À deux journées du terme de la Primera Division, le Real Valladolid n'a pas encore assuré son maintien. Le club castillan a été repris en début de saison par l'ancien grand footballeur brésilien Ronaldo. Dans la foulée, il a réussi un brillant 15 sur 23 et a commencé à rêver tout haut de coupe d'Europe. Depuis, la tendance s'est inversée et Los Pucelanos doivent se battre de toutes leurs forces pour se maintenir parmi l'élite ibérique.

Le problème de Valladolid se situe surtout en attaque. C'est la plus mauvaise de Primera Division. Enes Ünal (21 ans) est chargé de marquer. Après sa superbe saison 2016-2017 au FC Twente, Villarreal a enrôlé l'attaquant turc pour 14 millions d'euros et l'a loué cette saison aux Pucelanos. Il est bel et bien le meilleur buteur de l'équipe mais avec seulement cinq réalisations...

Valladolid livre un combat pour sa survie sur le terrain mais aussi en dehors. Le club a accumulé une dette de vingt millions d'euros. En juin, il doit en verser neuf au fisc. Le solde est réparti sur les 14 prochaines années. Apparemment, ça ne tracasse pas trop Ronaldo. Récemment, le président s'est fendu d'une déclaration sidérante: "Je ne place pas de limite à mes rêves. Je vais structurer le club de la meilleure façon possible. Participer à la Ligue des Champions serait fantastique pour la ville et nous allons essayer. Pourquoi pas?"

Dans cette marche en avant, il a déjà pensé à un nouveau stade, alors que le port d'attache actuel de l'équipe, l'Estadio José Zorrilla, n'est pas encore très ancien : il a été inauguré en 1982. Mais Ronaldo est d'un autre avis : "Les supporters doivent disposer d'un stade moderne. Nous laissons toutes les portes ouvertes, y compris la construction d'un tout nouveau stade dans les environs de Valladolid."

Par Steve Van Herpe