Et si finalement, tout avait démarré à Ibiza, pendant les vacances d'été de ces millionnaires du football dans les Baléares... Une photo réunissant Lionel Messi, accompagné d' Ángel Di María, Neymar, Marco Verratti et Leandro Paredes... Le premier épisode du feuilleton de l'été!
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Et si finalement, tout avait démarré à Ibiza, pendant les vacances d'été de ces millionnaires du football dans les Baléares... Une photo réunissant Lionel Messi, accompagné d' Ángel Di María, Neymar, Marco Verratti et Leandro Paredes... Le premier épisode du feuilleton de l'été! "On a dit beaucoup de choses sur cette photo", déclarera Messi lors de sa conférence de presse de présentation à Paris. "Nous, nous sommes venus à Ibiza, on a passé la soirée ensemble. On est amis et on s'est retrouvés dans ma maison. On a fait une photo, rien de plus. Tout le monde a plaisanté là-dessus. En disant: Tu vas à Paris, tu vas à Paris. On verra. Mais c'était juste une photo de copains qui sont en vacances ensemble. Rien de plus." Un petit peu plus quand même, car au moment de quitter le Barça, le PSG est devenu une évidence. Le projet, une équipe cinq étoiles, mais aussi les copains avec qui passer du bon temps en dehors des terrains... Le PSG et sa colonie sud-américaine comme une évidence. Le départ de Barcelone marque le sextuple Ballon d'Or. On dit que l'Argentin allait signer un nouveau contrat avec une baisse de revenus de plus de 50%, avant que la vente de 10% des droits TV de la Liga à un fonds ne fasse indirectement capoter sa prolongation de contrat. Difficile d'y voir clair, mais là n'est pas le problème du PSG. Messi ne prolongera pas en Catalogne, et Leonardo reprendra de suite contact avec l'entourage et le père du numéro 10 albiceleste. Des discussions rapides et simples selon des sources, ses droits d'image étant le seul détail prenant un peu plus de temps. La folie Messi pouvait alors démarrer. Autant Neymar l'avait joué "bling-bling", avait parfaitement endossé le rôle de la nouvelle star débarquant dans la capitale, accompagné de tous ses copains lors de son arrivée à Paris dans une atmosphère de fête permanente, autant Messi est resté fidèle à lui-même, humble et tranquille. Évidemment, l'Argentin a été accueilli par des milliers de supporters parisiens en furie au Bourget, leur faisant un petit coucou de la fenêtre de l'aéroport comme un ami vous saluerait du balcon. Oui, ils étaient encore là pour le suivre lors de sa visite médicale à l'Hôpital américain, celui des stars, à Neuilly-sur-Seine, la cossue petite ville de banlieue parisienne où vivent plusieurs joueurs du PSG et les milliardaires de la Ville Lumière. Mais le récent vainqueur de la Copa América les sèmera par une porte dérobée à la sortie de l'hôpital. Enfin, l'Argentin ponctuera son opération séduction par un mini-bain de foule, protégé par ses gardes du corps aux abords du Parc des Princes. Un sans-faute sans chichi et proche du peuple rouge et bleu. Et puis le lendemain, le 11 août, La Pulga est présentée en grandes pompes dans l'auditorium du Parc des Princes. Une salle de presse remplie à ras bord avec sa femme et ses enfants au premier rang. Pour que la fête soit complète, un écran géant est aussi installé aux abords du stade pour les supporters. Extraits. À 11h08, le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi prend la parole: "Je suis très heureux et fier de présenter Lionel Messi en tant que joueur du PSG. C'est une journée historique pour le club et le monde du foot. Leo est le seul joueur à avoir remporté six Ballons d'Or. Il rend le football magique. Ce sera excitant pour tous nos fans et les supporters du monde entier". Cinq minutes chrono plus tard, c'est au tour de Lionel Messi de parler: "Merci au président pour ses compliments. Tout le monde sait comment je suis parti de Barcelone. Cela a été très dur d'envisager un changement après tant de temps là-bas. Je me sens très heureux ici. Je ressens beaucoup d'enthousiasme. Je souhaite commencer à m'entraîner, car j'ai trop envie de me retrouver avec mes nouveaux coéquipiers. Le transfert s'est fait très rapidement". Rien d'incroyable. Messi n'a jamais