La colère a toujours fait partie intégrante de mon caractère. Je ne trouve pas que c'est mal. J'ai toujours eu la réputation d'être un teigneux. Lorsque j'étais encore joueur, c'est probablement l'impression que je donnais. Mais beaucoup de mes cartons rouges étaient imputables à la frustration, pas à la colère. C'est une grande différence. Je ne me souviens pas d'avoir été expulsé lorsque nous menions 3-0.

Les fois où je me suis fâché, c'était pour me défendre. Le bonhomme, tout là-haut, m'a conçu d'une certaine manière, m'a doté d'une certaine forme d'énergie, d'auto-défense. Je considère ma colère comme un moyen de défense. Lorsque j'extériorise ma colère, je libère quelque chose. Je la maîtrise mieux aujourd'hui que par le passé.

C'est dans la famille, un trait de caractère dont j'ai sans aucun doute hérité de mon père. Je suis très impatient, je ne tolère rien. C'est probablement l'une de mes nombreuses contradictions : je suis rarement aussi fâché que les gens le pensent. Mais cela m'aide. Dès que j'entre quelque part, je sais que les gens sont inquiets. Ils s'attendent à voir débarquer une sorte de skinhead violent.

J'ai donc la bonne habitude de décevoir les gens. Je pense que je me comporte relativement bien avec les autres personnes. J'ai des amis que je connais depuis 30 ans. Si j'étais réellement un type impatient et agressif, je pense qu'ils m'auraient déjà lâché depuis longtemps.

Un jour, quelqu'un m'a dit - cela remonte à l'époque où je buvais beaucoup - que sortir avec moi revenait à se promener avec une bombe à retardement. Cette réputation me poursuit, je m'en rends souvent compte. Et je ne dis pas que c'est bien.

La colère est donc un trait de caractère utile. Mais lorsque je suis acculé dans un coin, sur le plan professionnel ou privé, et que je perds le contrôle de mes nerfs, je sais au plus profond de moi-même - même si j'ai raison - que je serai le perdant.

Lorsque je m'énerve contre quelqu'un, même lorsque je me sens droit dans mes bottes, une petite voix intérieure me dit : 'Tu vas devoir payer pour cela.' C'est le bouton d'autodestruction. A l'époque où j'abusais de la boisson, j'étais souvent hors de moi pendant quelques jours. Je pense que c'était ma manière de m'éliminer moi-même, sans me préoccuper des conséquences. C'était autodestructeur, j'en suis conscient, et je ne me suis pas encore totalement débarrassé de cette habitude. Je ne parle pas de la boisson, mais de ce brin de folie, de ce manque de responsabilités.

Je ne me permettrai cependant jamais d'être réellement autodestructeur. Je veux garder ma fierté et j'aime les belles choses de la vie. Je ne veux pas devenir la énième ancienne vedette à tomber. Je ne me débrouille pas mal dans la vie 'diurne'. Franchement, ce que je trouve cool, c'est de passer une bonne nuit et d'avoir des êtres chers autour de moi.

Il existe une différence entre la colère et la rage. Lorsque je suis en colère - c'est le cas lorsque je suis fâché - on peut encore me raisonner. Il y a un chemin de retour : lorsque je suis fâché, je peux me calmer. Mais lorsque je suis en rage, je dépasse ce point, cela va plus loin que la colère. Cela m'arrive rarement, surtout maintenant que je ne joue plus au football. Et je doute que, sur le terrain, j'ai réellement ressenti de la rage. Chaque fois que j'ai été expulsé, c'était consécutif à une frustration ou à une colère contenue. La rage est incontrôlable. Ce n'est pas bien, surtout à cause des conséquences. On tombe, et parfois très profondément.

La colère a toujours fait partie intégrante de mon caractère. Je ne trouve pas que c'est mal. J'ai toujours eu la réputation d'être un teigneux. Lorsque j'étais encore joueur, c'est probablement l'impression que je donnais. Mais beaucoup de mes cartons rouges étaient imputables à la frustration, pas à la colère. C'est une grande différence. Je ne me souviens pas d'avoir été expulsé lorsque nous menions 3-0.Les fois où je me suis fâché, c'était pour me défendre. Le bonhomme, tout là-haut, m'a conçu d'une certaine manière, m'a doté d'une certaine forme d'énergie, d'auto-défense. Je considère ma colère comme un moyen de défense. Lorsque j'extériorise ma colère, je libère quelque chose. Je la maîtrise mieux aujourd'hui que par le passé.C'est dans la famille, un trait de caractère dont j'ai sans aucun doute hérité de mon père. Je suis très impatient, je ne tolère rien. C'est probablement l'une de mes nombreuses contradictions : je suis rarement aussi fâché que les gens le pensent. Mais cela m'aide. Dès que j'entre quelque part, je sais que les gens sont inquiets. Ils s'attendent à voir débarquer une sorte de skinhead violent.J'ai donc la bonne habitude de décevoir les gens. Je pense que je me comporte relativement bien avec les autres personnes. J'ai des amis que je connais depuis 30 ans. Si j'étais réellement un type impatient et agressif, je pense qu'ils m'auraient déjà lâché depuis longtemps.Un jour, quelqu'un m'a dit - cela remonte à l'époque où je buvais beaucoup - que sortir avec moi revenait à se promener avec une bombe à retardement. Cette réputation me poursuit, je m'en rends souvent compte. Et je ne dis pas que c'est bien.La colère est donc un trait de caractère utile. Mais lorsque je suis acculé dans un coin, sur le plan professionnel ou privé, et que je perds le contrôle de mes nerfs, je sais au plus profond de moi-même - même si j'ai raison - que je serai le perdant.Lorsque je m'énerve contre quelqu'un, même lorsque je me sens droit dans mes bottes, une petite voix intérieure me dit : 'Tu vas devoir payer pour cela.' C'est le bouton d'autodestruction. A l'époque où j'abusais de la boisson, j'étais souvent hors de moi pendant quelques jours. Je pense que c'était ma manière de m'éliminer moi-même, sans me préoccuper des conséquences. C'était autodestructeur, j'en suis conscient, et je ne me suis pas encore totalement débarrassé de cette habitude. Je ne parle pas de la boisson, mais de ce brin de folie, de ce manque de responsabilités.Je ne me permettrai cependant jamais d'être réellement autodestructeur. Je veux garder ma fierté et j'aime les belles choses de la vie. Je ne veux pas devenir la énième ancienne vedette à tomber. Je ne me débrouille pas mal dans la vie 'diurne'. Franchement, ce que je trouve cool, c'est de passer une bonne nuit et d'avoir des êtres chers autour de moi.Il existe une différence entre la colère et la rage. Lorsque je suis en colère - c'est le cas lorsque je suis fâché - on peut encore me raisonner. Il y a un chemin de retour : lorsque je suis fâché, je peux me calmer. Mais lorsque je suis en rage, je dépasse ce point, cela va plus loin que la colère. Cela m'arrive rarement, surtout maintenant que je ne joue plus au football. Et je doute que, sur le terrain, j'ai réellement ressenti de la rage. Chaque fois que j'ai été expulsé, c'était consécutif à une frustration ou à une colère contenue. La rage est incontrôlable. Ce n'est pas bien, surtout à cause des conséquences. On tombe, et parfois très profondément.