'avait prêté en janvier 2017 à Crystal Palace, avant son transfert définitif, en septembre de la même année, pour 26 millions de livres.

Toujours selon The Guardian, l'AMA nie toute responsabilité directe dans le départ de Sakho à Crystal Palace en arguant qu'il s'agissait "de problèmes disciplinaires" et d'un "choc de personnalité" avec l'entraîneur Jürgen Klopp. A l'été 2016, il avait d'ailleurs été renvoyé d'une tournée des Reds aux Etats-Unis pour des problèmes de comportement.

Réserviste de l'équipe de France pour le Mondial 2018, Sokho n'a été rappelé en sélection nationale qu'en octobre dernier contre l'Islande puis l'Allemagne.