été le meilleur client du monde pour les médias. De la bonne com' bien maîtrisée, et puis un épisode marquera sa conférence de presse, au moment d'aborder l'autre feuilleton mercato brûlant de l'été. Le Sud-Américain prend soin de bien remettre son casque et écouter avec attention la traduction des propos du président parisien. Sur le coup de 11h22, Al-Khelaïfi s'exprime sur l'avenir de Kylian Mbappé: "Kylian est très compétitif et veut toujours gagner. C'est difficile d'avoir une équipe aussi compétitive que celle-ci. Il n'a pas d'excuse". Le champion du monde 2018 avait lié son intention de rester à Paris uniquement en fonction des recrues de l'été. Gianluigi Donnarumma, Georgino Wijnaldum, Achraf Hakimi, Sergio Ramos et Messi, le Français n'a en effet plus d'excuse à faire valoir. On imagine une MNM, une attaque Messi-Neymar-Mbappé, voire même un carré magique accompagné de Di María. Au détour de cette réponse, l'Argentin montre bien son envie de jouer aux côtés du petit prince du foot français. Plus fort que les paroles, le body language ne trahit pas. Messi n'a plus gagné de Ligue des Champions depuis 2015 et a besoin du Français pour la soulever à nouveau. À la fin de cette première sans-faute de goût sans le moindre dérapage, un autre Argentin va, lui, se faire remarquer. Ancien joueur du PSG dans les années 1980, Omar Da Fonseca, depuis consultant vedette foot espagnol sur BeIn Sports laisse éclater sa joie et lance des "Messi, Messi", alors que la conférence de presse touche à sa fin. Un comportement qui a amusé la plupart des personnes présentes, mais qui en a agacé d'autres. Réponse de Vincent Duluc, journaliste à L'Équipe sur son compte Twitter: "Je maintiens que ce n'était pas l'endroit et que cette mise en scène de soi-même n'est pas une attitude journalistique. Je suis pisse-froid, mais je regrette que des journalistes du monde entier aient pensé que les journalistes français étaient des supporters." Et à qui Messi donnera l'une de ses premières interviews? À son compatriote Da Fonseca! Au PSG, tout a été pensé en matière de communication et également sur les autres sujets. À qui accorder la première interview, quel story-telling raconter autour de l'arrivée du petit Argentin... Les équipes ont été mobilisées H24 plusieurs jours. Le coup est historique et pendant ce temps, les maillots Messi s'arrachent en boutique, floqués du numéro 30 (son premier numéro de maillot à Barcelone), alors que Neymar avait proposé de lui laisser son numéro 10. Sur le terrain le lendemain pour son premier entraînement, le meneur de jeu affiche toujours l'image d'un homme simple, accessible même aux plus jeunes issus du centre de formation. Surtout proche de ses compatriotes Di María et Paredes, Leo Messi essaie de retenir les prénoms de tous ses coéquipiers pour se faire sa place, mais en attendant, au club, quelque chose interroge en interne. Le silence de Mbappé sur ses réseaux sociaux, aucun message de la part de l'attaquant français pour féliciter l'arrivée de Messi, est très mal perçu. Est-il dans sa tête déjà parti au Real Madrid? Mbappé finira par tweeter un très neutre et peu emballant " Welcome to Paris, Léo". Présenté aux supporters au Parc des Princes en même temps que les autres recrues du club lors de la réception de Strasbourg, les supporters et le speaker réservent à Messi un accueil à la hauteur des espoirs suscités par son arrivée. "Chers supporters, c'est l'une des icônes mondiales, l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football qui nous fait l'honneur de revêtir le maillot parisien. Six Ballons d'Or, je ne vous cite pas tout son palmarès. Écoutez le Parc, le nouveau numéro 30 du Paris Saint-Germain, Leooooo Messsiiii!!". Et La Pulga de faire son entrée sur l'air de " Sirius", du groupe de rock britannique Alan Parsons Project, plus connu pour avoir été la musique d'entrée des Bulls de Chicago époque Michael Jordan, l'Américain fondateur de la marque Jordan Brand, d'ailleurs équipementier maillot du club. Messi regarde logiquement le match aux côtés de Neymar et d'Ángel Di María... Une victoire 4-2 du PSG porté par Mbappé, tout un symbole alors que Paris fête l'arrivée de son Messi... Pas