Remporter le Mondial des clubs. C'est l'immense défi du Muñeco, la "Poupée", surnom donné à Marcelo Gallardo, adulé par les fans depuis la victoire en Copa Libertadores cette année. Vainqueur du plus important trophée sud-américain en 1996 en tant que joueur, il était de la défaite (1-0) au Japon, le 26 novembre de cette année-là, contre la Juventus de Zidane et Del Piero. Cette fois-ci, depuis son banc de touche, c'est le Barça et son trio sud-américain Messi-Neymar-Suarez qu'il devrait affronter. Une tâche compliquée, comme le reconnaît Enzo Francescoli. "Barcelone traverse une excellente période et a un avantage énorme sur nous, mais il faut essayer de jouer, en 90 minutes tout peut arriver. J'espère que l'on jouera le meilleur match de notre histoire." Problème : depuis la victoire 3-0 contre les Mexicains de Tigres le 5 août dernier, synonyme de titre et de billet pour le Japon, la machine tourne au ralenti. Le Millonario vient de terminer le championnat à la 9e place, à 15 points du champion Boca, et de se faire sortir en Sudamericana par Huracan, le 23e (sur 30) du championnat argentin. En cause, des joueurs qui se sont relâchés, d'autres qui sont partis (Cavenaghi à l'APOEL Nicosie et Funes Mori, pilier de la défense, à Everton) ou pensent déjà à l'avenir et s'en iront dès le Mondial des clubs terminé (Sanchez au Mexique, Kranevitter à l'Atlético Madrid).

Pour retrouver son élan, River pourra compter sur le soutien de ses supporters. Si les clubs européens ne mettent pas toujours ce Mondial au centre de leurs objectifs, les Sud-Américains, eux, le considèrent comme le trophée suprême. Le dernier club argentin à l'avoir remporté est Boca Juniors, en 2003, contre le Milan AC, lorsqu'il s'agissait encore de la Coupe Intercontinentale. Depuis, le fossé entre Europe et Amérique du Sud s'est creusé, ce qui n'a pas empêché les fans de River de faire des folies pour se rendre au Japon. Ils sont plus de 10 000 à avoir retiré leur pack billets d'avion-entrées pour les deux matchs. Pour cela, certains ont démissionné et vendu tout ce qu'ils avaient, d'autres ont fait coup double avec leur lune de miel. German, 28 ans, de Mendoza, a lui réussi à caler ses deux semaines de vacances annuelles à ces dates-là : "C'était un rêve, qui paraissait impossible à réaliser, mais avec l'aide de mes proches j'ai pu m'acheter le pack. Il y avait une offre 2 pour 1 avec ma carte bancaire, partenaire du club, donc j'y vais avec un ami. J'ai encore du mal à y croire." Si les supporters ont perdu une partie de leur fierté avec la relégation, leur amour pour le maillot est lui resté intact. Lors du dernier entraînement avant le départ pour le Japon, ils étaient environ 10 000 à s'être rendus au Monumental un samedi matin. Le lendemain, sur la route entre le stade et l'aéroport, le bus transportant tout l'effectif traversait des vagues de marées humaines.

Par Léo Ruiz à Buenos Aires

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Remporter le Mondial des clubs. C'est l'immense défi du Muñeco, la "Poupée", surnom donné à Marcelo Gallardo, adulé par les fans depuis la victoire en Copa Libertadores cette année. Vainqueur du plus important trophée sud-américain en 1996 en tant que joueur, il était de la défaite (1-0) au Japon, le 26 novembre de cette année-là, contre la Juventus de Zidane et Del Piero. Cette fois-ci, depuis son banc de touche, c'est le Barça et son trio sud-américain Messi-Neymar-Suarez qu'il devrait affronter. Une tâche compliquée, comme le reconnaît Enzo Francescoli. "Barcelone traverse une excellente période et a un avantage énorme sur nous, mais il faut essayer de jouer, en 90 minutes tout peut arriver. J'espère que l'on jouera le meilleur match de notre histoire." Problème : depuis la victoire 3-0 contre les Mexicains de Tigres le 5 août dernier, synonyme de titre et de billet pour le Japon, la machine tourne au ralenti. Le Millonario vient de terminer le championnat à la 9e place, à 15 points du champion Boca, et de se faire sortir en Sudamericana par Huracan, le 23e (sur 30) du championnat argentin. En cause, des joueurs qui se sont relâchés, d'autres qui sont partis (Cavenaghi à l'APOEL Nicosie et Funes Mori, pilier de la défense, à Everton) ou pensent déjà à l'avenir et s'en iront dès le Mondial des clubs terminé (Sanchez au Mexique, Kranevitter à l'Atlético Madrid).Pour retrouver son élan, River pourra compter sur le soutien de ses supporters. Si les clubs européens ne mettent pas toujours ce Mondial au centre de leurs objectifs, les Sud-Américains, eux, le considèrent comme le trophée suprême. Le dernier club argentin à l'avoir remporté est Boca Juniors, en 2003, contre le Milan AC, lorsqu'il s'agissait encore de la Coupe Intercontinentale. Depuis, le fossé entre Europe et Amérique du Sud s'est creusé, ce qui n'a pas empêché les fans de River de faire des folies pour se rendre au Japon. Ils sont plus de 10 000 à avoir retiré leur pack billets d'avion-entrées pour les deux matchs. Pour cela, certains ont démissionné et vendu tout ce qu'ils avaient, d'autres ont fait coup double avec leur lune de miel. German, 28 ans, de Mendoza, a lui réussi à caler ses deux semaines de vacances annuelles à ces dates-là : "C'était un rêve, qui paraissait impossible à réaliser, mais avec l'aide de mes proches j'ai pu m'acheter le pack. Il y avait une offre 2 pour 1 avec ma carte bancaire, partenaire du club, donc j'y vais avec un ami. J'ai encore du mal à y croire." Si les supporters ont perdu une partie de leur fierté avec la relégation, leur amour pour le maillot est lui resté intact. Lors du dernier entraînement avant le départ pour le Japon, ils étaient environ 10 000 à s'être rendus au Monumental un samedi matin. Le lendemain, sur la route entre le stade et l'aéroport, le bus transportant tout l'effectif traversait des vagues de marées humaines. Par Léo Ruiz à Buenos AiresRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à River Plate dans votre Sport/Foot Magazine