Il y a précisément 35 ans, un petit club italien de province s'emparait des lauriers en partie grâce à son apport "belge". L'Hellas Vérone avait en effet devancé tous les gros calibres habituels grâce notamment aux buts de Preben Larsen. Les Italiens avaient transféré le Danois de Lokeren, qui l'avait lui-même découvert alors qu'il végétait dans l'équipe réserve du FC Cologne.

Ce samedi, Vérone - Atalanta est justement au programme. Un match entre un promu qui fait mieux que se débrouiller et l'équipe-frisson du moment. Au moment de l'arrêt de la compétition, l'Atalanta était déjà LA sensation puisqu'elle s'était qualifiée pour les quarts de finale de la Champions League. En Serie A, les Bergamasques pointaient à une belle quatrième place, mais comptaient toutefois quinze points de retard sur la Juventus qui semblait inaccessible.

À l'heure actuelle, l'Atalanta s'est hissée en deuxième position (l'Inter joue ce jeudi et lui passera devant en cas de succès) et ne compte plus "que" sept points de retard sur l'ogre turinois qui connaît des ratés dernièrement et n'a décroché que deux points lors des trois derniers matches.

Cette saison, l'Atalanta est une machine formidablement rôdée avec une philosophie de jeu fort peu italienne: toujours marquer un but de plus que l'adversaire. La Dea en est déjà 93 buts en championnat et peut encore largement améliorer ce record puisqu'il reste encore cinq rencontres à disputer. La saison dernière déjà, l'Atalanta s'était montrée la plus prolifique en D1 italienne avec 77 goals à son compteur. En 2019/20, toutes compétitions confondues, l'équipe de Gian Piero Gasperini a déjà fait trembler les filets à 110 reprises.

Jokers de luxe

Ces dernières semaines, les matches des Lombards ont été égayés par une vieille connaissance des amateurs de football belge. Ruslan Malinovskyi a planté deux pions et distribué quatre assists lors des quatre derniers affrontements de l'Atalanta. L'Ukrainien ne fait toutefois pas figure d'incontournable. Lors des 29 rencontres auxquelles il a participé, Malinovskyi est entré au jeu à 19 reprises. Au total, après 33 journées, il ne compte que 1.287 minutes de jeu, soit à peine une moyenne de 39 par match, mais son impact est pourtant toujours conséquent.

Mardi dernier, en s'imposant 6-2 face à Brescia, l'Atalanta a une nouvelle fois démontré qu'elle était encore plus forte que la saison dernière, qui était pourtant déjà celle de tous ses records. Le coach Gian Piero Gasperini mise sur la continuité et s'appuie sur son onze de base, mais il parvient à impliquer l'ensemble de son noyau. Contre Brescia, la victoire est venue d'habitués du banc: Malinovskyi (un but, un assist) et Mario Pasalic. Il y a un an et demi, le Croate a demandé à partir, ce que Gasperini a refusé. Depuis, il a gagné ses galons de titulaires et mardi, il a signé un hat-trick. Autre joker de luxe, le Colombien Luis Muriel a déjà claqué 17 goals en Serie A alors qu'il n'a débuté que dix parties.

Les performances de Malinovskyi surprennent même les journalistes ukrainiens. Quand il est parti pour la Belgique, il n'était pas encore international, seulement un joueur modeste de la ligue ukrainienne.

14 millions

En Italie, seuls les experts n'ont pas été surpris que l'Atalanta ait payé 14 millions d'euros à Genk pour un joueur inconnu. Un bon investissement, semble-t-il maintenant que le polyvalent milieu de terrain a appris à gérer son nouveau rôle de subersub sans effort.

Si l'Atalanta maintient le cap et que la Juve continue de s'effondrer, le conte de fées pourrait devenir réalité pour Malinovskyi qui signerait alors un deuxième titre consécutif après celui décroché avec Genk la saison dernière.

Il y a précisément 35 ans, un petit club italien de province s'emparait des lauriers en partie grâce à son apport "belge". L'Hellas Vérone avait en effet devancé tous les gros calibres habituels grâce notamment aux buts de Preben Larsen. Les Italiens avaient transféré le Danois de Lokeren, qui l'avait lui-même découvert alors qu'il végétait dans l'équipe réserve du FC Cologne.Ce samedi, Vérone - Atalanta est justement au programme. Un match entre un promu qui fait mieux que se débrouiller et l'équipe-frisson du moment. Au moment de l'arrêt de la compétition, l'Atalanta était déjà LA sensation puisqu'elle s'était qualifiée pour les quarts de finale de la Champions League. En Serie A, les Bergamasques pointaient à une belle quatrième place, mais comptaient toutefois quinze points de retard sur la Juventus qui semblait inaccessible.À l'heure actuelle, l'Atalanta s'est hissée en deuxième position (l'Inter joue ce jeudi et lui passera devant en cas de succès) et ne compte plus "que" sept points de retard sur l'ogre turinois qui connaît des ratés dernièrement et n'a décroché que deux points lors des trois derniers matches.Cette saison, l'Atalanta est une machine formidablement rôdée avec une philosophie de jeu fort peu italienne: toujours marquer un but de plus que l'adversaire. La Dea en est déjà 93 buts en championnat et peut encore largement améliorer ce record puisqu'il reste encore cinq rencontres à disputer. La saison dernière déjà, l'Atalanta s'était montrée la plus prolifique en D1 italienne avec 77 goals à son compteur. En 2019/20, toutes compétitions confondues, l'équipe de Gian Piero Gasperini a déjà fait trembler les filets à 110 reprises.Ces dernières semaines, les matches des Lombards ont été égayés par une vieille connaissance des amateurs de football belge. Ruslan Malinovskyi a planté deux pions et distribué quatre assists lors des quatre derniers affrontements de l'Atalanta. L'Ukrainien ne fait toutefois pas figure d'incontournable. Lors des 29 rencontres auxquelles il a participé, Malinovskyi est entré au jeu à 19 reprises. Au total, après 33 journées, il ne compte que 1.287 minutes de jeu, soit à peine une moyenne de 39 par match, mais son impact est pourtant toujours conséquent.Mardi dernier, en s'imposant 6-2 face à Brescia, l'Atalanta a une nouvelle fois démontré qu'elle était encore plus forte que la saison dernière, qui était pourtant déjà celle de tous ses records. Le coach Gian Piero Gasperini mise sur la continuité et s'appuie sur son onze de base, mais il parvient à impliquer l'ensemble de son noyau. Contre Brescia, la victoire est venue d'habitués du banc: Malinovskyi (un but, un assist) et Mario Pasalic. Il y a un an et demi, le Croate a demandé à partir, ce que Gasperini a refusé. Depuis, il a gagné ses galons de titulaires et mardi, il a signé un hat-trick. Autre joker de luxe, le Colombien Luis Muriel a déjà claqué 17 goals en Serie A alors qu'il n'a débuté que dix parties.Les performances de Malinovskyi surprennent même les journalistes ukrainiens. Quand il est parti pour la Belgique, il n'était pas encore international, seulement un joueur modeste de la ligue ukrainienne. En Italie, seuls les experts n'ont pas été surpris que l'Atalanta ait payé 14 millions d'euros à Genk pour un joueur inconnu. Un bon investissement, semble-t-il maintenant que le polyvalent milieu de terrain a appris à gérer son nouveau rôle de subersub sans effort.Si l'Atalanta maintient le cap et que la Juve continue de s'effondrer, le conte de fées pourrait devenir réalité pour Malinovskyi qui signerait alors un deuxième titre consécutif après celui décroché avec Genk la saison dernière.