Six jours après l'élimination de la Belgique, battue par l'Italie en quarts de finale de l'Euro vendredi dernier à Munich (2-1), Roberto Martinez s'est présenté devant la presse pour dresser le bilan du tournoi continental, confirmant qu'il restait bel et bien à la tête de l'équipe nationale.

Le Catalan, sous contrat jusqu'au Mondial 2022, qui arrive déjà à grandes enjambées, n'avait pas voulu évoquer son avenir dans la foulée de l'élimination. Jeudi en visioconférence de presse, il a mis les points sur les i. "Mon attention est déjà portée sur la suite des qualifications pour la Coupe du monde et le Final Four de la Ligue des Nations", a-t-il assuré.

CAP SUR LE MONDIAL AU QATAR

"On a souvent évoqué mon futur, avant et pendant le tournoi, mais c'était très clair dans mon esprit. Il fallait simplement passer outre cette déception après l'élimination. C'est toujours compliqué de parler de ma situation personnelle car les joueurs sont au centre du projet qui consiste toujours à créer l'environnement le plus positif possible afin de faire évoluer le groupe."

DES CHOIX RÉFLÉCHIS

L'Espagnol, en place depuis l'été 2016, ne possède qu'un regret après cet Euro, celui de ne pas avoir pu emmener son équipe en finale. "Tous les choix découlent de raisonnements réfléchis. Il y a toujours une raison derrière chaque décision. Je pense que nous avons effectué énormément de bonnes choses. L'attitude des joueurs a été incroyable, ils se sont engagés de manière exceptionnelle. Pour ça, ils auraient mérité d'aller à Wembley." Les Diables sont à deux matches de décrocher leur premier trophée depuis 1920.

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"La principale décision que j'ai dû prendre lors de ce tournoi est celle du joueur qui devait remplacer Eden Hazard contre l'Italie. J'ai pensé que c'était la meilleure", a dit le technicien jeudi en visioconférence de presse en évoquant la titularisation de Jérémy Doku. Martinez a insisté sur le fait que le Rennais avait signé une "performance de premier choix". "Nous avions besoin de fraicheur, l'âge n'est jamais entré en ligne de compte." Depuis son arrivée à la tête des Diables Rouges, le technicien a progressivement bâti un système et une animation. S'il a adopté une approche quelque peu plus défensive depuis quelques mois, il n'a pas modifié en profondeur son système. "Je pense que les équipes qui nous affrontent ne jouent pas de la même façon qu'avant (en comparaison au Mondial 2018, ndlr). Je crois que nous ne perdons pas la bataille du milieu de terrain contre l'Italie. Les matches se jouent à très peu de choses. Nous avons eu des opportunités mais Donnarumma (le gardien italien, ndlr) a été déterminant. L'Italie était peut-être un peu plus fraîche après avoir joué ses trois premiers matches à Rome. Ils ont pu presser plus haut et plus intensément. De notre côté, nous n'avons pas pu leur faire mal là où on aurait pu le faire", a regretté Martinez, insistant sur le fait que son équipe a dû voyager à de nombreuses reprises.

"Malgré tout, les joueurs n'ont jamais abandonné." Après une phase de groupes ponctuée sur un bilan immaculé de neuf points sur neuf, et ce malgré une chaude alerte contre le Danemark, les Diables Rouges ont d'abord écarté in extremis le Portugal en huitièmes (1-0) avant d'échouer contre la Squadra Azzurra. "Contre le Portugal, nous faisons une bonne entame de match et nous ne terminons pas assez bien. C'était différent face à l'Italie. Nous avons eu de bons moments en première mi-temps mais nous n'avons pas eu l'énergie et la dynamique requises. L'Italie est forcément un adversaire de taille, sa place en finale en est la preuve. Je crois que l'équipe n'a rien fait de mal. Nous avons eu de bons moments mais les attentes sont telles qu'il faut avoir 90 minutes de bons moments", a ajouté Martinez. Le sélectionneur national n'a que trop rarement pu compter sur un effectif au complet lors du rendez-vous continental.

IL ACCEPTE LES CRITIQUES

L'Espagnol, qui va fêter ses 48 ans la semaine prochaine, ne considère pas totalement cette défaite contre la Squadra Azzurra comme un véritable échec. "Un véritable échec, pour moi, c'est ne pas tout faire pour tenter de gagner. Contre l'Italie, j'ai vu des joueurs exceptionnels", a analysé Martinez en évoquant notamment Axel Witsel et Kevin De Bruyne. Le premier a tout fait pour revenir en forme pour l'Euro, le second a disputé ce match malgré un ligament de la cheville touché.

Roberto Martinez a aussi déclaré qu'il "acceptait toujours les critiques". "C'est normal d'en recevoir car nous avons perdu. Les gens formulent aussi des critiques quand nous gagnons. Je ne suis pas d'accord quand on dit que nous n'allons pas laisser d'héritage. Le groupe a énormément travaillé et il y a des points positifs à retirer. Je prends personnellement la responsabilité de ne pas avoir pu avancer en demi-finales."

LA NATIONS LEAGUE EN GUISE DE CONSOLATION ?

En octobre, ils pourront se consoler lors du Final Four de la Ligue des Nations. Une victoire contre la France leur ouvrirait les portes d'une première finale depuis l'Euro 1980. Même s'il s'agit d'une compétition à la création récente, elle pourrait mettre du baume aux coeurs noir-jaune-rouge.

