Tous les objectifs étaient déjà remplis après une victoire autoritaire contre la Russie samedi à Saint-Pétersbourg (1-4). Qualifications, première place et statut de tête de série pour la phase finale étaient assurés avant de voir les Diables monter sur la pelouse du stade Roi Baudouin dans un match de gala.

Roberto Martinez, déjà invaincu avec les Diables en 2017 (7 victoires - 3 partages), est encore parvenu à faire évoluer son groupe depuis l'issue de la dernière Coupe du monde.

Sur la route vers l'Euro, la Belgique n'a encaissé que 3 goals, le meilleur total à égalité avec les Turcs, tout en disposant de l'attaque la plus prolifique (40 buts). Riches de deux ans d'expérience supplémentaires, les Diables Rouges peuvent désormais se tourner sereinement vers le prochain rendez-vous continental.

Acteur majeur de la réussite belge depuis maintenant plus de trois ans, le Catalan a réalisé ce qu'aucun sélectionneur belge n'était parvenu à faire auparavant: terminer une campagne qualificative pour un Euro ou une Coupe du monde avec un bilan parfait. Seuls sept pays ont signé pareille performance par le passé: la France (2x), l'Espagne (2x), l'Allemagne (2x), l'Angleterre, les Pays-Bas, la République tchèque et l'Italie.

Depuis son arrivée à la tête de la sélection belge à l'été 2016, Martinez a dirigé les Diables à 43 reprises. Il affiche le bilan de 34 victoires, 6 partages et 3 défaites. Il avait pourtant débuté par un revers en amical contre l'Espagne le 1er septembre 2016 (0-2). L'Espagnol a ensuite connu près de deux ans sans défaite avant une demi-finale douloureuse contre la France (1-0) en Coupe du monde. Quelques mois plus tard, il a enregistré en Suisse (5-2) son plus lourd revers alors que les Diables semblaient filer vers le premier Final Four de la Ligue des Nations en menant 0-2 après 17 minutes de jeu.