"Nous ne pouvons plus accepter cela, nous devons agir avec détermination. Les comportements racistes doivent être stigmatisés", a déclaré Mancini à la presse après avoir reçu le Prix Enzo Bearzot remis chaque année à un entraîneur italien.

"Nous devons veiller à ce que cela ne se reproduise plus. L'attitude contre Kean était inacceptable", a-t-il ajouté.

Kean, ainsi que ses coéquipiers français Blaise Matuidi et brésilien Alex Sandro ont été victimes de cris de singe et de railleries en Sardaigne mardi lors du match de Championnat Cagliari-Juventus. L'intensité est ensuite montée d'un cran après la célébration de Kean lors du but du 2-0 en faveur de son équipe, où le jeune joueur âgé de 19 ans s'était présenté avec les mains tendues devant les supporters de Cagliari. Ce qui avait fait dire à son coéquipier Leonardo Bonucci que "la faute" était "partagée à 50-50".

"Il me semble que les paroles de Bonucci ont été mal comprises et ont été expliquées par lui-même", a estimé Mancini.

Mais selon le sélectionneur, la polémique entourant les propos de Bonucci, qui avaient notamment provoqué la colère de Mario Balotelli, ne doit en aucun cas éclipser le véritable problème des abus racistes commis par les fans de Cagliari.

"On croirait que maintenant tout ce qui importe c'est la controverse entre Bonucci et Balotelli, au lieu de ce qui s'est passé sur le terrain", s'est désolé Mancini.