encore prêt physiquement, l'Argentin ne sera pas non plus sur la feuille de match du déplacement à Brest. Et puis arrive enfin le grand soir à Reims lors de la quatrième journée du championnat. Le Sud-Américain n'a plus joué depuis la finale de la Copa América le 11 juillet et entre à la 66e minute. L'engouement dans la cité du champagne est éclaboussant. Trente minutes de jeu au stade Auguste-Delaune devant son père et agent, bien présent pour la première de son fils... Mauricio Pochettino lui adresse quelques mots, avant d'observer les premiers pas de Leo dans un rouge et bleu un peu plus foncé qu'au Barça. Messi remplace Neymar, qui avait quitté le FC Barcelone pour devenir le numéro 1 du foot mondial et est redevenu son lieutenant quatre ans plus tard. Le Brésilien a tout fait pour le voir signer au PSG, et à Reims, Messi a fait du Messi. Prises de balle, accélérations, une entente naissante avec Mbappé et des relais avec Verratti. Au total: 26 ballons joués, cinq duels disputés, trois fautes subies, un tacle, un ballon récupéré, 21 passes tentées (dont onze dans le camp adverse) et 95% de réussite. Après le match et la première des nouveaux Harlem Globetrotters du foot, le gardien serbe du Stade de Reims Predrag Rajkovic immortalise en photo avec son téléphone portable son fils dans les bras de l'Argentin. Un cliché publié sur le compte Instagram de son épouse après la rencontre, accompagné de ce message enamouré: "Lionel Messi, merci!" Plus que du foot, l'arrivée de Messi est une attraction et un coup de com' magique pour le Qatar et Doha, le tout à un an de la Coupe du monde 2022. Passée la séquence des présentations et préliminaires, place désormais au terrain, seul juge de paix à même de lui offrir une reconnaissance éternelle de la part des fans parisiens. Leur offrir une première Champions League et entrer dans l'histoire, mais avant la finale du 28 mai à Saint-Pétersbourg, la première étape se disputera à Bruges, avant de jouer Manchester City puis Leipzig, et en Ligue 1 la réception de Lyon le 19 septembre. Mi-août, le Ballon d'Or était retourné en famille à Barcelone passer quelques heures dans sa résidence catalane, semble-t-il pour faire plaisir à ses enfants, mais à Paris, l' Albiceleste est heureux. Ses deux plus grands fils ont déjà été inscrits en équipes de jeunes du PSG. L'Argentin semble s'être fait assez rapidement à sa nouvelle vie, sur et en dehors du terrain. À l'aise dans la capitale, logeant selon nos informations dans la suite présidentielle du prestigieux Royal Monceau, hôtel cinq étoiles près des Champs-Élysées, racheté par le... Qatar en 2010 et appartenant désormais au groupe AccorHotels depuis 2016 (dont le Qatar est actionnaire). Au Royal Monceau, tout se sait sur les coulisses de la vie du club, à propos d'un ancien dirigeant un peu trop porté sur la bouteille, ou d'un joueur actuel de l'effectif à la vie nocturne un peu trop agitée. Mais tout cela, Messi n'en a cure, plus proche de la vie casanière d'un Di María pris en photo dans un parc pour enfants de Neuilly la veille de la grande première de son leader à Reims. Alors Leo fera-t-il toute la saison aux côtés de Mbappé? Oui, pour le plus grand bonheur des Parisiens. Selon nos sources, la famille Mbappé n'a jamais été aussi bien à Paris, ayant semble-t-il acheté très récemment une maison pour un montant hors normes à Neuilly-sur-Seine. À son arrivée à Paris en 2011, Nasser avait annoncé "être à la recherche du nouveau Messi". Plus besoin, la version originale a signé jusqu'en 2023 avec une année en option à lever si toutes les parties sont d'accord. À 34 ans, le meneur de jeu est loin d'être fini, auteur de 38 buts et quatorze passes décisives la saison dernière. Mbappé, Neymar, Di María, Mauro Icardi, Wijnaldum, Verratti, Marquinhos, Ramos, Hakimi, Keylor Navas, Donnarumma, tous guidés par l'un des plus grands joueurs de l'histoire, l'équation Ligue des Champions semble d'un coup moins difficile à résoudre... Désormais à Pochettino de jouer et trouver un équilibre, car l'association d'individualités, aussi fortes soient-elles, n'a jamais été un gage de réussite dans le football moderne. L'Italie l'a prouvé à l'EURO l'été dernier.