Plusieurs milliers de spectateurs avaient, en vitesse, enfilé leur maillot fétiche ou pris un drapeau tricolore lundi en fin d'après-midi avant de se rendre sur la Place de Palais à Bruxelles pour fêter les Diables Rouges, de retour en Belgique. Un petit podium avait été installé par la Ville de Bruxelles devant les grilles du palais royal, où un journaliste de la RTBF et un autre de la VRT jouaient le rôle de chauffeur de salle à coup de "Tous les bras levés!" et de "Ils sont là, vos Diables rouges!".

Après avoir été reçue par le couple royal, l'équipe belge est sortie du palais et a franchi les grilles pour monter vers 17h40 sur le podium. Le premier à prendre la parole a été Daniel Van Buyten. "On espère qu'on vous a bien fait vibrer", a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris. Vincent Kompany, le capitaine des Diables, s'est ensuite brièvement adressé aux supporters, avouant que "pour nous, c'est difficile". La déception reste fort perceptible dans les propos des joueurs. "On n'a pas trop le moral pour faire la fête". Axel Witsel et Thomas Vermaelen se sont encore exprimés, avant que toute l'équipe ne quitte le podium sous les airs d'un "You'll never walk alone" de circonstance.

4'45''

Et puis ? Et puis, c'est tout. 4 minutes 45 secondes, d'après la DH, et puis s'en va. "C'est un peu cheap", "moyen", "tu sens la déception dans les voix", autant de commentaires emprunts de déception dans le chef des fans présents.

"Ce n'est pas en deux heures que tu sais organiser un truc correct... La Ville de Bruxelles s'est bien débrouillée en montant ce podium 'à la 6-4-2', mais il fallait le dire dès le début, qu'il y aurait quelque chose. Des tas de gens auraient voulu venir... Pourquoi ne pas le faire demain ou dans quelques jours, et faire quelque chose de bien ? On soutient les Diables et ils peuvent aussi faire ça pour nous", estime encore un autre supporter.

"Les Diables se plantent dans les prolongations"

Ce mardi matin, la DH n'a pas hésité à qualifier de "flop" la fête organisée pour des Diables "démoralisés, mains dans les poches, sourires en berne, discours fades." Un brin nostalgique, le journal évoque "la folie endiablée de 1986 sur le balcon de l'Hôtel de Ville de la Grand-Place", qu'il met en comparaison avec le succès très relatif de cette célébration version 2014.

Pour l'Avenir, qui parle d'une fête au "goût amer", "les Diables se plantent dans les prolongations".

Du côté de La Libre aussi, on estime que les Diables "ont raté leur ultime rendez-vous avec les supporters belges", qualifiant la fête de "bide" et de "flop".

Le Soir explique lui que les fans ont dû se contenter d'une apparition forcée, alors qu'ils avaient espéré "un retour plus chaleureux de leurs héros".

Sudpresse enfin, plus clément, titre sa une d'un "9 minutes de bonheur (mais pas une de plus)".

Dans la presse flamande, on a préféré évoquer le retour des Diables par le biais des selfies réalisés par les joueurs, des retrouvailles avec les épouses et de la rencontre avec le couple royal.

Après un mois de soleil brésilien, les Diables ont retrouvé la grisaille belge, en somme...

Plusieurs milliers de spectateurs avaient, en vitesse, enfilé leur maillot fétiche ou pris un drapeau tricolore lundi en fin d'après-midi avant de se rendre sur la Place de Palais à Bruxelles pour fêter les Diables Rouges, de retour en Belgique. Un petit podium avait été installé par la Ville de Bruxelles devant les grilles du palais royal, où un journaliste de la RTBF et un autre de la VRT jouaient le rôle de chauffeur de salle à coup de "Tous les bras levés!" et de "Ils sont là, vos Diables rouges!". Après avoir été reçue par le couple royal, l'équipe belge est sortie du palais et a franchi les grilles pour monter vers 17h40 sur le podium. Le premier à prendre la parole a été Daniel Van Buyten. "On espère qu'on vous a bien fait vibrer", a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris. Vincent Kompany, le capitaine des Diables, s'est ensuite brièvement adressé aux supporters, avouant que "pour nous, c'est difficile". La déception reste fort perceptible dans les propos des joueurs. "On n'a pas trop le moral pour faire la fête". Axel Witsel et Thomas Vermaelen se sont encore exprimés, avant que toute l'équipe ne quitte le podium sous les airs d'un "You'll never walk alone" de circonstance. 4'45'' Et puis ? Et puis, c'est tout. 4 minutes 45 secondes, d'après la DH, et puis s'en va. "C'est un peu cheap", "moyen", "tu sens la déception dans les voix", autant de commentaires emprunts de déception dans le chef des fans présents. "Ce n'est pas en deux heures que tu sais organiser un truc correct... La Ville de Bruxelles s'est bien débrouillée en montant ce podium 'à la 6-4-2', mais il fallait le dire dès le début, qu'il y aurait quelque chose. Des tas de gens auraient voulu venir... Pourquoi ne pas le faire demain ou dans quelques jours, et faire quelque chose de bien ? On soutient les Diables et ils peuvent aussi faire ça pour nous", estime encore un autre supporter. "Les Diables se plantent dans les prolongations" Ce mardi matin, la DH n'a pas hésité à qualifier de "flop" la fête organisée pour des Diables "démoralisés, mains dans les poches, sourires en berne, discours fades." Un brin nostalgique, le journal évoque "la folie endiablée de 1986 sur le balcon de l'Hôtel de Ville de la Grand-Place", qu'il met en comparaison avec le succès très relatif de cette célébration version 2014. Pour l'Avenir, qui parle d'une fête au "goût amer", "les Diables se plantent dans les prolongations". Du côté de La Libre aussi, on estime que les Diables "ont raté leur ultime rendez-vous avec les supporters belges", qualifiant la fête de "bide" et de "flop". Le Soir explique lui que les fans ont dû se contenter d'une apparition forcée, alors qu'ils avaient espéré "un retour plus chaleureux de leurs héros". Sudpresse enfin, plus clément, titre sa une d'un "9 minutes de bonheur (mais pas une de plus)". Dans la presse flamande, on a préféré évoquer le retour des Diables par le biais des selfies réalisés par les joueurs, des retrouvailles avec les épouses et de la rencontre avec le couple royal.Après un mois de soleil brésilien, les Diables ont retrouvé la grisaille belge, en somme...