"Mal à l'aise". C'est ce qu'a répondu Luis Enrique (48 ans), interrogé sur ses sentiments après la démonstration 6-0 contre la Croatie la semaine passée. Il ne se mettait pas à la place de son collègue Zlatko Dalic. Non, Enrique parlait du moment où les supporters présents à l'Estadio Manuel Martinez Valero, le port d'attache d'Elche CF, avaient commencé à chanter son nom. La pratique n'est pas habituelle en Espagne, surtout quand il s'agit du sélectionneur. " Je ne m'y attendais pas ", a déclaré Enrique.

Ceci dit, les supporters ne s'attendaient pas non plus à une victoire aussi large face au finaliste de la Coupe du monde, alors que l'Espagne n'y avait pas précisément brillé. La Roja, championne du monde 2010 et championne d'Europe deux ans plus tard, n'a plus gagné le moindre match par élimination directe depuis trois tournois.

La fédération espagnole a enrôlé Luis Enrique en lui demandant d'y faire ce qu'il avait réussi au FC Barcelone : une évolution mais pas de révolution. Enrique a conféré une dimension supplémentaire au jeu des Catalans : il a appris à Messi et Cie à jouer aussi en profondeur et à opérer en contre. Un soulagement après le tiki-taka prôné par son prédécesseur, Gerardo Martino, qui n'avait produit qu'un jeu stérile, à l'avenant du football tant critiqué depuis plusieurs années.

Le sceau d'Enrique a été clair dans les deux récents matches. Plus d' Andrés Iniesta, de David Silva ni de Gerard Piqué au coup d'envoi : ils ont fait leurs adieux à l'issue du Mondial. De la génération championne du monde il y a huit ans, il ne reste que Sergio Ramos et Sergio Busquets. Quatre joueurs de moins de 24 ans ont entamé le match contre la Croatie : Saul Ñiguez (23), Marco Asensio (22), Dani Ceballos (22) et José Luis Gaya (23). Après des débuts hésitants, ils ont pris le match en mains et ont développé un football dominant, comme l'Espagne en a l'habitude, mais avec plus de verticalité et d'efficacité qu'en Russie. Saul, qui n'était pas en Russie, a déclaré : " Pourtant, l'entraîneur ne nous a pas demandé de délivrer plus de passes verticales, contrairement à ce qu'écrit la presse. "

Mais l'Espagne de Luis Enrique exploite mieux les espaces et joue mieux entre les lignes. Le sélectionneur a été particulièrement lyrique à l'égard de plusieurs joueurs, en particulier de Rodrigo, l'avant brésilo-espagnol de 27 ans. " Il n'est pas un numéro neuf typique mais il bouge bien entre les lignes, il cherche les espaces sur les flancs, recule et a le sens du but. " Il l'a prouvé en inscrivant le goal de la victoire 1-2 en Angleterre, un match amical qui précédait la rencontre de Ligue des Nations contre la Croatie. Il a également trouvé le chemin des filets à une reprise contre celle-ci.

À épingler : à la 59e du match contre la Croatie, quand Sergio Busquets a été remplacé par Rodri Hernandez, il n'y avait plus un seul footballeur du Barça sur le terrain, pour la première fois depuis des lustres.

"Mal à l'aise". C'est ce qu'a répondu Luis Enrique (48 ans), interrogé sur ses sentiments après la démonstration 6-0 contre la Croatie la semaine passée. Il ne se mettait pas à la place de son collègue Zlatko Dalic. Non, Enrique parlait du moment où les supporters présents à l'Estadio Manuel Martinez Valero, le port d'attache d'Elche CF, avaient commencé à chanter son nom. La pratique n'est pas habituelle en Espagne, surtout quand il s'agit du sélectionneur. " Je ne m'y attendais pas ", a déclaré Enrique. Ceci dit, les supporters ne s'attendaient pas non plus à une victoire aussi large face au finaliste de la Coupe du monde, alors que l'Espagne n'y avait pas précisément brillé. La Roja, championne du monde 2010 et championne d'Europe deux ans plus tard, n'a plus gagné le moindre match par élimination directe depuis trois tournois. La fédération espagnole a enrôlé Luis Enrique en lui demandant d'y faire ce qu'il avait réussi au FC Barcelone : une évolution mais pas de révolution. Enrique a conféré une dimension supplémentaire au jeu des Catalans : il a appris à Messi et Cie à jouer aussi en profondeur et à opérer en contre. Un soulagement après le tiki-taka prôné par son prédécesseur, Gerardo Martino, qui n'avait produit qu'un jeu stérile, à l'avenant du football tant critiqué depuis plusieurs années. Le sceau d'Enrique a été clair dans les deux récents matches. Plus d' Andrés Iniesta, de David Silva ni de Gerard Piqué au coup d'envoi : ils ont fait leurs adieux à l'issue du Mondial. De la génération championne du monde il y a huit ans, il ne reste que Sergio Ramos et Sergio Busquets. Quatre joueurs de moins de 24 ans ont entamé le match contre la Croatie : Saul Ñiguez (23), Marco Asensio (22), Dani Ceballos (22) et José Luis Gaya (23). Après des débuts hésitants, ils ont pris le match en mains et ont développé un football dominant, comme l'Espagne en a l'habitude, mais avec plus de verticalité et d'efficacité qu'en Russie. Saul, qui n'était pas en Russie, a déclaré : " Pourtant, l'entraîneur ne nous a pas demandé de délivrer plus de passes verticales, contrairement à ce qu'écrit la presse. " Mais l'Espagne de Luis Enrique exploite mieux les espaces et joue mieux entre les lignes. Le sélectionneur a été particulièrement lyrique à l'égard de plusieurs joueurs, en particulier de Rodrigo, l'avant brésilo-espagnol de 27 ans. " Il n'est pas un numéro neuf typique mais il bouge bien entre les lignes, il cherche les espaces sur les flancs, recule et a le sens du but. " Il l'a prouvé en inscrivant le goal de la victoire 1-2 en Angleterre, un match amical qui précédait la rencontre de Ligue des Nations contre la Croatie. Il a également trouvé le chemin des filets à une reprise contre celle-ci. À épingler : à la 59e du match contre la Croatie, quand Sergio Busquets a été remplacé par Rodri Hernandez, il n'y avait plus un seul footballeur du Barça sur le terrain, pour la première fois depuis des lustres.