Six jours après l'élimination de la Belgique, battue par l'Italie en quarts de finale de l'Euro vendredi dernier à Munich (2-1), Roberto Martinez s'est présenté devant la presse pour dresser le bilan du tournoi continental, confirmant qu'il restait bel et bien à la tête de l'équipe nationale. Le Catalan, sous contrat jusqu'au Mondial 2022, qui arrive déjà à grandes enjambées, n'avait pas voulu évoquer son avenir dans la foulée de l'élimination. Jeudi en visioconférence de presse, il a mis les points sur les i. "Mon attention est déjà portée sur la suite des qualifications pour la Coupe du monde et le Final Four de la Ligue des Nations", a-t-il assuré. CAP SUR LE MONDIAL AU QATAR"On a souvent évoqué mon futur, avant et pendant le tournoi, mais c'était très clair dans mon esprit. Il fallait simplement passer outre cette déception après l'élimination. C'est toujours compliqué de parler de ma situation personnelle car les joueurs sont au centre du projet qui consiste toujours à créer l'environnement le plus positif possible afin de faire évoluer le groupe."DES CHOIX RÉFLÉCHIS L'Espagnol, en place depuis l'été 2016, ne possède qu'un regret après cet Euro, celui de ne pas avoir pu emmener son équipe en finale. "Tous les choix découlent de raisonnements réfléchis. Il y a toujours une raison derrière chaque décision. Je pense que nous avons effectué énormément de bonnes choses. L'attitude des joueurs a été incroyable, ils se sont engagés de manière exceptionnelle. Pour ça, ils auraient mérité d'aller à Wembley." Les Diables sont à deux matches de décrocher leur premier trophée depuis 1920."La principale décision que j'ai dû prendre lors de ce tournoi est celle du joueur qui devait remplacer Eden Hazard contre l'Italie. J'ai pensé que c'était la meilleure", a dit le technicien jeudi en visioconférence de presse en évoquant la titularisation de Jérémy Doku. Martinez a insisté sur le fait que le Rennais avait signé une "performance de premier choix". "Nous avions besoin de fraicheur, l'âge n'est jamais entré en ligne de compte." Depuis son arrivée à la tête des Diables Rouges, le technicien a progressivement bâti un système et une animation. S'il a adopté une approche quelque peu plus défensive depuis quelques mois, il n'a pas modifié en profondeur son système. "Je pense que les équipes qui nous affrontent ne jouent pas de la même façon qu'avant (en comparaison au Mondial 2018, ndlr). Je crois que nous ne perdons pas la bataille du milieu de terrain contre l'Italie. Les matches se jouent à très peu de choses. Nous avons eu des opportunités mais Donnarumma (le gardien italien, ndlr) a été déterminant. L'Italie était peut-être un peu plus fraîche après avoir joué ses trois premiers matches à Rome. Ils ont pu presser plus haut et plus intensément. De notre côté, nous n'avons pas pu leur faire mal là où on aurait pu le faire", a regretté Martinez, insistant sur le fait que son équipe a dû voyager à de nombreuses reprises."Malgré tout, les joueurs n'ont jamais abandonné." Après une phase de groupes ponctuée sur un bilan immaculé de neuf points sur neuf, et ce malgré une chaude alerte contre le Danemark, les Diables Rouges ont d'abord écarté in extremis le Portugal en huitièmes (1-0) avant d'échouer contre la Squadra Azzurra. "Contre le Portugal, nous faisons une bonne entame de match et nous ne terminons pas assez bien. C'était différent face à l'Italie. Nous avons eu de bons moments en première mi-temps mais nous n'avons pas eu l'énergie et la dynamique requises. L'Italie est forcément un adversaire de taille, sa place en finale en est la preuve. Je crois que l'équipe n'a rien fait de mal. Nous avons eu de bons moments mais les attentes sont telles qu'il faut avoir 90 minutes de bons moments", a ajouté Martinez. Le sélectionneur national n'a que trop rarement pu compter sur un effectif au complet lors du rendez-vous continental. IL ACCEPTE LES CRITIQUESL'Espagnol, qui va fêter ses 48 ans la semaine prochaine, ne considère pas totalement cette défaite contre la Squadra Azzurra comme un véritable échec. "Un véritable échec, pour moi, c'est ne pas tout faire pour tenter de gagner. Contre l'Italie, j'ai vu des joueurs exceptionnels", a analysé Martinez en évoquant notamment Axel Witsel et Kevin De Bruyne. Le premier a tout fait pour revenir en forme pour l'Euro, le second a disputé ce match malgré un ligament de la cheville touché.Roberto Martinez a aussi déclaré qu'il "acceptait toujours les critiques". "C'est normal d'en recevoir car nous avons perdu. Les gens formulent aussi des critiques quand nous gagnons. Je ne suis pas d'accord quand on dit que nous n'allons pas laisser d'héritage. Le groupe a énormément travaillé et il y a des points positifs à retirer. Je prends personnellement la responsabilité de ne pas avoir pu avancer en demi-finales."LA NATIONS LEAGUE EN GUISE DE CONSOLATION ?En octobre, ils pourront se consoler lors du Final Four de la Ligue des Nations. Une victoire contre la France leur ouvrirait les portes d'une première finale depuis l'Euro 1980. Même s'il s'agit d'une compétition à la création récente, elle pourrait mettre du baume aux coeurs noir-jaune-rouge.